BACTÉRIOLOGIE GÉNÉRALE
L’acide carbonique à hante pression peut-il être considéré comme un antiseptique puissant 1 C. R. hebd. des séances de la Société de biologie, p.909,24 novembre 1893 (Avec E. Baziii).
L’autoclave à acide carbonique, sous des pressions de 1)9 à 60 atmosphères
prolongées
micro-organismes ne sont pas davantage influencés par des pressions de 89 à 94 atmosphères.
Il n’y a' donc pas lieu de placer l'acide carbonique sous pression au rang des antiseptiques puissants, rapidement actifs et d’un emploi sûr et pratique.
Valeur antiseptique de l’extrait testiculaire et de la glycérine. lUd., 24 novembre 4893 ; décembre 1893. (Avec Rivière.)
L’acidité de l’extrait, en dehors de l’action de l’acide carbonique, et la présence de la glycérine rendent le suc orchitique relativement défavorable au développement de certains germes.
Le streptocoque et le bacille d’Eberth sont beaucoup plus sensibles àl’actionde la glycérine que le colibacille et les staphylocoques.
Valeur antiseptique de l’acide carbonique à haute pression vis-à-vis des bouillons de culture et de l’extrait orchitique glycériné. Communication faite à la Soc. d’anat. et dé physiol. de Bordeaux, le 4 décembre 4893, Ballet,, p, 222-227. (Avec Bizm.)
Action de la glycérine sur la bactéridie charbonneuse sporulée. Communication à la Société d’hygiéne publique de Bordeaux, 3 février 1894 ; Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, n" 12, 2b mars 1894, p. 136-137. (Avec Rivière.)
Si certains virus deviennent inactifs au bout de quelques jours dans la glycérine neutre, il en est d’autres, tels que le vaccin jennérien et le virus rabique, qui s’y conservent bien plus longtemps. Nous ajoutons à cotte dernière liste le charbon bactéridien sporulé dont la virulence n’a point été perdue après un séjour de plus de deux mois et demi dans la glycérine.
De la valeur antiseptique des vapeurs mercurielles. Ibid., 19 juin 1893, p. 133-138. (Avec Rivière.)
On ne peut observer quelques modifications dans les cultures dé staphylocoque
Corps étrangers de l’arrière-gorge et pharyngomycoses. Action dn chlorure de zinc iodé sur le Leptothrix huccalis. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux et Soc. de laryngol. de Paris, 2 juin 1893. Tir. à part de 13 p. avec b fig. dans le texte. (Avec B. de Nabus). Le traitement des pharyngomycoses par le chlorure de zinc iodé, qui n’avait été établi que d’une façon rationnelle dans la communication précitée, a été employé avec succès par M. Garel, médecin des hôpitaux de Lyon et par M. Moure, à la Clinique laryngologique de la Faculté de médecine de Bordeaux.
préalablement mis au contact du tannin ; or, ces mêmes semences — stériles in vitro — inoculées au cobaye, le rendent tuberculeux en série.
De cette observation se dégage, comme conclusion générale, la nécessité, en matière d’expérimentation sur les agents réputés antituberculeux, de procéder par inoculation au cobaye et non par la culture, sous peine de s'exposer à considérer comme dos antiseptiques de premier ordre — d'apres les résultats négatifs des
Les animaux augmentent régulièrement de poids. Ceux qui ont ainsi reçu sans dommage, depuis un temps variable, une forte dose mais unique de bacilles, morts spontanément dans leur substratum, le crachat, résistent plus longtemps à la tuberculose inoculée et leurs lésions sont moins bacillifères que celles des témoins. Ces expériences ne sont pas terminées.
De la valeur du milieu de Pîorkewski pour la diagnose du bacille d'Eberth. Gaz. Md. des
Critique de ce procédé.
Action du vin sur le bacille d’Eberth. Ànn. de l'lmt. Pasteur, 1907. (Avec A. Marcakdieb.) Le pouvoir antiseptique de différentes boissons alcooliques (cidre, bière) a été
douze heures avant le repas, tout danger pourra être écarté : c’est, à défaut d’ébullition, un moyen de corriger les souillures d’une eau suspecte.
