VOIES URINAIRES
Du gros rein polykystique de i'adulte,
(TMsc ih Parit, (888.)
Exstrophie de la vessie.
(Bull, el Mém. tic la Soc. de Cliir., 1908, p. 1190.)
A ce momcnl (en 1895), la question de la cystostomie était toute neuve encore, l’opération lyonnaise n’avait pas « fait son chemin » à Paris. Nous l’avons pratiquée et défendue. Nous cherchions à en préciser les indications ; 1" dans certaines crises de prostatisme aigu, caractérisées par une rétention complété, se urelfant sur une dysurie ancienne, et compliquées d’accidents généraux graves, alors que des essais suffisamment prolongés de cathétérisme sont restés infructueux; ‘2* lors de difficultés persistantes, de la miction et du cathétérisme, accompagnées de rétention incomplète, de douleurs, d’hémorragies au passage de la sonde; 5“ lors d’infection vésicale confirmée. Elle est, du reste, temporaire ou définitive.
Quant à la continence prolongée et au fonctionnement régulier du « nouvel urètre » sus-pubien, l’expérience ne tarda pas à nous convaincre qu’on se préparerait de singulières désillusions en y comptant trop. L’examen de deux canaux hypogastriques, pratiqué 8 mois et un an et demi après l'opération, ne révéla aucune trace de fibres musculaires dans leur paroi, entièrement fibreuse; mais ils passaient dans une fente étroite, une sorte d’anneau formé par les deux muscles droits; ils étaient comme à cheval sur une sangle fibreuse tendue par les droits, et sur laquelle ils pouvaient se couder (Pasteau, Société anatomique, U décembre 1894). C’est donc surtout par la contraction de ses grands droits que le cystostomisé peut fermer son canal sus-pubien, et, jusqu’à un 'certain point.
Il résultait de cos faits que la cystostomie ne pouvait guère rendre de services qu’à titre d’opération temporaire, et d’urgence.
Dans les cas d’extrême nécessité, nous avons montré que l’o pération de Méry, rajeunie, la ponction sus-pubienne de la vessie avec un gros trocart, suivie de l'introduction d’une sonde à demeure, et de l’installation d’un « siphon », peut être utilisée avec un réel profit, sous la réserve qu’elle soit bien pratiquée ; mais le cysto-drainage hypogastrique ne sera jamais, naturellement, qu’une intervention exceptionnelle et « de contrainte ».
Dans une exstrophie de la vessie, chez un garçon de 4 ans et demi, je suis arrivé à reconstituer entièrement la paroi antérieure, vésico-urétrale (fig. 36), par deux interventions successives.
(Ju’elles soient, du reste, congénitales ou acquises, la cure opératoire de ces fistules a été tentée par divers procédés, parmi lesquels il y a lieu de rappeler l’incision périnéale simple qu’on laisse béante et qui se ferme par bourgeonnement; l’avivement et la suture de l’orifice flstuleux rectal, par une technique analogue à celle qui est de mise pour les fistules vésicovaginales. Nous avons eu recours à une autre pratique, qui consiste essentiellement dans la séparation et l’éloignement des deux orifices fisluleux, et leur suture isolée.
Une large incision transversale, un peu arquee et amincie à ses extrémités, fut faite au-devant de l’aniis ; la paroi antérieure du rectum décollée de bas en haut, et, après section du trajet fisluleux, la libération rectale pour¬
suivie notablement au-dessus des deux orifices, rectal et urétral(fig. 39). L’un et l’autre furent fermes, séparément, par des points de soie fine, conduits de façon à replier la paroi et è l’adosser par une surface aussi large que possible (fig. 40). La plaie périnéale, qui avait été réunie au cours des deux premières tentatives, sans succès, fut laissée ouverte, et se combla progressivement, du fond à la surface. La guérison fut complète et définitive.
