CYTOLOGIE DES SÉREDSES NORMALES CHEZ DIVERSES ESPÈCES ANIMALES
Éléments cellulaires des liquides séreux contenus normalement dans la plèvre et dans le péritoine du bœuf. Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 21 octobre 1900. — Formule cytologique des sérosités normales de la plèvre et du péritoine du bœuf. Ihid., 11 novembrel900. — Numération des éléments cellulaires contenus dans les sérosités normales. Ibid., décembre 1900. - Technique de l’examen des liquides séreux
Le liquide qui lubrifie à l’état normal la plèvre et le péritoine contient, chez les animaux, de nombreux globules blancs qui varient avec les espèces. Nous avons établi, en 1900-1901, avec Muratot, qu’il se produisait, dans ces sérosités, une sorte de concentration des éléments leucocytaires associés à des cellules endothéliales : les polynucléés neutrophiles et éosinophiles s’y trouvent accumulés parfois en grand nombre, avec plus ou moins de lymphocytes et de macrophages. Quelques-unes de ces cellules contiennent des dépôts iodophiles. On en rencontre qui ont englobé des bactéries.
Les séreuses ne sont donc pas seulement destinées à faciliter les glissements des organes qu’elles enveloppent ; elles représentent des appareils de protection et de défense contre les infections et les intoxications. Ce rôle défensif, si manifeste déjà dans les conditions normales, devient beaucoup plus évident dans les conditions pathologiques.
Nous recherchions dès cette époque, avec L. Muratet, les mastzellen dans les sérosités : dans le liquide pleural d’un bœuf normal, nous en notions 0,48 7..
Dans le suc péritonéal, à l’état physiologique, cette concentration des globules blancs porte, chez le bœuf et le chien, sur les divers types de leucocytes, saut les mustzclloii : chez le cobaye, sur les éosinophiles et les lymphocytes; chez les rats gris et blancs, sur les lymphocytes auxquels s’ajoutent beaucoup de mastzellen ; le pourcentage de ces dernières peut atteindre 12 dans la sérosité péritonéale des Muridés.
HÉMATOLOGIE
HÉMATOLOGIE COMPARÉE
Granulations mobiles dans les globules reuges de certains poissons (9 pages et 2 figures). BulLetin de la Station biologique d’Arcachon, 1900. (Avec L. Muratet.)
La notion des corpuscules mobiles des globules rouges, quelle que soit son interprétation, est encore très peu connue et n’est pas même mentionnée dans les traités spéciaux. Or, il faut bien savoir que cette particularité morphologique des hématies n’appartient pas exclusivement aux stades de début du développement embryonnaire ; on l’observe chez des vertébrés adultes, tels que la Lamproie (Giglio-Tos), l’Hippocampe, la Torpille, la Terre, la Lamproie, la Feinte (Sabrazès et Muratet,) constatation qui peut d’autant plus surprendre un observateur non prévenu que, chez ces divers poissons, la plupart des hématies contenant des granulations ne se différencient pas, abstraction faite de cette particularité, des hématies qui en sont dépourvues.
Le sang de l’Hippocampe. La phagocytose chez ce poisson. (Planche en couleurs de 4 figures). Bulletin de la SoeUté scientifique d'Arcachon, 1900-1901. (Avec L. Muratet.)
Nous déterminons Tétat du sang qui n’avait pas été étudié avant nous et figurons les images do phagocytose microbienne du sang, des séreuses, des vaisseaux, du foie.
Observations snr le sang de la Torpille (Torpédo marmorata Risso). Soc. linnéenne de Bordeaux, 6 mai 1908. Travail de la Station biologique d’Arcaohon. Oaz. hebd. des Se.
matiques de môme taille, quelques microcytes ortho- ou polyohromatiques^^-!îl^^ et, fait digne de remarque : 1" des figures de karyolcinèse ; 2° de véritables hématogonies lympliocytoides.
Les thrombocytes ne se différencient pas de ceux des espèces voisines.
Nous faisons une étude minutieuse des globules blancs dont les résultats ont
lymphocytoïdo au globule rouge adulte orthochromatique; l’état du noyau, du stade de repos il chromatine contractée à toutes les modalités de la karyokinèso.
