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RÉGIMES ÉQUILIBRÉS

diabétique acidosique, tomber à un taux voisin de celui du jeûne, à condition de donner, progressivement et sans la dépasser, la quantité maxima d’hydrates de carbone qui peut être assimilée. C’est dans cette voie qu’il convient, selon nous, de chercher la solution du problème diététique pour le diabétique, et non dans la suppression exclusive des protéines, des graisses, ou même des : sucres, comme l’ont proposé divers auteurs.

Le déséquilibre du régime résultant d'une surabondance de corps gras ou d’albuminoïdes peut créer chez le diabétique simple un état d 'acidose, facilement réductible du reste, grâce au rétablissement de l’équilibre alimentaire. Cet état d’acidose comporte un pronostic tout différent de celui de l’acidose permanente du diabète consomptif.

Les régimes équilibrés : leur importance et leur rôle en pathologie (318).

Nous exposons tout d’abord la notion de l’équilibre alimentaire au point de vue physiologique; nous étudions ensuite la notion de l’équilibre alimentaire dans ses rapports avec la pathologie : déséquilibre par vice d’alimentation, déséquilibre pathologique par troubles dans le métabolisme. Nous abordons ensuite les applications des données précédentes à la diététique du diabète.

Régime équilibré dans le diabète simple.

Dans le diabète simple, le coefficient d’assimilation pour les hydrates de carbone est au-dessous de la quantité habituelle de ces corps qu’un sujet ingère normalement. Tant que la quantité que le sujet peut assimiler reste au-dessus d’un certain taux qui représente le minimum d’hydrates de carbone indispensable pour que l’assimilation des albuminoïdes et des graisses puisse se faire, on peut considérer qu’il ne s’agit là que d’un trouble relativement peu grave. On peut combiner des régimes dans lesquels les minima soient satisfaits et la ration d'entretien resté possible.

Il faut cependant ici faire quelques remarques :

a) Nous avons vu qu’il y avait interdépendance entre les diffé-

rents aliments et qu’une ration élevée soit en graisses, soit en albuminoïdes, exigeait un minimum différent en hydrates de carbone. Il s’ensuit que si le diabétique simple ingère des quantités surabondantes d’albuminoïdes et de graisses, le minimum d’hydrates de carbone ne pourra être satisfait (puisque le sujet ne peut assimiler qu’une quantité limitée d’hydrates de carbone). Des lors, chez le diabétique simple, une ration hypercarnée pourra influer sur le coefficient d’assimilation hydrocarbonée. Bouchardat avait insisté sur le danger de l’abus de la viande dans cette forme de diabète. Linossier et Lemoine, F. Rathery et Liénard avaient montré qu’un régime hypercarné ou même hyperazoté pouvait, dans certains cas, modifier le coefficient d’assimilation hydrocarbonée; bien plus, certaines substances paraissaient plus nocives que d’autres à ce point de vue. Tous ces phénomènes s’expliquent aisément si on se rappelle l’importance de l’interdépendance des différents éléments de la ration et l’influence réciproque des mimma les uns sur les autres. Il est bien entendu qu’on ne devra pas oublier que les albuminoïdes et les graisses sont par elles-mêmes productrices d’une certaine quantité de sucre (glycérine des graisses, glucose de certains acides aminés).

b) On devra donner au diabétique simple, suivant l’heureuse formule de Bouchardat, la quantité maximd d’hydrates de carbone qu’il peut assimiler ; on réduira ainsi l’éclosion possible de troubles portant sur le métabolisme des autres variétés d’aliments. Une proportion trop élevée de graisse par rapport aux autres constituants du régime, comme l’ont montré avec plus de précision nos expériences avec A. Desgrez et H. Bierry et celles de Schaffer, amène des phénomènes d’acidose.

c) Le régime optimum permettant au diabétique simple de rester aglycosurique, c’est-à-dire de métaboliser convenablement les hydrates de carbone, est indispensable à trouver. Car, si on laisse

un diabétique simple avec une ration surabondante d’hydrates de carbone non assimilés, on voit survenir des troubles portant sur le métabolisme des albuminoïdes et des graisses, qui vont progressivement en s’aggravant.

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