‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 91 sur 153 · ALBUMINOÏDES · texte numérisé non relu

ALBUMINOÏDES

B. — Métabolisme des albuminoïdes chez les diabétiques.

La viande chez les diabétiques (135, 147, 163).

L’alimentation carnée a une influence sur le coefficient d assimilation pour les H. de G. des malades atteints de diabète simple.

Cette influence est loin d’être minime; elle lie peut cependant être comparée comme importance à celle des H. de C.

Contrairement à ce qui existe pour les H. de C., l’alimentation carnée n’influence pas toujours la glycosurie.

Par contre, cette influence est loin de constituer une exception puisque, sur dix-sept malades, nous l’avons retrouvée à des degrés divers, chez quatorze d’entre eux;

1° Celte influence de l’alimentation carnée n’est pas constante dans un cas déterminé de diabète;

2° Chez certains malades, l’alimentation carnée, loin d’aggraver la glycosurie, a coïncidé avec une baisse de celle-ci. Doit-on ici parler d’une influence favorable de la viande, nous n’oserions l’affirmer, le nombre de nos observations étant encore insuffisant;

3° Cette cessation ou cette réduction de la glycosurie sous l’influence de la cessation ou de la réduction de 1 alimentation carnée peut conduire à des indications thérapeutiques intéressantes. Nous en retiendrons deux :

ci) Il est certain que, chez quelques diabétiques dont la glycosurie, après réduction hydrocarbonée, se maintient à un chiffre fixe quoique peu élevé, la suppression de la viande pourra amener la cessation de la glycosurie. Mais il ne faut pas oublier cependant que le diabétique doit avoir une ration d’entretien suffisante et il ne supporterait que difficilement pendant longtemps un régime de famine; celui-ci pourrait même être dangereux pour lui.

6) D’autre part, on pourra, chez certains diabétiques, élever la dose d’hydrates de carbone à ingérer en diminuant la quantité de viande. Cette façon de procéder, pourvu que le poids du sujet se maintienne assez fixe, n’aura que des avantages. Mais il faudra toujours, en procédant à ces substifutions, se garder de tout abso-

DIABÈTE

lutisme; il s’agit là, non pas d’une loi générale, mais de cas d’espèces; on fera donc bien d’étudier pour chaque malade son mode spécial de réaction vis-à-vis des aliments carnés et de procéder à des examens fréquents d’urine.

De l’influence de l’alimentation azotée sur le coefficient d’assimilation des H. de C. dans le diabète simple (136).

1° L’alimentation hyperazotée carnée a abaissé fréquemment le coefficient d’assimilation hydrocarbonée et élevé la glycosurie;

2° L’alimentation hyperazotée végétale n’a pas eu toujours constamment cet effet;

3° Il semble exister une différence entre les albumines animales et végétales au point de vue de leur action sur le coefficient d’assimilation hydrocarbonée ;

4° En ce qui concerne les albumines végétales, il semble bien que leur action varie avec les malades et que celle-ci n’est pas sous la dépendance de leur teneur en azote. Un régime relativement pauvre en azote a amené une glycosurie plus forte qu’un régime très fortement azoté. Nous utilisons pour ce dernier régime le soja. Dans d’autres cas, l’effet a été inverse.

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