■ La substance réticulo-fllamenteuso n’est autre qu’un reliquat do spongioplasma, mis en évidence par la coloration vitale.
Les deux ou trois granulations protoplasmiques ont une tout autre origine.
que le noyau de l’érythroblaste se rétracte, — comme une éponge qui s’exprimerait pour ainsi dire spontanément, — les deux nucléoles se rapprochent do la membrane nucléaire et linissent par être expulsés dans le cytoplasme où on les retrouve à une distance plus ou moins grande du noyau et h toutes les étapes de leur transtormalion (rapetissement, parfois déformation angulaire, exceptionnellement fragmentation en deux grains, nucléolyse périphérique ou centrale). Ces nucléoles sont devenus les deux granulations cytoplasmiques qui accompagnent, dans la coloration
coloration vitale est invisible; la surface globulaire est inégale, un peu gaufrée. Par contre, l’hématie jeune, ù réseau filamenteux très développé, apparaît alors polychromatophile.
jVinsi parmi les granulations basophiles, et en coloration vitale et après
chromatimenne. Cette conclusion mérite d’autant plus d’attirer l’attention qu’elle est déduite, dans ce cas, de l’étude des hématies nucléées et qu’elle constitue à cet égard un tait intéressant, repris depuis lors par Ferrata pour l’interprétation des hématies à ponctuations basophiles des mammifères.
Nous noterons ici encore, comme chez la Torpille, l’existence d'érythrocytes orthochromatiquos adultes en karyokinèse. Dans ces globules en mitose on ne voit ni nucléoles ni grains protoplasmiques. Nous avons remarqué aussi, malgré tout le soin apporté à la technique des préparations, des formes d’érythrocytes dépourvues de noyau, mais présentant le ou les grains nucléolaires. Il existe aussi çà et là do rares noyaux libres dé globules rouges.
Quant aux globules blancs, ils appartiennent aux catégories suivantes : lymphocytes grands et petits, mononneléés ù protoplasma aréolaire, leucocytes ù noyau polymorphe et à protoplasma neutrophile sans granulations (triaoide, Giemsa), éosinophiles ù noyau rond et à noyau polymorphe, à granulations rondes et inégales.
Le sang du cheval (Brochure de 19 pages). Réunion biologique de Bordeaux. Soc. de hiol., séance du 7 juiilet 1908. Gai. Itebd. des Se. méd. de Bordeaux, 12-19 juillet 1908, p. 323-330, 339-340. (Avec L. Mueatet et P. Dusaoux.)
Pour l’hématimétrie et pour l'examen sur frottis on se contentera de piquer au vaccinostyle la pointe do l’oreille ou la muqueuse dos lèvres. Une aiguille assez courte de 3/4 de millimètre de diamètre intérieur, enfoncée dans la jugulaire, permet un examen plus complot et plus aisé qui portera sur les premières gouttes de sang. Dans le sang veineux de la jugulaire, la proportion des globules blancs est un peu plus élevée que dans le sang de l’oreille et de la lèvre. Les rapports leucocytaires oscillent dans des limites physiologiques, que l’on prélève le sang dans telle ou telle veine ou encore sur la peau de l’oreille et h la surface de la muqueuse labiale. Ou ne trouvo normalement, ni chez le poulain, ni ehez le cheval, aucune hématie granulo-filamenteuse ou polychromatophde pas plus que de globules rouges nucléés. Le deuxième jour après la naissance on rencontre de rares globules rouges montrant un corpuscule spherique, d’un diamètre de 0,87 h 1,74, répondant au « reste nucléaire » de Jolly.
Les hématies du cheval, un peu inégales, variant de 4,52 h 7,83 ont un diamètre moyen de 5,03. Leur membrane se marque par un trait plus dur que celle des hématies de I homme. Parmi les globules blancs on remarque, h tous les âges, un petit nombre de grandes formes, lymphocytiques, h bordure cytoplasmatiqueplus ou moins large et basophiles; elles peuvent présenter, ainsi qu’un Certain nombro de lymphocytes ordinaires et de grands mononucléés à noyau unique, rond, ovalaire, réniforme ou lobé, quelques grains azurophiles. On met parfois le centrosome en évidence, en regard de l’encoche nucléaire.
