MEMBRES SUPÉRIEURS
De la luxation sous-glénoïdienne de l’épaule. Gazette des hôpitaux de Paris, 1887.
De la luxation de l’épaule en bas et en arrière. Luxation rétro-axillaire, luxation sous-tricipitale. Journal de mèd. de Bordeaux, 17 avril 1892.
Dans ces deux publications j’ai étudié ces variétés de luxation de l’épaule au point de A T ue du mécanisme, de la symptomatologie, du diagnostic et du traitement.
Luxation de l’épaule gauche chez un petit enfant, quinze jours après sa naissance. Journal de mèd. de Bordeaux, 7 mai 1892.
Séquestre de la clavicule. Extirpation. Guérison. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 1897.
Fracture de la clavicule. Suture osseuse. Bec, Thèse de Bordeaux, 1895.
Volumineux lipome deltoïdien. Eu collaboration avec M. Laubie. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 23 août 1897.
De l’intervention chirurgicale tardive ou précoce dans quelques cas de fracture. Congrès français de chirurgie, 1895.
Amputation inter-scapulo-thoracique pour sarcome de l’aisselle. Soc. de méd. et dechir. de Bordeaux, 9 octobre 1900.
Chez un jeune homme atteint d’une volumineuse tumeur maligne de l’aisselle, collée au thorax, à l’articulation de 1 épaule et à l’humérus, j’ai pratiqué la désarticulation inter-scapulothoracique par le procédé Berger-Fa raheu f.
Avec mon élève Papon, j’ai répété sur le cadavre les différents procédés d’amputation inter-scapulo-thoracique, procédés de Chauvel, Gross, Chalot, Le Conte, Berger-F a rabcu f.
Ce dernier procédé est le plus simple et le plus sûr : il permet de prévenir les dangers auxquels expose l’amputation inter-. scapulo-tjhoraciquc. Ces dangers sont : l’hémorragie et 1 entrée de l’air dans les veines. Pour les éviter, on pratique, dès le
début de l’opération, la ligature de l’artère et de la veine sousclavière après résection de la clavicule.
Recherches expérimentales sur la suture des veines.
En collaboration avec M. Brachet. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 18 octobre 189b.
Deux cas de suture de la veine axillaire. In Congrès français de chirurgie, 1906.
De la suture des veines. Faits cliniques et expérimentaux. Congrès français de chirurgie, 1906.
J’ai pratiqué sur le chien, avec mon élève Brachct, des expériences sur la suture des veines.
La technique de la suture Acineuse est fort simple. Pour obtenir l’hémostase provisoire, indispensable au cours de la suture, nous nous sommes servis d’une sonde cannelée passée au-dessous de la veine; la simple traction sur le vaisseau nous a permis d’opérer sans être nullement incommodés par l’écoulement sanguin. Comme aiguilles, nous avons choisi de petites aiguilles à suture intestinale et, comme fil, la soie, qui nous a semblé permettre un affrontement plus exact des lèvres de la plaie.
La suture, en surjet et perforante, comprenait la gaine vasculaire et les bords de la plaie veineuse, de telle sorte que les bords étaient accolés par leur surface endothéliale. Enfin, un second plan de suture en surjet était pratiqué par-dessus la suture veineuse, avec le tissu cellulaire péri-vasculaire. C’est là une excellente précaution destinée à empêcher des petites infiltrations sanguines et à consolider la suture de la veine.
Afin de nous rendre compte des résultats de nos expériences, nous avons examiné macroscopiquement et fait examiner microscopiquement deux veines suturées. Ces veines étaient perméables et l’on a constaté l’existence d’une cicatrice solide au niveau des points suturés.
La suture veineuse est utile dans les cas de plaies de grosses
veines qu’il serait imprudent de lier, telles que: veine axillaire, veine fémorale, et surtout veine porte, veine cave inférieure, tronc veineux brachio-céphalique.