Séro-diagnostic de Widal. Soc. méd. des hôpitaux, 8 janvier 1897. Thèse inspirée par nous ; Hugon, « Contribution à l’étude du séro-diagnostic de Widal », Bordeaux 1897. (Avec Hugo».)
Travail de statistique confirmatif des travaux récents de Widal et Sicard. Nous remarquions l’absence d’agglutination de certaines fébricules qualifiées d’embarras gastrique. Nous notions la possibilité de dépister le bacille d’Eberth dans le sang, ce qu’on discutait alors. Nous montrions la persistance longtemps après la guérison de la réaction agglutinante.
Agglutinations chimiques. Soc. de biol., 23 novembre 1899. (Avec Breugues)
M. Malvoz a montré que certaines substances chimiques agglutinent le bacille d’Eberth. Nous nous sommes demandés si, parmi les agents médicamenteux, il ne s’en trouvait pas qui, éventuellement en circulation dans le sang, seraient susceptibles de passer dans le sérum et de le rendre agglutinant de ce chef vis-àvis du bacille d’Eberth. Nous avons étudié comment se comportent à ce point de vue, in vitro, et dans l’organisme de i’homme et des animaux (cobaye, lapin) un grand nombre d’agents médicamenteux d’un emploi journalier et nous sommes arrivés à cette conclusion que presque tous ces agents sont dépourvus de propriété agglutinante, même quand le bacille typhique a été tué à leur contact. Dans cette
catégorie nous rangerons les sels de quinine, l’antipyrine, le sulfate d’atropine, les salicylate, cacodylate et bicarbonate de soude, le bromure etl’iodurede potassium, le chlorhydrate de morphine, l’hydrate de chloral, l’acide borique, l’acide phénique, l’infusion de digitale, l’eau chloroformée, les solutions de gélatine, la glycérine, lés extraits organiques (orchitique, ovarique, thyroïdien, pulmonaire). Les sels de fer, le tannin produisent des précipités dans les bouillons de culture du bacille d’Eberth sans que le microbe lui-même soit agglutiné d’une façon appréciable ; quelques bacilles sont entraînés mécaniquement dans les précipités.
En pratique, la nature de la médication employée ne parait donc pas devoir influer sur le séro-diagnostic.
Par contre, les substances (étrangères pour la plupart à la matière médicale) qui manifestent le plus d’affinité chimique pour les molécules du hacille d’Eberth sont douées ipso facto de propriétés agglutinantes; par exemple les solutions saturées d’acide chromique, d’acide phosphomolybdique ou d’acide picrique, les
Les procédés de défense des vertébrés inférieurs contre les invasions microbiennes Ren scient., n* 9, 31 août 189B, p. 272-274. (Avec Coiombot.)
Après une revue générale des infections microbiennes et autres dans la série animale (poissons, insectes, arachnides, etc.), la question de l’état réfractaire et réceptif est discutée à propos de la thèse de doctorat ès sciences de Mesnil et de son travail des Annales de l’Institut Pasteur (mai 1895). Nous rappelons nos recherches sur les procédés de défense des poissons osseux comme THippocampe à l’égard de la bactéridie charbonneuse : malgré l’absence d’éosinophiles, l’animal se comporte tout d’abord comme s’il était relativement réfractaire. Il no succombe que tardivement, mettant en jeu toutes les ressources d’une phagocytose qui se manifeste déjà dans la sérosité de la cavité générale une heure après l’inoculation et sous les téguments quelques heures après. Les acteurs du phagocytisme sont les mononucléaires du sang, les cellules endothéliales des vaisseaux du foie, le revêtement des séreuses. Même à 28°, la phagocytose a déjà lieu. Les humeurs n'atténuent pas les microbes inoculés. D’autres poissons étudiés par nous (Muges, Anguilles) se laissent pénétrer impunément par des doses élevées de virus charbonneux et éberthien. La victoire dans ce cas reste aux leucocytes et aux organes phagocytaires.
Commensal (strepto-bacille Gram-positif) du bacille de la tuberculose humaine dans les cultures. Soc. linn. de Bordeaux, mars 1900.
L’orthoforme comme anesthésique et comme antiseptique. Son action dans les dysphagies de cause septique (Avec L. Liciitwitz.)
