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C. — Acidose

État d’acidose. Méthode d’épreuve et traitement (271).

Il y a lieu de distinguer hyperacidité urinaire, acétonurie et acidose.

L’état d’acidose rencontré chez divers diabétiques, brightiques azotémiques est décelé par l’épreuve du bicarbonate de soude (méthode de Sellards, modifiée par Walter Palmer et Henderson), à laquelle nous ajoutons le dosage de CO 2 urinaire libre et combiné.

La réponse au bicarbonate de soude peut être suivie par les variations urinaires de l’acidité ionique et de l’acidité carbonique.

Dans le traitement de l’état d’acidose, il faut donner des bicarbonates alcalins, à doses répétées et suffisantes pour que la réaction de l’urine se maintienne au voisinage de celle du sang à l’état normal.

L’obtention d’une réaction urinaire correspondant à une hyperalcalinité marquée n’est pas exempte de dangers pour certains malades.

Les études récentes sur l’alcalose sont venues apporter une confirmation importante à nos conclusions précédentes.

Acidose du jeûne hydrocarbonè et acidose diabétique (282).

Leyeûne hydrocarboné et le jeûne absolu constituent deux états totalement différents.

Par contre, aucune raison clinique, étiologique ou chimique ne permet d’établir une distinction radicale entre l’acidose du jeûne hydrocarboné et l’acidose du diabétique. La privation d’hydrates de carbone, de même qu’une utilisation défectueuse de ces corps, entraîne une insuffisance de blocage et de combustion des corps cétogènes qui se traduit par une élimination exagérée d’acétone, d’acides acétylacétique et (1-oxybutyrique; l’excrétion de ces corps

RATHERY

DIABÈTE

constituant le syndrome essentiel et caractéristique. Dans l'acidose diabétique comme dans celle du jeûne, c’est le facteur hydrate de carbone qui est prépondérant.

Importance du dosage de l’acide ï-oxybutyrique dans l’appréciation de l’acidose (268, 325, 331).

L’élimination des corps céloniques (acétone et acide acétylacetique) et de l’acide p-oxybutyrique sont loin d’être toujours parallèles le dosage de chacun d’eux est indispensable pour apprécier le degré d’acidose. Une étude basée sur la seule appréciation des corps cétoniques est forcément incomplète et peut être entachee de graves erreurs.

La tension de l’acide carbonique dans l’air alvéolaire comme méthode d’appréciation de l’acidose dans le diabète (232, 233).

Nous avons utilisé la technique et l’appareil de Fredencia; le dosage donne en clinique des renseignements faciles à obtenir et en rapport avec le degré d’acidose des sujets.

La valeur de celte constatation demande cependant à être interprétée.

Un certain nombre de causes peuvent influer sur le chiffre que l’on obtient, et qui peut, sans doute, n’êlre pas uniquement foncr tion de l’acidose.

Nous avons étudié avec liordet, en même temps que le LUalvéolaire, l’ammoniaque urinaire, les corps acétoniques totaux urinaires l’acétone et l’acide diacélique d’une part, l’acide (3 oxybutyrique de l’autre; nous avons recherché également l’influence de l’alimentation, du degré de la glycémie et de la glycosurie. Nousattirerons l’attention sur les faits suivants :

1° L’état du parenchyme rénal paraît influer sur la tension du CO 2 alvéolaire. Des sujets atteints de néphrite chronique azotcmique sans acidose chimiquement appréciable, accusent une tension en CO 2 relativement basse.

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