Anévrisme de l’artére humérale. Intervention. Guérison. Soc. d’anat. et de physiol de Bordeaux, 1906.
Sarcome de l’avant-hras. Amputation du bras. Soc, d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 20 février 1899.
Fracture de l’extrémité inférieure du radius chez les automobilistes. En collaboration avec le docteur Greuzan. Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 27 avril 1899.
Le docteur Greuzan (de la Souys) et moi nous avons signalé, les premiers, en 1900, un accident assez fréquent chez les automobilistes : la fracture do l’extrémité inférieure du radius. Depuis, un certain nombre d’observations de ces fractures ont été publiées et la question a été discutée en 1904 à la Société do chirurgie de Paris. Mon élève Bonduel a étudié ces. fractures dans sa thèse de doctorat en 190b.
La fracture du radius chez les automobilistes est due à un mécanisme bien connu des chauffeurs et qu’ils désignent sons le nom de retour de manivelle. Voici comment se produit ce retour de manivelle.
La manivelle dont il s’agit ici est placée à l’avant de la voiture et sert à mettre le moteur en mouvement. Pour cela, le mécanicien saisit cette manivelle à pleine main, puis il la repousse de façon que son axe vienne s’engrener avec le moteur. A ce moment, il lui imprime un rapide mouvement de rotation de gauche à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre. Le moteur se .trouve ainsi lancé et se met à fonctionner, grâce a l’allumage du mélange détonant qui se produit à ce jnoment-là.
Le chauffeur a déjà abandonné la manivelle qui se trouve repoussée en avant par un ressort et, se dégageant ainsi du moteur, parcourt encore un chemin plus ou moins grand, puis s’arrête spontanément. Yoilà ce qui se passe le plus ordinairement. Mais, dans certains cas, au moment où le mécanicien imprime à la manivelle le mouvement de rotation, il se produit une explosion prématurée qui chasse violemment la manivelle à contre-sens. Si le chauffeur peut retirer à temps la main qui tient la manivelle, celle-ci repoussée par le ressort abandonne le moteur, s’arrête bientôt spontanément et rien de fâcheux ne se produit.
Mais si la main n’est pas dégagée à temps, elle subit de la part de la manivelle un traumatisme dont le résultat le plus typique et le plus intéressant est la fracture de l’extrémité inférieure du radius.
Cette fracture se produit par des mécanismes divers que l’on peut étudier aisément par le récit et l’examen des blessés.
Tantôt la fracture se produirait par choc violent sur le talon de la main, tantôt la poignée de la manivelle viendrait frapper le poignet, tantôt la main se trouverait renversée en arrière, en hyperextension (fracture par arrachement).
On peut expérimentalement reproduire ces fractures sur le cadavre ; en fixant l’avant-bras, le coude appuyé et en renversant tout à coup la main en arrière, on produit ainsi des fractures identiques aux précédentes.
Les lésions peuvent consister soit dans un arrachement de l’apophyse styloïde, soit dans une fracture plus étendue et siégeant sur l’épiphyse.
Dans la fracture par arrachement, la plus intéressante, il n'y a pas engrènement des fragments ; or, c’est la pénétration des fragments qui produit la déformation en dos de fourchette. Voilà pourquoi cette déformation ne s’observe pas, ou s’observe rarement, dans la fracture des chauffeurs. L’absence de déformation est donc le signe caractéristique de ces fractures et c’est ce qui rend parfois difficile le diagnostic.
Le meilleur traitement de ces fractures, c’est le massage et la mobilisation.
De la luxation de l’extrémité inférieure du cubitus.
Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux 1890.
Varices ampullaires siégeant au niveau de la face antérieure du poignet droit. Soc. d’anat. et de physioî. de Bordeaux, 9 janvier 1905.
Fracture du scaphoïde carpien. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 6 février 1905.
Procédé de résection du poignet : procédé d’Obolinsky.
Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 8 janvier 1894. •
De la résection du poignet par la double incision longitudinale dorso-palmaire. Congrès pour l’avancement des sciences, Bordeaux, 1895.