Pseudo-tuberculose bacillaire du pigeon. C. R. des séances de la Soc. de biol. de Paris,
On observe chez le pigeon une maladie caractérisée par le développement lent, dans la région cervicale antérieure, de productions polypoïdes sous-cutanées. Ce sont de gros nodules fibro-caséeux, parfois avec des points de calcification, susceptibles de faire effraction à travers les téguments et de s’éliminer partiellement à l’extérieur; ils donnent à première vue l’impression de volumineux tubercules, mais ils ne contiennent ni bacille de la tuberculose aviaire ou humaine, ni éléments d’aspergillus ou de tout autre champignon inférieur, ni parasites animaux. Par contre, on y trouve des amas de bâtonnets grêles, d’inégale longueur, décolorés par le procédé de Gram, facilement isolables par la culture, couvrant la gélose, à
Nouvelles recherches expérimentales sur le passage des microbes de la mère au fœtus (streptocoque, staphylocoque doré, coli-bacille). Soc. de biol., 21 mars 1893, p. 338- 394. (Avec Chaubrblbnt.)
De ces expériences, qui ont porté sur 7 lapines pleines, on doit conclure à la transmission de la mère au- fœtus, à diverses périodes de la gestation et à brève échéance après l’infection de la mère, du streptocoque, du staphylocoque doré, du coli-bacille. La dissémination de ces microbes dans le placenta et l’organisme foetal parait dépourvue de systématisation, d'après M. Mathias Duval qui a examiné nos préparations. Cependant, dans un cas d’infection par le streptocoque, on ne trouvait pas ce microbe dans les vaisseaux, dans les muscles, dans le cartilage hyalin pur des fœtus ; mais il y en avait dans le cartilage en voie d’ossification et là ils étaient très régulièrement dans les débris de travées directrices de substance cartilagineuse.
inoculés; il semble qu’il y ait là plus qu’un simple semis se fais sanguine, mais bien un développement sur place et des plus ac expérimenté.
Laissons entrevoir combien l’étude de la pathologie de la certaines lésions congénitales pourrait bénéficier de ce remarques la colonisation et la topographie des microbes dans l’organisme fœl
Streptocoques -,
Septico-pyohémie tuberculeuse. Présence du bacille dans le sang circulant. Société de biologie de Paris; Réunion biologique de Bordeaux, 4 mai 1909; Oaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 9 mai 1909. (Avec K. Eckbbstein et L. Moratet.)
Ostéomyélite de l’humérus droit consécutive à une infection post-vaccinale par le staphylocoque doré. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux, 1891 ; Bullet,, p. 138-139, et Joum. de méd. de Bordeaux, 1891, p. 501,
L’histoire clinique de cette maiadc. dgée do quatre ans. a la valeur d’une expérience de laboratoire.
Bacilles fusiformes de Vincent dans un cas d’amygdalite uicéreuse et dans deux cas de suppuration péribuccale (1 figure). Areh. de laryngol., XII, n" 2,1897, p. 134. Premiers exemples de localisation de ce germe en dehors de l’arrifere-gorge.
Étude histologique et bactériologique d’un cas de rbinolithe (avec une plauche en couleurs). In travail de M. Moure, communiqué à la Société de laryngologie de Bordeaux (1894) et
L’exploration' de la totalité du calcul n’a pas décelé la présence d’un corps étranger. Après ramollissement, on a pu faire des coupes histologiques.
De l’étude que nous en avons faite, il résulte que ce calcul est un mélange de détritus hémorragiques et de zones phosphatiques. Les premiers, représentés par de la fibrine granuleuse et fibrillaire, envahis par un grand nombre de microorganismes, semblent avoir présidé à l’évolution du calcul. Ce fait explique l’irrégularité extrême des stratifications qui découpent dans tous les sens le caillot primitif sur lequel sont venus se concréter des phosphates de chaux et de magnésie.
Tous les calculs ne relèvent pas de la pathologie microbienne ainsi que le démontre l’examen sur coupes et par culture de calculs salivaires. (Voir nos recherches et observations sur ce point dans la thèse de notre élève P. Jodssaume ; « Étude sur les calculs salivaires du canal de Warthm et de la glande sousmaxtllmre », Bordeaux, 1902.
Étude histologique et bactériologique de trois cas d’ulcére perforant de la cloison des fosses nasales. In travail de M. Moore, communiqué au Congrès international de Rome et publié dans les Archives cliniques de Bordeaux, 1894.
