RÉGIMES ÉQUILIBRÉS
Régime équilibré dans le diabète consomptif.
Le problème à résoudre est ici beaucoup plus délicat. Le trouble du métabolisme des hydrates de carbone est à ce point profond, que Y abstention de tout hydrate de carbone dans la ration n’empêche pas la glycosurie. La tolérance est par suite difficile à établir ; mais on ne saurait admettre que le coefficient d’assimilation soit nul. La proportion d’albuminoïdes et de graisses à introduire dans le régime est cependant ici d’autant plus importante à trouver que le trouble du métabolisme des graisses et parfois des albuminoïdes est tout particulièrement marqué.
Ces diabétiques éliminent constamment du sucre et des « corps acétoniques », même dans le jeûne.
Supprimer de la ration les graisses ou les protéines, sous le prétexte qu’elles sont productrices de ces corps, ne saurait constituer une solution du problème diététique. L’école américaine conseille l’abstention complète de toute graisse dans le régime; d’autres auteurs, celle des substances albuminoïdes. Nous ne .saurions souscrire à cet exclusivisme.
Nous estimons, à la suite des recherches que nous avons entreprises avec A. Desgrez et Bierry,'que Y équilibre entre les différents constituants de la ration peut seul fournir un régime satisfaisant. Nos expériences à ce point de vue sont très démonstratives; elles prouvent qu’une proportion déterminée des trois corps en qualité et en quantité peut seule amener chez ces diabétiques une réduction durable de la.glycosurie et de l’excrétion des « corps acétoniques », comparable à celle du jeûne. Il est bien entendu que l’étude de l’acide (3-oxybutyrique est à ce point indispensable que, dans certains cas, l’acide acétyl-acétique pouvant faire complètement défaut dans les urines, on en pourrait inférer des déductions tout à fait erronées quant à l’importance de l’acidose, si on ne faisait pas état de l’acide [3-oxybutyrique.
Le jeûne amène bien, il est vrai, une réduction de la glycosurie et des « corps -acétoniques » : nos expériences sont ici conformes à celles de Joslin et d’AIlen; M. Labbé est arrivé également à des
RATHERY
diabète
résultats identiques. Mais, contrairement à lecole américaine nous ne saurions considérer le jeûne comme pouvant servir d traitement et amener la guérison. Nous regardons simplement cette épreuve comme utile pour établir des points de repere concernant le métabolisme hydrocarboné. '
Ce problème de l'équilibre des commuants de la ration, important dans ce type de diabète, se complique également de ce fait sur lequel nous ne pouvons insister ici, que les divers sucres et les diverses graisses ne se montrent pas physiologiquement équivalents.
È. — Les sels minéraux et les vitamines (291).
Il doit exister un équilibre non seulement pour les 3 facteurs alimentaires, graisses, albumines et hydrates de carbone, mais encore pour les sels minéraux et les vitamines. , ,
Nous avons étudié l’influence des phosphates minéraux et de
V1 LavUamine fi, comme l’a montré notamment G. Funk influe sur le métabolisme des H. de C. Nous avons pu obtenir, en parlant de la levure de bière une vitamine B, très active dont nous avons • éprouvé l’efficacité chez le pigeon et la poule carencés Quant aux phosphates, leur rôle doit avoir une importance considérable. On tend de plus en plus à admettre le rôle de l’acide hexone phosphorique dans le métabolisme du glucose et l’intérêt du lactacidogène, les recherches récentes sur le mécanisme d action de 1 insuline ont montré l’importance du phosphore et de ses variations à la suite de l’injection d’insuline. Nous avons été les premiers à insister dès 1923, sur la médication phosphatique dans le diabete et nous avons publié les résultats obtenus chez des diabétiques en associant les phosphates à la vitamine B.