De la résection du poignet par la double incision longitudinale dorso-palmaire ou trans-métacarpienne.
Journal de méd. de Bordeaux, 28 avril 1901.
J’eus l’occasion de voir pratiquer ce procédé à Bologne, par le professeur Novaro, lors d’un voyage scientifique en Italie. II avait déjà été pratiqué par Studsgard (de Copenhague). Bassini et moi-même l’avons pratiqué après ces chirurgiens.
Tous les procédés de résection du poignet sont justiciables du même reproche, à savoir : qu’ils ne donnent pas un jour suffisant pour permettre de poursuivre facilement les lésions dans les différentes parties de l’article malade. Celui de Studsgard donne un large accès vers l’articulation.
Ce procédé consiste en deux incisions longitudinales, l’une dorsale'et l’autre palmaire, réunies au niveau de la commissure qui sépare le troisième doigt du quatrième ; après section des parties molles, on écarte les deux tronçons de la main, qui se trouve transformée en une main bifide. On se crée ainsi une
large voie permettant d’extirper facilement les os da carpe et une partie de ceux du métacarpe et de l’avant-bras, si besoin est, ainsi que les fongosités articulaires et tendineuses.
Ce procédé présente comme avantages : 1° d’être plus facile que les autres, en tant qu’exécution ; 2° de donner d’excellents résultats thérapeutiques puisqu’il permet de poursuivre les lésions ostéo-articulaires et tendineuses jusque dans leurs derniers retranchements. J’ajoute qu’il a donné d’excellents résultats fonctionnels.
Ce procédé est surtout indiqué : 1° dans les cas de lésions très étendues réclamant presque l’amputation ; 2° dans les cas où il y a des dépôts tuberculeux dans les gaines des tendons.
Fibro-lipome du petit doigt. Soc. clinique de Paris, 1886.
Fibrome du petit doigt. Soc. d’anat. et de physiol.de Bordeaux,
Kyste synovial carpo-métacarpien. Soc. anatomique de Paris
Doigt à ressort. Soc. anat., Paris 1889.
Ostéomyélite d’une phalange. En collaboration avec M. Ginestous. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 30 octobre 1899.
Kyste à contenu sébacé de la face palmaire du petit doigt. Soc. clinique de Paris, 1886.
Kyste à contenu sébacé de la paume de la main. Soc. anat. de Paris, 1887.
Kyste à contenu sébacé de la face palmaire de l’index.
Soc. anat. de Paris, 1887.
Le hasard m’ayant permis d’observer trois cas de kystes de la face palmaire des doigts et de la main, renfermant une matière sébacée, j’ai attiré de nouveau l’attention sur ces kystes dont le siège paraissait insolite, étant donnée l’absence des glandes sébacées à la face palmaire de la main et des doigts. Il s’agissait évidemment de kystes épidermiques, comparables, au point de vue pathogénique, aux tumeurs perlées de l’iris. Je désignai ces kystes des doigts sous le nom de kystes à contenu sébacé, pour faire ressortir l’aspect de ce contenu, bien que ces kystes ne fussent pas d’origine sébacée.
Opération destinée à réaliser l’indépendance des mouvements des doigts chez les artistes instrumentistes. Soc. de méd. et de chir. de Bordeaux, 18 novembre 1904.
Avec mon élève, M. Yilleroux, j’ai étudié sur ses propres mains et sur le cadavre, le rôle que jouent, dans les mouvements des doigts, les expansions fibreuses unissant les tendons extenseurs. Les expansions fibreuses qui relient les tendons de l’extenseur commun constituent à peu près le seul obstacle à l’indépendance des mouvements des doigts. Les pianistes ne peuvent arriver, même après de longues années d’études, à faire céder ces languettes fibreuses trop résistantes. Les tendons se tiraillent réciproquement et se déplacent transversalement.