Les leucocytes polynucléés du cheval possèdent, quoi qu’on en ait dit, des granulations neutrophiles, d’une extrême finesse, leur pointillé se raréfie sur les bords de la cellule. La fixation immédiate aux vapeurs d’osmium, après récolte et dessiccation rapide du frottis h l’air libre, la coloration combinée éosine-orangealcool méthylique Jenner-Giemsa (Sabrazès), appliquée au plus tôt, les fait ressortir beaucoup mieux que le triacide. Le noyau de ces leucocytes a un aspect spécial : il est tourmenté, anguleux, à étrauglemeiits multiples rappelant parfois, une couronne épineuse avec le centrosome dans sa concavité, çà et là, on trouve des neutrophiles h noyau moins tortueux et moins vivement coloré et dont les granulations cytoplasmiques sont plus apparentes.
Nous no ferons que rappeler les éosinophiles à gros grains des Equidés. Leur noyau incurvé, refoulé par sa convexité vers un pôle do la cellule, est partiellement
polynucléés nculrophiles s’élèvent par contre h 07,35 »/“. c’esl-Wire beaucoup plus haut que chez les autres poulains plus âgés. Les éosinophiles et les mastleucocytes manquent. Cinq jours après la naissance, les lymphocytes oscillent de 48 à 64 ”/., les polynucléés neutrophiles do 26 à 45 ”/„. Les éosinophiles et les mastleucocytes qui font défaut chez le cheval nouveau-né augmentent progressivement à partir du cinquième jour (de 0,45 à 5 “/o).
Dix animaux adultes, de quatre â treize ans, nous ont fourni les préparations de sang immédiatement après le repas du soir; six vieux chevaux (dix-huit â vingt ans) ont été examinés comparativement; do même sept mulets et une mule et huit ânes entiers. Ce tableau fait ressortir la lymphocytose du poulain, le relèvemeqt progressif des lencocytes polynucléés neutrophiles qui atteignent leur maximum pendant la vieillesse. Les éosinophiles, peu nombreux chez le poulain, dépassent 4 “/„ â l’âge mûr et baissent ensuite. Nous n’avons pas trouvé de maslzellen chez le poulain ; ces mastzellen augmentent de nombre avec l’âge. Dans le sang du mulet, le pourcentage des lymphocytes est de 10 % plus élevé que dans celui du cheval adulte. De même dans le sang de l’âne qui présente de plus un haut degré d’éosinophilie (23 "/o dans un cas et 10 "/• tu» moyenne) et une baisse de 10 "/o des polynucléés neutrophiles.
Los matières fécales des chevaux adultes (30 »/» èt celles des ânes plus fréquemment encore contenaient des œufs de sclerostomes ainsi que parfois de rares embryons nématoïdcs et une véritable culture de Dimastigamœba. Quatre chevaux et cinq juments ont été examinés â jeCin, c’est-à-dire quinze heures après le dernier repas ; doux avaient dans les matières fécales des œufs de sclérostomes. L’état du sang concorde avec celui des chevaux examinés immédiatement après le repas.
Voyons maintenant l’influence de l’alimentation. La ration journalière ordinaire des chevaux do troupe dans la cavalerie légère est de 4 kil. 500 d’avoine, 2 kil. 500 do foin, 3 kil. 500 do paille, 20 à 23 litres d’eau. Que se passe-t-il dans le sang six heures après le repas du matin? Dix animaux (six chevaux et quatre juments), dont trois avaient dans les matières fécales des œufs de sclérostomes, ont été examinés. L’influence digestive se traduit par une lymphocytose (13 % au-dessus do la moyenne normale) avec baisse correspondante des leucocytes polynucléés neutrophiles (de plus de 10 */„) et des grands mononucléés. Quatre heures après le répas (dans deux autres cas) nous avons ou de l’hyperleucocytose avec lymphocytose.
Laisse-t-on les chevaux à la diète hydrique pendant deux jours (25 litres d’eau par vingt-quatre heures), il on résulte une polynucléose et une éosinophilie légères. Trois chevaux et une jument ont subi cette épreuve ; l’un d’eux avait dans les
Sept chevaux (l’un d’eux ayant de rares embryons nématoïdes dans les fèces) sont soumis à une épreuve qui a consisté & courir 230 kilomètres en soixante heures. Chasun d’eux portait un poids moyen de 100 kilos. Le sang a été examiné avant et immédiatement après l’épreuve.