Un cas d’adéno-épithéliome perforant.
sont limités à la jambe gauche dans la sphère du nerf sciatique poplité externe. La biopsie d’un filet nerveux sensitif (musculo-cutané) a révélé sur les coupes la présence de bacilles de Hansen en nombre considérable, ainsi que des lésions évolutives de sclérose du nerf. La sérosité sanguinolente recueillie à diverses reprises au niveau de l’incision cutanée, le mucus nasal, voire même les simples frottis de l’extrémité du tilet nerveux excisé ne montraient pas de bacilles.
Le diagnostic, resté en suspens jusqu’alors, a donc pu être affirmé après l’examen histo-bactérioscopique du nerf. Or, il importe, au point de vue du pronostic et du traitement, de reconnaître la lèpre au début : rien n’est plus facile quand il s’agit de lèpre nodulaire ou infiltrée (bactérioscopie de la sérosité d’un vésicatoire, examen du mucus nasal, biopsie d’un.segment de peau, piqûre d’un nodule et examen bactérioscopique de la gouttelette exprimée) ; rien n’est plus difficile quand il s’agit de lèpre nerveuse pure surtout, comme dans le cas présent, au début de son évolution (•).
Cet homme, encore jeune, a contracté son mal à la Guyane, où les cas de lèpre sont nombreux.
Partout où la lèpre est endémique, diverses espèces de moustiques abondent ; de plus, des affections transmises par l’intermédiaire des moustiques, filariose, paludisme, sont également endémiques; si bien qu’on peut se demander (et nous avons déjà émis cette hypothèse dans la thèse d’un de nos élèves, Joly, Bordeaux, 1898) si les moustiques ne sont pas susceptibles de transporter dans les téguments de sujets sains, par des piqûres répétées, de nombreux bacilles de Hansen, restés
adhérents à leurs trompes, puisés à la surface des lépromes et d'inoculer de cette façon la maladie.
Nous avons vu que, si l'on tait à la surface d’un lépromo nodulaire ou infiltré une piqûre si minime soit-elle, la gouttelette de sang qui s’en échappe contient toujours des bacilles en très grand nombre. Donc, en piquant un nodule lépreux, les moustiques se chargeraient de bacilles de Hansen, qu’ils pourraient, par des piqûres répétées, introduire dans les téguments de l’homme insuffisamment protégé contre eux. Or, on recourt aux moustiquaires (et la nuit seulement) tant qu’on n’est pas immunisé contre l’effet des piqûres de moustiques; lorsque ces piqûres, par suite de l’accoutumance, ne déterminent plus d’éruption désagréable, on néglige de se préserver. Dès lors, à la suite d’nne série illimitée de petites inoculations (piqûres de moustiques, intervention possible de parasites divers tels que puces, punaises, sarcoptes de la gale, etc., écorchures quelconques souillées par le bacille de Hansen provenant d’un malade), l’infection lépreuse, qu’une seule inoculation aurait peut-être été impuissante à provoquer, sera suscitée par les effets cumulatifs de ces inoculations successives.
Collaboration aux thèses suivantes :
1896. — Dupis. Des complications de la grippe.
1891. — De Saikt-Germaib. Contribution à l’étude du traitement des abcès chauds
1891. — Pebeot. Contribution à l’étude des tuberculoses externes à foyers multiples de la première enfance.
Un cas de spina-ventosa congénital.
Un cas de lymphangites gommeuses symétriques.
■ 1893. — Lipfran. Contribution à l’étude de la leucocytémie aiguë.
Données du diagnostic différentiel.
Etude histologique et bactériologique très détaillée d’un cas observé dans le service de M. le Professeur Picot.
1893. — Ardré. Étude critique de là pathogénie de [éclampsie et de son
1894. — Moran. Considérations sur les abcès de la cloison des fo.sses nasales.
1894. - Mariot. Contribution à l’étude du formol.
1897. — Brouillard. De [emploi du formol en obstétrique.
1897. — Mobmost. Les arthrites gonococciques de [enfant.
