‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 96 sur 153 · ANTIPYRINE · texte numérisé non relu

ANTIPYRINE

par Magnus Levy. Nous en discutons les résultats et montrons la fréquence des échecs thérapeutiques. Nous rapportons également les accidents relevant de l’emploi de ces injections.

Antipyrine chez les diabétiques.

Nous avons étudié systématiquement avec Kourilsky, l’action de l’antipyrine chez les diabétiques.

Mettant les malades à un régime fixe et identique, nous cherchions les modifications de la glycémie et de la glycosurie après l’ingestion d’antipyrine à la dose de 2 et 3 grammes par jour pendant 4 à 5 jours; la réduction de la glycosurie a été inconstante, en tous cas toujours minime et temporaire. Le sucre réapparaissait à son ancien taux dès qu’on cessait l’administration du médicament.

Quant à la glycémie, elle subissait une baisse assez notable en ce qui concernait le sucre libre, sensible 2 heures, 4 heures et même 24 heures après.

Le sucre protéidique présentait souvent au contraire une élévation assez nette; mais cette hyperprotéidoglycémie était toujours assez modérée.

Ges deux effets paraissent également transitoires.

Voici quelques chiffres obtenus à titre d’exemple :

GLYCOSURIE

GLYCÉMIE

Mad. Nag., ..

avant.

ap rô .

^âvànt!~

É1DIQUE

après

Mad. Delb.

Mad. Prad.

Mad. Del.

DIABÈTE

Santonine chez les diabétiques.

Nous avons recherché avec Mlle Dreyfus Sée, avec une technique identique à celle employée pour l’antipyrine, l'action de la sanlo- Inine, nous avons dû pour avoir un effet net administrer de fortes doses de santonine là à 18 centigrammes. Nous avons noté une baisse inconstante de la glycosurie et de la glycémie sucre libre.

• Toujours l’effet a été temporaire et cessait dès qu’on ne prescrirait plus le médicament.

Station thermale chez les diabétiques (286).

Nous exposons les indications générales des cures thermales chez les diabétiques et les contre-indications. Nous montrons l’action de la cure et donnons des précisions concernant le choix des stations chez les différents types de diabéLiques. 1 -,

H. — Insuline.

Son emploi chez les diabétiques (289-291-295- 297-298-300-302-305-307-309-312-316-321-326-331).

Les effets généraux de l’Insuline chez le diabétique.

Elle provoque :

a) Une baisse de la glycémie chez l’animal et l'homme; elle diminue ou supprime la glycosurie chez le diabétique.

b) Il y a élévation de la tolérance pour les hydrates de carbone.

c ) On constaté une diminution et mêmetine disparition des corps acétoniques.

d) Il y a rétablissement de l’équilibre azoté.

Les effets sont passagers. — Aucun cas probant de guérison définitive d’un diabétique n’a pu encore être observé par nous. — On peut arriver à prolonger les effets de la cure par un régime bien équilibré et l’ingestion de lévulose et de vitamine B.

L’insuline ne se substitue pas au régime; nous insistâmes des

INSULINE

premiers sur l’importance du régime équilibré dans la cure de l’insuline.

Lè médicament peut produire certains accidents; les uns peuvent tenir à l’hypoglycémie, ils sont facilement curables et passagers; d’autres plus sérieux peuvent tenir-à .des impur préparation, d’où l’intérêt de n’utiliser jamais que des très purifiées;

A quels

diabétiques doit-on prescrire l’insuline?

La plupart des diabétiques simples, et ce sont de beaucoup les plus nombreux, ne sont pas justiciables du traitement par l’ipsuline; Le régime suffit à lui seul, mais à une condition, c’est que ce régime soit bien équilibré..

Certains diabétiques-simples sont justiciables de 1 insuline : ce sont ceux qui possédant un coefficient d’assimilation relativement peu élevé, sont atteints de gangrène, d’infections graves ou doivent subir une intervention chirurgicale. — Il est inutile de donner de l’insuline à des diabétiques simples qui présentent accidentellement de l’acidose par suite de fautes de régimes; celte acidose est facilement réductible par le rétablissement d’un régime bien équilibré.

On pourrait discuter l’opportunité de la cure d’insuline chez les diabétiques jeunes présentant un diabète à son début; on pourrait théoriquement, tout au moins, espérer ainsi rétablir la fonction pancréatique déficiente. Nous n’avons pu, quant à nous, observer aucun cas de guérison définitive et complète du diabète.

Les diabétiques consomptifs sont tous justiciables de la cure d'insuline. On obtient chez eux des améliorations très importantes. Mais le traitement doit être continué; sinon, les^ accidents

réapparaissent.

Le coma diabétique constitue l’indication majeure de l’emploi de l’insuline. Il faut utiliser d’emblée de très fortes doses et intervenir très rapidement.

Nous avons observé et publié une série de cas de coma diabétique traités par l’insuline avec des résultats remarquables. Mais,

DIABÈTE

pas plus que les auteurs canadiens, nous ne pouvons considérer comme certainement constant l’effet curatif de l’insuline en ce qui concerne le coma diabétique.

Étude de l’action de l’insuline chez le diabétique acidosique.

Nous avons étudié systématiquement un grand nombre de diabétiques acidosiques, en recherchant l’état de la glycémie sucre libre et sucre proléidique avant et après l’injection d’insuline et le mode d’élimination du sucre, des corps acétoniques, de l’acide §-oxybutyrique.

Nous sommes arrivé aux conclusions suivantes qui sont toutes d’attente :

1° Le régime est indispensable pour assurer les effets du traitement.

2° Il existe une dose optima d’insuline pour chaque malade, qu’il faut atteindre sans la dépasser.

3° On n’obtient pas constamment la disparition de la glycosurie et celle des corps acétoniques; comme d’autres auteurs (Widal, Abrami, M. Labbé), nous avons noté parfois une baisse plus accentuée des corps acétoniques que de la glycosurie.

Nous n’avons dans les cas gravés, même en utilisant de fortes doses d’insuline de provenances très différentes et dont 1 activité avait été éprouvée chez l’animal, pu observer que très exceptionnellement, la disparition totale de l’acide ^-oxybutyrique.

4° Tous les essais d’emploi de l’insuline par d’autre voies que la voie sous-cutanée ou intraveineuse, ne nous ont donné que des résultats ou nuis ou discutables; la voie nasale et la voie perlinguale, en utilisant de très fortes doses, peuvent parfois avoir un certain effet.

T nfl nanr.fi de l’insuline sur l’assimilation des corps gras.

Nous avons étudié l’excrétion des corps cétoniques et de 1 acide cétogène chez trois diabétiques soumis pendant un temps assez long (trente à quarante jours) à un régime composé des mêmes

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