Hyperleucocytose, énorme polynucléose (jusqu'à 90 avec myétocytose dans deux cas, hypoiymphocytose et hypoéosinophilie, tels ont été les effets de ce raid sur le sang. Ces chevaux n’ont pas été malades de ce chef. La jument gagnante de la course organisée en 1908 par la Petite Gironde ayant couvert 730 kilomètres en six jours avait à l’arrivée : grands lymphocytes, 0,20 lymphocytes ordinaires, 10,74 ”/„, grands mononucléés 1,22 polynucléés neutrophiles 87,70 ”/"• Ces résultats sont à rapprocher de ceux obtenus chez l’homme après une course forcée en montagne (P. ïissié et A. Blumenthal).
Nous avons étudié de plus les variations leucocytaires et la réaction loaopmle dans divers cas do pathologie équine. La gourme, la pleurésie purulente, etc. bouleversent les rapports leucocytaires et suscitent une polynucléose très marquée.
L’iodophilie apparaît dans le jeûne, sous l’influenoe du surmenage physique ; elle est très accusée dans les infections surtout suppuratives.
'Ommm. Contribution à l’étudedu sang des Équidés. Thèse de Bordeaux 1908.
Cette thèse a été faite en collaboration avec Sabrazès et Muratet.
HÉMATIES A PONCTUATIONS BASOPHILES : NATURE, SIGNIFICATION, SÉMÉIOLOGIE
Granulations basophiles des hématies dans l’intoxication du cobaye par le plomb et dans le saturnisme chez l’homme. Soc. linn. de Bordeaux, 4 avril, 2 mai et 6 juin 1900. (Avec BounRET et M. Lbgeb.)
Les hématies à granulations basophiles dans le saturnisme expérimental et clinique. Congrès international de médecine, août 1900. Hernie de phyeiol. et depathol. générale, novembre 1900, avec une planche en couleurs. (Avec Boobeet et M. Leoee.)
Hématies à granulations basophiles dans le sang d’un sujet ayant reçu une charge de menu plomb (coup de lusil) dans un bras. Soc. linn. de Bordeaux, 9 janvier 1901.
Sc. méd de Bordeaux,
A propos du sang des saturnins et de la question de la polychromatophilie, des hématies granulo-réticulo-fllamenteuses et des hématies à granulations hasophiles. Folia Immatologka, 1 Teil, Archiv IX, Bd 1910.
COSCLÜSIOSS GÉaÉEALES DE CES TRAVAUX ■
Le 4 avril 1900, nous avons fait connaître les résultats de recherches expérimentales et cliniques poursuivies depuis 1889, avec Bourret et M. Leger, sur les hématies à granulations basophiles. Nous montrions la facilité avec laquelle chez le cobaye, animal réactif, l’injection de minimes doses de sels de plomb faisait apparaître dans le sang, déjà quelques heures après rintroduotion du toxique, des hématies ponctuées. Quelle que fût la voie choisie (tube digeslit, péritoine, tissu cellulo-adipeux), le résultat était le môme, à la rapidité et à l’intensité d’apparition près. Nous avons décrit et figuré les diverses modalités d’hématies à ponctuations basophiles et insisté sur leur association à des polychromatophiles, ainsi qu’à des globules rouges nucléés dont le cytoplasme peut présenter les mômes particularités que les hématies sans noyau. Personne avant nous n’avait établi le rôle extraordinairement électif du plomb dans la production expérimentale de ces phénomènes. De plus, la valeur séméiologique chez l’homme de ces hématies ponctuées, leur constance, parfois leur abondance dans le saturnisme, par opposition avec leur
nutres observateurs, s’affirmait après nos recherches. L’expérimentation venait à l’appui de nos constatations hématologiques sur l’hQmme. Tandis que le plomb faisait si facilement apparattre ces hématies ponctuées dans le sang du cobaye, l’injection à ce même animal de beaucoup d’autres substances toxiques ne produisait rien de semblable. Exceptionnellement, dans ces cas et aussi chez quelques cobayes neufs anémiés par une alimentation défectueuse, nous rencontrions, à côté des hématies polychromatophiles normales, de très rares hématies à ponctuations basophiles. Les agents méthémoglobinisants pouvaient cependant susciter un afflux
Grawitz tenait ces hématies ponctuées pour des globules rouges dégénérés. Dès 1900, nous les considérions comme des hématies de régénération. Hématies granuleuses de la coloration quasi vitale (polychromatophiles après fixation), hématies à ponctuations basophiles sont les unes et les autres des formes jeunes, témoins de l’activité médullaire. Mais la polychromatophilie représente un stade plus régulier, transition rapide à l’état normal entre l’hématie nucléée et l’hématie adulte orthochromatique. L’hématie à ponctuations basophiles témoigne d’une exaltation de Térythrocytopoièse, mais celle-ci est partiellement déviée de la normale.
