ORGANES GÉNITO-URINAIRES DE L’HOMME
Affection gangréneuse ou anthracoïde du gland. Soc. clinique de Paris et France médicale, 1887.
Cancer de la verge. Amputation de la verge. Lasserre, Thèse de Bordeaux, 1894.
Concrétions sous-préputiales. Soc. d’anat. et de pliysiol. de Bordeaux, 15 janvier 1894.
Petit procédé pour trouver le bout postérieur de l’urètre dans l’urétrotomie externe. Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 22 décembre 1893.
Un cas de prostatectomie périnéale. Soc. do méd. et de chir. de Bordeaux, 12 décembre 1902.
Abcès de la prostate ayant fusé brusquement vers le périnée antérieur, sans troubles précurseurs. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, novembre 1905.
Hématocèle et sarcome de la tunique vaginale. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 9 décembre 1895.
Vaginalite suppurée. En collaboration avec M. Dubourdieu. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 1905.
Hématocèle de l’épididyme. Bodiou, Thèse de Bordeaux 1903.
Cancer développé sur un testicule en ectopie. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 11 novembre 1895.
Cancer d’un testicule. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 16 décembre 1895.
Tumeur maligne développée sur un testicule en ectopie. Castration. Leçon clinique, in Journal de méd. de Bordeaux, 24 novembre 1895.
De la section systématique de la paroi antérieure du canal inguinal permettant, dans la castration, de couper le cordon le plus loin possible et de pratiquer le curage du canal inguinal et de la fosse iliaque.
Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 23 septembre 1901.
Méthode rationnelle pour pratiquer la castration, par la section systématique du canal inguinal Journal de mèd. de Bordeaux, 16 et 23 février 1902.
Technique de la castration par la section systématique de la paroi antérieure du canal inguinal. Soc, de méd. et de chir. de Bordeaux, 25 avril 1902.
Cancer du testicule et kyste du cordon. Castration large après section de la paroi antérieure du canal inguinal. Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 20 juin 1902.
Méthode rationnelle de castration dans les tumeurs malignes du testicule. Congrès français de chirurgie, 1902.
Il est admis depuis longtemps que la chirurgie du cancer doit être large, sous peine d’être inutile. Et cependant, lorsqu’on consulte les auteurs au chapitre castration, on est surpris de constater combien cette opération est conçue d’une façon parcimonieuse, même dans les cas de tumeurs malignes du testicule.
Il y a un contraste frappant entre la conduite opératoire adoptée dans les cas de cancer du testicule et celle que l’on suit habituellement dans la chirurgie du cancer en général. Quelle différence entre ces castrations parcimonieuses et ces larges exérèses que nous pratiquons pour les tumeurs malignes du sein, par exemple !
Il serait logique de faire, pour le testicule, ce qui se fait pour le sein, pour le rectum, ce que l’on cherche à faire pour l’utérus Appliquant au traitement chirurgical du cancer du testicule la loi générale qui régit la chirurgie du cancer, je pratique la castration, depuis quelques années déjà, par une méthode que l’on pourrait appeler rationnelle et qui doit, mieux que toute autre, permettre de reculer les limites de la rédicive. Cette méthode consiste à sectionner les éléments du cordon dans le ventre, après avoir fendu la paroi antérieure du canal inguinal et coupé la couche musculaire de la paroi abdominale. Cette incision permet ainsi d’extirper les ganglions engorgés.
Chez deux malades, j’ai rencontré des ganglions dans le canal
inguinal et j’ai pu les extirper grâce à l’emploi de ma méthode Ces deux faits méritent d’être signalés.
Chez un malade que j’ai opéré au mois de mai de l’année 1901, on put constater nettement la présence de trois ganglions de grosseur différente, échelonnés au-devant du cordon. L’inférieur, le plus volumineux, se trouvait au-dessus de T orifice externe du canal inguinal ; le-moyen, un peu moins gros, siégeait à la partie moyenne du canal ; le supérieur, le plus petit de tous, reposait au-devant de la fossette inguinale externe.
Il est à faire remarquer que le volume de ces ganglions allait en décroissant de bas en haut. Il y avait donc lieu d’espérer que le groupe ganglionnaire lombaire juxta-aortique n’avait pas été touché par l’affection cancéreuse.
Chez un autre malade que j’ai opéré au mois de juin de l’année 1902, j’ai trouvé un ganglion au niveau de l’orifice externe du canal inguinal et un second situé à la partie supérieure du même canal.
Si, chez ces deux malades, on n’avait pas cherché à sectionner loin le cordon, après ouverture du canal inguinal, on aurait abandonné dans l’organisme ces ganglions infectés. On aurait donc laissé ces malades dans une situation très déplorable. Le fait d’avoir pu extirper, chez ces malades, des ganglions situés dans le canal inguinal constitue un argument d’une grande valeur en faveur de la méthode.
Je crois que, même sans toucher aux ganglions juxta-aortiques, on doit modifier le pronostic de la castration en sectionnant les éléments du cordon dans le ventre. D’abord, parce que l’on extirpe ainsi les ganglions du canal et ceux de la fosse iliaque, quand ils existent ; en second lieu, parce qu’on résèque une grande étendue du canal déférent, ce qui permet de s éloigner de la lésion initiale; enfin,parce qu’on résèque forcément. dans une certaine étendue les lymphatiques qui accompagnent les vaisseaux. Si la méthode n’est pas radicale, elle est du moins plus complète que les autres procédés couramment employés.
Il me semble donc permis d’énoncer la formule suivante:
Lorsqu’on pratique la castration pour tumeur maligne du testicule, il faut sectionner les éléments du cordon aussi loin que possible dans le ventre, après avoir fendu le canal inguinal ainsi qu’une partie de la paroi abdominale, et pratiquer cette section profonde systématiquement, alors même que l’examen clinique n’aura pas révélé la présence d’une adénopathie et que l’on ne trouvera pas traies de lésions sur le susdit cordon. Cette méthode permettra de couper loin du mal et de faire le curage des régions traversées, canal inguinal et fosse iliaque interne, où peuvent se trouver des ganglions engorgés.
Au point de Ame de la technique opératoire, il faut pratiquer une incision assez étendue qui n’est autre que celle de Marcellin Duval pour la ligature de l’iliaque primitive ; cette incision remontera plus haut vers l’épine iliaque antérieure et descendra plus bas vers le pubis. Après avoir sectionné la paroi antérieure du canal inguinal, la couche musculaire sus-jacente et effondré la paroi postérieure du canal inguinal, on soulèvera le péritoine et on ira sectionner séparément et aussi loin que possible le canal déférent et les vaisseaux spermatiques.