Nous avons donc songé à rendre l’indépendance aux doigts par la simple section de ces expansions fibreuses.
M. Yilleroux, qui est un pianiste distingué, voulut bien se soumettre lui-même à cette petite opération qui fut pratiquée le 22 décembre 1904.
La main fut soigneusement aseptisée par des lavages successifs au savon, à l’alcool et enfin au cyanure de mercure. Chloroformisation normale.
Ligne d’incision longitudinale sur la peau recouvrant le tendon do l’annulaire, d’une longueur de 2 centimètres environ. La pointe inférieure de l’incision est située à 2 cent. 1/2 de
l’articulation métacarpo-phalangienne. On tombe sur le tissu cellulaire sous-cutané et on récline une grosse veine qui chemine à ce niveau. On sectionne ensuite l’aponévrose superficielle.
On aperçoit alors le tendon, flanqué d’une expansion aponévrotique très oblique, descendant du tendon de l’annulaire Vers celui du médius. Elle est brillante, nacrée, à bords très nets.
Du côté du petit doigt, le tendon correspondant naît du tendon de l’annulaire. Rien à faire de ce côté.
On sectionne alors l’expansion le long du bord interne du médius, en ayant soin de ne point laisser la moindre bride flottante. Même opération sur le bord correspondant du tendon de l’annulaire, l’expansion est ainsi réséquée.
On assure l’hémostase, et on ferme la plaie par trois points de suture aux crins de Florence.
Pansement aseptique : gaze et ouate stérilisées ; attelle sur la face palmaire pour assurer l’immobilité.
Voici les résultats de notre intervention, tels que les rapporte M. Villeroux dans sa thèse:
« Lorsque toute liberté a été rendue à notre main, nous n’avons pu tout de suite aborder de grandes difficultés en raison de l’immobilité prolongée de nos articulations. Cette raideur articulée a d’ailleurs été de courte durée, puisqu’au bout de cinq à six heures il n’y paraissait presque plus.
»Nous sommes arrivé dans les premiers jours à la même virtuosité que nous avions acquise à force d’exercices avant l’opération. Nous n’avons pas immédiatement remarqué d’indépendance complète entre le troisième et le quatrième doigts, lorsque nous avons repris cet exercice mentionné plus haut. Et cependant nous avions dans nos efforts une sensation bien différente de celle d’autrefois : c’est que nos tissus s’assouplissaient avec une merveilleuse rapidité ; la facilité de notre jeu s’accroissait d’une façon très appréciable après quelques minutes seulement de travail sur le clavier. Nous reprenions cet exercice le lendemain et le phénomène se reproduisait de la même manière. Peu à peu l’indépendance a été manifestement obtenue, et à
l’heure où nous écrivons ces lignes les résultats mécaniques sont remarquables.
» D’ailleurs, les troisième et quatrième doigts ne sont pas les seuls à avoir bénéficié de cette opération. L’index et le petit doigt ont aussi acquis une liberté, non complète, il est vrai, mais cependant assez appréciable. Ceci s’explique par ce fait que la flexion ou l’extension d’un doigt n’agissait pas seulement autrefois sur le doigt voisin, mais encore sur le suivant, comme il a été démontré dans le cours de cette thèse. C’est ainsi que nous nous expliquons la facilité avec laquelle nous pouvons maintenant jouer l’Etude VII de Chopin, ou encore l’Etude V du même auteur (ut majeur et sol bémol majeur).
» Les tissus mous, peau et tissu cellulaire, ont cédé très vite sous l’influence de ces exercices. L’indépendance du médius et de l’annulaire est devenue plus apparente. Le petit doigt, dont le tendon naît de celui de l’annulaire a gagné aussi à cette opération. L’étude de Clémenti dont nous avons parlé .déjà, la première étude de Chopin, certains passages du Clavecin bien tempéré trouvent des doigts moins rebelles. »
Deux observations de paralysie post-anesthésique. In
Thèse Nuel, 1900.