Enfin je me suis rattaché dès le début à l’opération de Whitehcad, pour la cure radicale des hémorroïdes; mon ancien interne, M. le D' Véron, aujourd’hui professeur à l’École de médecine de Rennes, relatait dans sa . thèse, eu 1899, mes 31 premières observations; il avait pu revoir un nombre important d’opérés, jusqu’à 3 et 4 ans après l’intervention, et constater les bons résultats définitifs. {Delà cure sanglante des hémorroides. 'fhèse de Paris, 1899.)
des corps caverneux, se prolongent plus ou moins loin vers le pubis et se terminent en cul-de-sac ; ils sont fréquemment le siège de gonorrhées tenaces.
Gangrène totale de la verge par iniiltratlon d’urine.
Rapport sur une observation de M. Sczoypiorski ; rupture complète de l’urètre postérieur; disjonction de la symphyse pubienne ; fracture par enfoncement du thorax dans la région mammaire gauche; cathétérisme rétrograde; suture métallique des côtes; guérison.
Rupture de l’urètre pénlen.
A propos du traitement des ruptures de l’urètre.
{BuU. et Mém. Société de Chirurgie, 1911, p. 1275.
Nous avons eu l’occasion d’opérer maintes ruptures de l’urètre, et d’étudier les indications et la technique des diverses interventions qu’elles peuvent commander. Nous signalerons les résultats qu’on peut attendre de la cystostomie, dans les ruptures de l’urètre pénien, datant de plusieurs jours et compliquées d’infiltration étendue et de gangrène menaçante. En 1895, nous avons traité de la sorte, avec un plein succès, un homme de 29 ans, d’une rupture de la portion pénienne, datant de quatre jours ; l’état était des plus critiques ; la verge insensible, noire, monstrueuse, gonflée et tendue, paraissait gangrenee dans sa presque totalité ; l’infiltration occupait toute la zone périnéo-scrotale et remontait très haut sur l’hypogastre ; les douleurs étaient très aiguës, la langue sèche, la face 1er-
Après avoir fait de larges débridemonls au thermocautère sur tous les tissus infiltrés, je pratiquai la cystostomie sus-pubienne; il fallut pénétrer Il une profondeur considérable, et ce fut entre deux épaisses murailles de parties molles gorgées d'urines, que la vessie fut amarrée et ouverte. Le soulagement fut immédiat; le sphacèle se limita aux enveloppes, la miction se
rétablit, et, finalement, au bout de quatre mois, et à la suite d’une série d’inlei-venlions réparatoires secondaires, la guérison était complète.
Quant aux ruptures périnéo-bulbaircs, récentes, apres avoir pratiqué un certain nombre d’urétrorraphies primitives, je me suis rangé, depuis plusieurs années, il la méthode de la double urétrostomie périnéale, suivie ultérieurement d’autoplastie complémentaire. (Guyon-Legueu) ; j’cn rapportais deux cas très-heureux à la Société de Chii'urgie.
Sur deux kystes congénitaux du raphé génito-périnéal.
Les lipomes du périnée.
Ce sont là des tumeui's rares du périnée. En 1897, on ne pouvait réunir que 23 cas de kystes congénitaux du ronhé,et qui, encore, n’étaient pas tous
traient seuls de mettre en lumière. »
Pour les lipomes, il y a lieu de distinguer ceux qui s’étendent secondairement au périnée, les lipomes d’origine fessière, labiale ou inguino-pubienne, et les lipomes proprement dits du périnée, primitivement périnéaux ; c’est à cette seconde catégorie que se rapportait notre observation.
Il s’agissait d’une tumeur, grosse comme une tête d’enfant, composée de deux bosselures, arrondies, presque égales, l’une, postérieure, qui répondait par son implantation à toute la largeur du périnée; l’autre, antérieure, scrolale, séparée de la précédente par un sillon arciforme, et refoulant en avant les deux testicules (fig. 44). Le lipome n’était que peu adhérent à l’aponévrose périnéale superficielle, et l’ablation en fut facile.
Nous n’avions pu trouver que cinq autres cas de lipomes périnéaux proprements dits.