NOYAUX GRIS CÉRÉBRAUX
La couche optique. Étude anatomique et physiologique. — Thèse de Paris , 1907.
de la couche optique tant de son rôle physiologique.
A. — Pièces expérimentales. — Pour déterminer des foyers de destruction, chez ranimai, j’ai employé au début la méthode de Lo Monaco qui consiste à détruire la couche optique en l’abordant par sa face interne, à travers le corps calleux. Ce procédé qui provoque un traumatisme et des hémorragies considérables ne m’a donné que des insuccès. J’ai eu alors recours à la destruction par électrolyse bipolaire suivant la méthode de Sellier et Verger. Je me suis servi d’un appareil construit spécialement à cet effet, composé de deux aiguilles de platine iridié isolées au moyen d’un très fin manchon de verre, et laissant la pointe des aiguilles à découvert sur une longueur d’un millimètre et demi. Après avoir déterminé, chez l’animal, les points de repère sur la ligne médiane du crâne, il est facile, après trépanation, de faire pénétrer les
est tout particulièrement intéressante à cet égard. Elle a permis d’établir nettement l’existence, chez cet animal, de. fibres thatamofuges ascendantes et descendantes. Celle des chats, — quoique moins démonstrative, puisque la lésion primitive thala-
Dans les trois premiers cas (Jossaume, Hudry et Thalman), j’ai pu topographier avec précision, pour chacun d’eux, le siège et l’étendue du foyer primitif et les dégénérations secondaires provoquées, soit au-dessus, soit au-dessous. Cette étude nous a permis de déterminer le siège de la lésion centrale susceptible de donner le tableau clinique d’un syndrome nouveau, que nous avons appelé avec M. Dejerine : le syndrome thalamique.
Cette lésion occupe la partie postérieure dé la couche optique ; elle détruit, sur une plus ou moins grande, hauteur, le tiers 'postérieur du noyau externe , une partie du noyau interne , du centre médian et du pulvinar , et n’intéresse qu’un petit nombre des fibres du segment postérieur dè la capsule interne. .
Dans la quatrième 'observation (cas Kaiser), les coupes ont été traitées par la méthode de Weigert-Pal pour l’étude de la localisation du foyer ët par la méthode de Marchi pour les dégénérations secondaires.
Ce cas présente un intérêt capital pour la thèse que nous avons soutenue ; il est en outre des plus instructifs pour l’étude du trajet protubérantiel et bulbaire des faisceaux lésés dans la calotte pédonculaire) C’est, en-effet, la première fois qu’on a pu étudier chez l’homme, et à l’aidé de la méthode de Marchi, un foyer confiné
interne. Il nous a montré :
1° Au point de me anatomique, l’existence de fibres thalamo-corticales, que nous sommes le premier à avoir pu suivre, chez l’homme, par la méthode de Marchi, de la couche optique jusqu’à leur épanouissement dans la corticalité.
2» 4m point de me clinique, que l’hémianesthésie de cause cérébrale peut être produite par un foyer confiné au thalamus et à la calotte pedonculaire, sans lésion concomitante du segment postérieur de la capsule interne.