1898. — Joly. Importance du rôle des insectes dans la transmission des maladies infectieuses et parasitaires; du formol comme insecticide.
second cas, trois semaines après la première ponction, une seconde rachicentèse
permettait de constater une lymphocytose d'intensité moitié moindre. Le liquide hémorragique de l’Observation I, décanté après centrifugation, restait coloré en jaune. Cette xanthochromie est à rapprocher de celle qui accompagne les hémoi^ ragies méningées. Or, MM. Bismes et Sérès ont signalé la possibilité dans les maladies des chiens d’hémorragies des centres nerveux. Dans un cas, le sang épanché se trouvait dans la région du polygone de Willis. Le dépôt hématiqne dans l’Observation I ne contenait pas de caillot sanguin. On y voyait peu d’éléments blancs, les lymphocytes et les polynucléés neutrophiles étant en nombre égal.
Nous sommes donc autorisés à conclure à l’existence d’une réaction méningée
saurait reproduire impunément ce tableau pathologique un nombre illimité de lois. Nous avons vu deux cobayes succomber l’un h sept, l’autre à douze séances d’une à deux heures, quotidiennes ou presque.
Un lapin s’est montré plus résistant. Il a supporté, non sans dommage, trente-trois séances et a perdu 330 grammes. Son poids initial était de 3 kil. S80. Il a continué à maigrir depuis l’interruption des séances; à la date 'du 13 juillet la perte de poids se chiffrait par f kil. 300.
De plus, l’animal traîne le train postérieur.
, Que devient le sang des animaux intoxiqués?
Les animaux peu résistants, comme le cobaye, ont une leucocytose avec polynucléose. Pas d’hématies à granulations basophiles, pas de réaction normoblastique. Le lapin a une anémie progressive, de la leucocytose, de la polynucléose ; lorsque les hématies ne dépassent pas 4.000.000, lorsque la perte en hémoglobine se chiffre par plus de H “/„ des normoblastes passent dans la circulation générale, leur nombre peut atteindre 2.762 par millimètre cube. On note aussi des poïkilocytes et des hématies polychromatophiles.
Que se passe-t-il quand on injecte de la benzine sous la peau ? l centimètre cube de benzine cristallisable injecté à cinq reprises au cobaye, dans un laps de temps d’un mois, n’a pas suscité de formation d’abcès. Dans le sang, il y a eu
lations basophiles avec anémie considérable portant sur l'hémoglobine et le nombre des globules rouges. L’anémie, la réaction normoblastique et le nombre des hématies à granulations basophiles n’ont pas augmenté proportionnellement au nombre des injections. Ce cobaye n’a pas succombé. Il pesait 310 grammes au
Un cobaye de 347 grammes reçoit 1 centimètre cube de benzine sans ihiophène. Il succombe dans les vingt-quatre heures. Le liquide péritonéal contient des gouttelettes de benzine ; moelle, foie, reins, intestins sont énormément congestionnés. L’injection de benzine sans thiophène à deux chiens n’a pas déterminé de suppuration.
Ainsi, a l’encontre de l’essence de térébenthine, les diverses benzines sont impuissantes a provoquer des suppurations.
D’autres hydrocarbures complexes, par exemple le moto-naphta, suscitent du tremblement et des phénomènes toxiques avec congestion intense, nécrose diffuse, vacuolisation du foie. Les, phénoriiènes congestifs, très marqués dans les reins, s’accompagnent d’une réaction fibroplastique intertubulaire. Le pancréas est partie prenante dans la congestion. Les troubles vaso-moteurs expliquent les résultats variables de l’examen du sang. Chez deux cobayes, il y eut hyperglobulie, hyperchromémie, leucocytose et polynucléose ; chez un troisième, l’expérience poussée plus loin provoquait des crises de tremblement avec hyperesthésie, de la tachycardie, de la salivation, de l’éjaculation. Les crises allaient jnsqu’àl’opisthotonos avec chute sur un côté du corps, avec hyperesthésie très marquée. Des séances répétées quotidiennement, du H juin au 1" juillet, ont entraîné une baisse de poids avec anémie, mais l’animal a survécu.
Ces expériences montrent que tous ces produits industriels injectés ou inhalés exercent sur le système nerveux une action puissante qui varie avec les doses et le nombre des séances. Les symptômes sont d’abord des phénomènes d’excitation : convulsions, tachycardie, dyspnée, miction, spermatorrhée, hyperesthésie de tous