‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 7 sur 10 · TRAVAUX D’ANATOMIE · texte numérisé non relu

TRAVAUX D’ANATOMIE

L’injection des veines par les artères.

(Mémoire présenté à l’Académie de Médecine le -26 septembre 1888. - Rapport de M. le

Suivant les conseils de mon maître, M. Farabeuf, j’avais étudié cette méthode, et je pratiquais deux injections successives par l’artère; la première, à couleur soluble (orcanette, curcuma, etc.) qui traversait le réseau capillaire et remplissait les veines; la seconde, à couleur pulvérulente (jaune de chrome, vermillon, etc.) qui s’arrêtait à la harrière capillaire et remplissait les artères. J’obtenais, de la sorte, des injections « totales » du système veineux, et j’ai employé celte technique dans les diverses recherches que je vais rappeler.

La masse de Teiohmann, exposée d’après le mémoire et les enseignements

Cette masse a le grand avantage de s’injecter à froid, et, grâce à cette propriété, elle se prête bien aux études régionales d’angéiologie. J’en avais vu les résultats et appris la technique, en 1887, à l’Institut anatomique de Cracovie où professait alors Teichmann.

La circulation veineuse des moignons.

Les veines des névromes.

{Archhiei de Physiologie, 1889, p. 702 et 755, pl. !X et X.)

ens sont enveloppés d’un riche réseau veineux super¬

bes moignons ancie

Les veines du pied chez l’homme et les grands animaux.

I^krchwes de Phÿtiologie, jaiwier 1890.)

Nous avons décrit, à la plante du pied, une épaisse semelle veineuse, intimement accolée à la face profonde de la peau, ou mieux enchâssée dans le derme; anx points de pression, le réseau veineux plantaire est plus gros et plus serré (fig. 70). Ce plexus paraît être un élément nécessaire du plan de sustentation ; des réseaux de pareille disposition et de pareil volume existent à la face antérieure du genou, à la face postérieure du coude, etc. ; c’est lâ peut-être une des principales causes de la résistance spéciale de la peau, en ces régions, et de son aptitude à faire de bons moignons.

Nous avions retrouvé pareil réseau veineux chez de nombreux animaux, en particulier, chez l’autruche, l’éléphant, le kangouroo, etc., et nous cherchions à en donner une interprétation physiologiqm.

11 est curieux, disions-nous, de comparer, sous ce rapport, la paume de

Nous ayons vu que dans le plexus plantaire superficiel, aussi bien que dans les veines profondes, le courant sanguin marche de la plante vers le dos du pied ; à chaque pression sur le sol, dans la marche,' le sang est refoulé dans les veines mai-ginales et leurs affluents dorsaux. Et nous savons aujourd’hui que cette force impulsive porte non seulement sur les veines plantaires profondes, mais sur cette nappe sanguine considérable qui s’étale au-dessous de la peau. Le lac plantaire se remplit de nouveau dès que le pied se soulève, et ces alternatives sans cesse renouvelées de distension et d’affaissement sont bien faites pour en déterminer la dilataiion progressive.

Mais ce développement veineux, qui procède des fonctions mêmes du pied, a-t-il, en retour, quelque utilité physiologique? Il sert d’abord à la circulation veineuse, et ce jeu de pompe foulante (Pumpwerk, Braune) n’est pas d’action minime sur la marche ascensionnelle du sang. Mais il sert aussi à la sustentation.

Ce serait un leurre de croire que cette nappe veineuse puisse résister, comme une lame de liquide incompressible, à la pression du sol, et qu’il y ait là une semelle de sang, qui soit analogue, en quelque manière, aux semelles à air des chaussures exploratrices de Marey. Nous venons de voir que les valvules s’ouvrent largement sur tout le pourtour de la plante, et laissent passer le sang qui s’échappe du réseau sous-cutané ou des veines profondes.

Mais les veines sont enchâssées dans l’épaisseur même du derme, elles s’y renflent en bosselures ; une partie de la pression s’épuise à vider ces canaux intra-dermiques, et la peau est déchargée d’autant. En outre, et c’est là, à n’en pas douter, son rôle principal, ce riche plexus veineux entretient la caléfaction de la peau plantaire, si lointaine et soumise à tant d’intermittences circulatoires.

Du reste, tout est combiné, au pied, pour ménager la nutrition de la peau : c’est la forme voûtée de la plante, qui l’empêche d’être comprimée en même temps sur toute son étendue ; chez les animaux où la base de sustentation semble plane, de nombreux accidents de surface, les reliefs de la couche cornée disséminent encore la charge sur un certain nombre de points; c’est aussi une couche cornée épaisse, c’est une lame graisseuse segmentée de cloisons fibreuses et résistantes chez l’homme, ou agglomérée en coussinets (animaux), enfin c’csl encore.un volumineux plexus veineux.