ïégion des normoblastes est impuissante à évoluer vers l’élément adulte du sang, le normocyte orthochromatique. Le sang a perdu sa capacité de régénération complète ; les globules rouges abondent, mais les hématies ponctuées diminuent et cela alors que les phénomènes de dégénérescence croissante des hématies paralysent la rénovation sanguine.
Nous avons, de plus, démontré expérimentalement qu’une intoxication trop brutale contrarie au lieu de favoriser la formation des hématies à ponctuations basophiles ; elles diminnent de nombre au point qu’on n’en décèle presque plus dans le sang au moment de la mort. Ce fait (confirmé par 0. Nœgeli) prouve que ces hématies ne sont pas, comme le pensait B. Grawitz, des normocytes lésés par le plomb.
Depuis la publication de nos recherches, le cobaye constitue, conformément à ce que nous écrivions en 1900, pour l’étude expérimentale des divers types de globules rouges, un réactif extraordinairement sensible universellement adopté.
Que sont ces ponctuations basophiles qu’on ne confondra pas avec les aspects granulo-réticulo-filamenteux de la coloration vitale ? Sont-ce des produits artificiels créés par les méthodes colorantes? Non, certes, car on les voit à l’état frais dans le sang du cobaye intoxiqué par le plomb. Leur basophilie les fit primitivement dériver du noyau. En 1900, nous penchions pour l’origine nucléaire, sans parler toutefois d’une émanation chromatinienne. Nous notions en effet que, contrairement à la
En outre des recherches d’hématologie générale sur la signification et la provenance des hématies h ponctuations basophiles, nous avons tait l’application de ces données expérimentales à la clinique; les intoxications par le plomb, tranches ou larvées, suscitent ce stigmate globulaire qu’il est aisé de dépister. La liste de nos publications sur ce sujet nous dispense d’entror dans plus de détails.
ÉOSINOPHILIE ÉCHINOCOCCIQUE LOCALE ET SANGUINE
En 1899, dans notre rapport au Congrès do Lille (Hématologie clinique), nous nous exprimions ainsi ; « Dans les cas de kyste hydatique, il y aurait intérêt, ce qui n’a pas été fait jusqu’à présent, à rechercher l'éosinophilie »..
Depuis lors, nous avons réuni de nombreux matériaux personnels sur ce sujet, ainsi que le montrera l’analyse des publications suivantes. La réaction sanguine éosinophilique s’observe dans de nombreux cas, en dehors des parasitoses; dans un chapitre de notre rapport au Congrès de Lille, dans notre travail sur la granulomatose à éosinophiles et à mastzellen du cheval,- dans la thèse de notre élève Brouqueyre se trouvent des mises au point successives de l’éosinophilie en général.
Dans l’échinococcose du toie non suppurée, l'éosinophilie a tait ses preuves; elle demande à être dépistée par des médecins exercés ; elle peut subir des voiles momentanés sous l’influence de certaines médications; elle peut manquer pour diverses raisons, de même d’aiileurs que la réaction de fixation du complément. Il faut toujours interpréter ces éosinophilies et les mettre en balance avec les autres symptômes.
Examen du sang dans les kystes hydatiques. Eosinophilie looale et générale. Technique histo-hématologique. Mém. et Bull, de la Soc. de méd. et de ehir. de Bordeaux, séance du 16 janvier 1903 (Brochure de 19 pages). Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 19 avril 1903.
