SUCRE LIBRE
Sucre libre dans les néphrites (248).
Bien que le taux du sucre libre dépasse souvent la normale dans la plupart des néphrites chroniques graves, la fréquence relative des cas contradictoires, l’instabilité de la glycémie libre soumise sans cesse à l’influence d’une multitude de facteurs, l’étendue encore trop restreinte de la gamme des hyperglycémies des néphrétiques, doivent inspirer la plus grande prudence dans l’appréciation de la valeur pronostique qu’elle pourrait avoir.
Il semble cependant qu’une hyperglycémie régulièrement croissante chez un même malade puisse constituer un signe de mauvaise augure, si toutefois on a pris soin de pratiquer chaque examen dans les mêmes conditions.
Devauchelles, dans une thèse inspirée par nous (Paris, 1920), a repris l'étude des rapports de la tension artérielle et de l’hyperglycémie chez les bighitiques. 11 concluait :
1- A la fréquence de l’hyperglycémie sans glycosurie appréciable au cours des néphrites chroniques hypertensives.
2° Au manque de proportionnalité constante entre 1 hypertension et l’hyperglycémie :
Sucre protéidique dans les néphrites.
Hyperprotéidoglycémie.
Nous avons été les premiers à signaler avec H. Bierry 1 élévation du sucre protéidique dans les néphrites chroniques. Nous avons étudié longuement avec H. Bierry et F. Bordel cette hyperprotéidoglycémie qui constitue un signe important et est un élément de pronostic de premier ordre.
La recherche des variations du sucre protéidique dans les néphrites chroniques n’avait jamais été entreprise.