Ainsi le fonctionnement du pied crée le plexus veineux, et le plexus, à son tour, devient une condition du fonctionnement normal. Chez le nouveauné, les veines de la plante sont d’une extrême finesse, relativement ; .avec l’âge, avec la marche, elles se développent pour acquérir ces larges propor-

de Retzius) et spécialement des vein

es porto-rénales.

Les veines de la capsule adipeuse du rein

{En collaboration avec M. ïuffier.)

{Archive, de Phymloÿie,i>

,n,icr 189t.)

là un grand centre de dérivation \ ichos principaux, 5 groupes veineu)

[ : capsulo-rénal; c

ms distingué apmlo-mésa-

raüiuo. composé de veinules porlo-rénales ; capmh-surrmal; capmlo-spermalûim; capmlo-lombaire, formé de troncules perforants, qni traversent la

paroi musculaire des lombes et vont s’inosculer avec le plexus veineux sousculané, établissant de la sorte une communication entre la circulation veineuse du rein et la circulation veineuse superficielle du tronc.

Nous décrivions, en même temps, les veines de l’uretère et le plexus rétro-pyélique, et les veines du péritoine pelvien, d’une richesse inouïe, et tributaires des veines utéro-ovariennes.

Artères et veines des neris. (En collaboration avec M. Quénu.)

Étude anatomique sur les vaisseaux sanguins des nerfs.

(En collaboration avec M. Quénu.)

{Archins de Seumlogie, janvier 1892.)

Nous avons, dans ce mémoire, les premiers, je pense, étudié cette question d’anatomie générale.

Nos recherches, poursuivies sur tous les nerfs périphériques et plusieurs nerfs crâniens, nous ont permis .de poser les conclusions suivantes.

Circulation artérielle des nerfs :

1“ Les nerfs superficiels sont tous accompagnés, sur toute leur longueur, d’une artériole qui leur reste accolée, el qui se prolonge, grâce à une série d’arcades ;

2“ Chaque tronc nerveux reçoit ses artères d’origines constantes, et il en résulte souvent des connexions physiologiques ou morbides de grande

5° ün tronc nerveux ne reçoit jamais toutes ses artères d’un seul tronc artériel : la multiplicité des voies d’apport prépare la multiplicité des suppléances;

4“ Toutes les conditions qui, dans les centres nerveux, empêchent l’afflux direct et brusque du sang artériel, se retrouvent dans les nerfs : incidence oblique des artérioles, division et ramescence intra-névnlemmaüque, etc.

Il existe donc des territoires vasculaires précis pour chaque tronc

Circulation veineuse des nerfs :

•1° Les veines des nerfs superficiels se jettent toutes dans les veines profondes ; quand elles communiquent avec les veines superficielles, ce n’est

sont directement actionnées par la contraction musculaire; les veines des nerfs profonds s’anastomosent constamment et largement avec les veines musculaires, et, de là, naissent une série d’appareils névro-musculaires : le sang, qui se précipite, chassé par le muscle, entraîne celui qui sort du nerf. Ainsi, tout concourt à assurer la régularité de la circulation en retour et à prévenir la stase. De ces faits, on peut tirer de nombreuses déductions. — Nous avons vu déjà quel rôle était légitimement attribuable au système des vasa nervorum dans l'établissement des circulations collatérales?

Il est, dans la pathologie dos nerfs périphériques, tout un groupe d’accidents, essentiellement passagers et superficiels, qui relèvent, sans doute, d’influences circulatoires. Certaines formes de névralgies, certains troubles fonctionnels, s’expliquent par des variations circulatoires, par des alternatives d’hyperhémie et de stase ou d’anémie. En veut-on un exemple? Nous avons vu que le pneumogastrique et le sympathique au cou reçoivent toutes leurs artères du système des thyroïdiennes : n’est-il pas légitime d’admettre que certains accidents, consécutifs à la thyroïdectomie (aphonie, accès dyspnéiques, etc.), relèvent de cette anémie passagère de deux nerfs, brusquement privés de leur principale source d’irrigation artérielle? Ce sont surtout les phénomènes de stase qui se prêtent à pareille explication, et il y a là toute une théorie vaseulaire des névralgies.

Existe-t-il une réelle lésion des vasa nervorum? les désordres seront plus étendus et plus durables ; c’est ce qui arrive dans les varices, quand le processus d’ectasie s’étend jusqu’aux vaisseaux des nerfs, en créant autour de lui une véritable névrite iniersmielle chronique. Telle est encore l'origine fort probable des phénomènes douloureux qui compliquent certaines varicocèles et se pei-pétuent avec une ténacité toute particulière.

Enfin, nous avons signalé les connexions étroites qui relient les vaisseaux des nerfs aux vasa vasorum de l’artère voisine : la nutrition des parois vasculaires et celle des nerfs voisins sont, par suite, intimement associées, et, dans l’athérome, un grand nombre d’accidents nerveux reconnaissent sans doute, une telle pathogénie.

L’innervation de l’éminence thénar.

C’est le radial qui innerve presque toute la peau de l’éminence thénar, par un long filet thénarim, émané de sa branche antérieure, et que nous

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