Après un exposé de la technique hématologique et histologique, que nous utilisions à cette époque pour mettre en évidence les éosinophiles et un historique de la question, nous relations 7 observations oh l’éosinophilie pouvait servir au diagnostic. De plus, nous décrivions, fait nouveau confirmé depuis lors de divers côtés (Dévé, Chauffard et ses élèves), réosinophilie looale. Elle était, extraordinairement marquée autour d’un échinocoque musculaire (triangle de Scarpa) provenant du service de M. le Professeur Lanelongue. Nous signalions les formes uninucléées d'éosinophiles développées sur place et non toutes hématogènes. Nous remarquions l’association de cellules lymphocytoïdes, de cellules plasmatiques, de cellules conjonctives jeunes, de mastzellen dans l’atmosphère conjonctive du kyste.
de notre élève Brouqueyre : « Do l’éosinophilie générale et locale dans les kystes hydatiques », Bordeaux, 1908-1906.
Ces faits présentent donc un certain intérêt biologique et clinique.
Kyste hydatique du rein rompu dans le bassinet. Hydatidurie. Pyurie amicrobienne. Eosinophilie urinaire. Communication à la Réunion biologique de Bordeaux, séance du 13 juin 1906. Gaz. hebd, des Sc. méd. de Zim'ffeouj:, 17 juin 1906. ; Soc. de biol., 26 juin 1906, t. LX, p. 1096 (Avec L. Müraiet.)
L’éosinophilie locale des kystes hydatiques, que l’un de nous a fait eonnaltre, peut se manifester dans bien des conditions. En voici un curieux exemple relatif à un kyste du rein gauche avec hydatidurie.
Léonce L.... âgé de trente ans, eut, en 1899, une violente douleur dans le côté gauche avec éruption urticarienne fugace. En 1903, on fit le diagnostic de kyste hydatique du rein gauche, diagnostic Confirmé par l’intervention chirurgicale (marsupialisation et drainage) qui fut faite le 20 avril 1906 (D' Chavannaz).
Des examens du sang et de l’urine faits eu série, il résulte que l’éosinophilie, faiblement marquée dans le sang avant la rupture du kyste (2,40 ”/,), s’est accentuée à partir du moment oh il y a eu élimination de membranes plus ou moins désagrégées par l’urine (6,3 — S — 6,38 %) ; on notait, de plus, des myélocytes éosinophiles dans le sang (0,33 — 0,81 "/•) leucocytose totale
d’un haut degré (21.040 par millimètre cube). L’urine, d’aspect laiteux, contenait aussi de très nombreux leucocytes polynucléés neutrophiles et beaucoup de cellules éosinophiles (9 — 8,25 »/«) parmi lesquelles, fait intéressant, les éléments mononucléés étaient relativement beaucoup nombreux que dans le sang circulant (2,34 — 2,18 "/,). Après l’intervention, l’éosinophilie urinaire a baissé considérablement (l,66"/o). Notons que l’urine, au moment de l’hydatidurie, malgré l’extrême abondance dos éléments blancs contenus dans le dépôt, ne montrait pas de microbes; les ensemencements aérobies et anaérobies n’ont fourni aucune cnlture. Il s’agissait là d’une pyurie parasitaire mais amicrobienne, le liquide et les membranes recueillis dans la poche, au moment de l’opération, étaient également dépourvus de microbes aérobies et anaérobies.
Kyste hydatique du foie ouvert dans les voies biliaires. Faible vitalité des scolex. Défécation de membranes parasitaires. Enorme éosinophilie sanguine. Eosinophilie d’un ganglion du hile du foie. Soc. de biol., 9 mars 1907; Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 9 mars 1907. (Avec L. Mobatet.)
ophilie. Gaz.hebd.
dans la plupai
ment progressif, ne suscitent plus guère d’éosinophilie, ainsi que nous avons pu le constater récemment à l'examen d’un malade (kyste hydatique du foie très ancien) opéré par M. le Professeur Lanelongue, et de la pièce pathologique qu’il a bien voulu nous confier.
; L. Muratet).
Avant l’intervention le sang dénote un très léger degré d’anémie (hémoglobine 92 V., globules rouges 4.836.000 par millimètre cube), de l’hyperleucocytose (14.800), une énorme éosinophilie (29 »/., soit 4.315 par millimètre cube, trente-cinq fois plus qu’à l’état normal), et 1,5 "/„ de mastzelleu (soit trois fois plus qu'à l’état normal). Le pourcentage des lymphocytes et des polynucléés neutrophiles se trouve réduit notablement, encore que le taux de ces cellules par millimètre cube l’emporte de beaucoup sur les valeurs physiologiques.
