INSULINE ET TUBERCULOSE PULMONAIRE
de ces bilans ne peut guère présenter une grande rigueur, étant, donnée la variabilité des substances hydrocarbonées proprement dites (polysaccharides complexes, glycogène, etc.) contenues dans les espèces alimentaires à divers moments et celle des substances génératrices de sucre (protéines, glycérine, certains acides gras à nombre impair d’atomes de carbone) qui peuvent s"y rencontrer.
Si, en mettant à profit les données fournies par le dosage de l’azote total urinaire, des corps cétomqucs, de l’acide p-oxvbulyrique, on calcule d’après les coefficients de Shaffer lé poids de protéine catabolisée, de graisse oxydée complètement et de graisse incomplètement oxydée, on„voit que l'assimilation, provoquée par l’insuline, d’une quantité relativement peu importante d’hydrates de carbone {une molécule de triose étant prise comme la mesure de substances hydrocarbonées, requise pour l’oxydation complète d une molécule d’acide gras) peut avoir un grand retentissement sur le métabolisme des corps cé Ioniques et de l’acide cétogène,. dont l’excrétion manifeste l’oxydation incomplète de certains acides gias.
Insuline et tuberculose pulmonaire.
Les avis sont loin d’être unanimes, concernant l’emploi de l’insuline chez des tubercüleux diabétiques.
Nous avons été frappé-de la brusque rapidité dévolution que prenait une' tuberculose latente chez quelques diabétiques après le traitement insulinique.
Tout en restant très prudent dans nos conclusions, nous estimons qu’on doit être sobre d’insuline, en cas de tuberculose compliquant le diabète. Nous ne. pensons pas cependant qu’on soit autorisé à repousser son emploi dans les cas de diabète consomptif grave, même luberculeux, lorsque le danger d’acidose prime toute autre considération.
. Nous avons vu des malades atteints de tuberculose latente et de diabète consomptif. guérir du coma diabétique grâce à la cure insulinique, mais faire après celle-ci une poussée de tuberculose sérieuse.