L’urine, tantôt claire, tantôt trouble, ne contenait pas d’albumine même lorsque
plus haut il propos (lu kyste hydatique. Notons qu’un hon nombre de ces éosinophiles sont uninucléés et ont, non un noyau clair de myélocyte, mais bien, comme dans la modalité décrite par Dominici, un noyau compact rond ou ovale de inicrolymphoidocyte.
Ces éosinophiles à noyau foncé se différencient en grande partie aux dépens d’éléments lympho-conjonctits en prolifération ; il en est, parmi ces éosinophiles uninucléés, qui se trouvent, dans les mailles connectives en voie do sclérose, sous la forme d’un fusean allongé; leurs caractères morphologiques témoignent de leur parenté d’origine avec les cellules conjonctives. Leur provenance histogène plutôt qu’hématogène est aussi rendue probable par ce tait que, très abondantes dans les mailles du mésenchyme des canaux biliaires, elles sont, sur nos eoupes, très rares dans la lumière des vaisseaux sanguins. Enfin le rôle des parasites dans la genèse de celte éosinophilie locale ressort clairement do nos constatations : è l’oxamea microscopique de ce foie, les éosinophiles sont d’autant plus nombrenx qu’on se rapproche davantage des points oh se trouvent emprisonnées les douves qui ont contribué à provoquer le développement et l’accumulation de ces cellules.
Thèses inspirées et contenant de nombreux faits personnels :
E. Bbouquevre. De l'éosinophilie générale et locale dans les kijsles hijdatiques. Sa valeur diagnostique. Bordeaux, 1905.
Aduiek. De l'échinococcose dans la région landaise, 1910.
Physiologie pathologique de l'accès d’hémoglobinurie paroxystique a frigore. Soc. méd.
d’autres, entiii, de phénomènes réflexes.
Mais il est une manifestation morbide encore inexpliqnée, liée h des troubles de la nutrition générale et qui se traduit chez les sujets porteurs de végétations par un état cachectique spécial, « la-cachexie adénoïdienne ». Ces enfants sont chétifs, leur poids reste à peu près stationnaire ou n’augmente que très lentement, parfois malgré la conservation de l’appétit et malgré l’absence d’une tare quelconque ou d’une affection concomitante.
Nous nous sommes demandés si cette sorte de bradytrophie n’était pas en rapport avec des modifications profondes dans la composition du sang. Pour cela, nous avons rechercbé quelle était la formule hématologiquo do ces malades avant et après l’ablation des végétations adénoïdes.
11 résulte do nos tableaux que chez nos adénoïdiens (au nombre de 16) avant l’opération, on trouve, par rapport aux sujets normaux du même âge, un léger degré d’anémie et de leucocytoso, une augmentation du pourcentage et du nombre absolu par millimètre cube des grands mononucléés ainsi que, ù, un plus haut point, des lymphocytes et des cellules éosinophiles; par contre, il existe une diminution relative et absolue du nombre des polynucléés neutrophiles.
Après l’ablation dos végétations adénoïdes, la forme tond vers la normale. Parallèlement, l’état général s’améliore et le poids du corps augmente. Nous ferons cependant observer que le sang n’atteint pas toujours progressivement ses caractères physiologiques. Les examens successifs dénotent en effet parfois dos oscillations dans le pourcentage des types leucocytaires. Ces oscillations nous ont
semblé devoir être rapportées à des causes diverses, encore indéterminées. Quoi qu’il en soit, si l’on envisage en bloc la moyenne do nos résultats, il est manifeste
qu’après topération le sang des adénoïdiens se modifie dans le sens de la formule normale.
Ces données n’ont pas seulement un intérêt théorique, elles se doublent d'un intérêt pratique. En raison de sa constance, la formule sanguine des adénoïdiens constitue un symptôme nouveau dont on pourra tenir compte lorsqu’on discutera l’opportunité d’une intervention opératoire dans ies cas moyens de végétations adénoïdes; on sait, en eltet, que la cachexie adéno’ïdienne n’est pas strictement en rapport avec le volume des végétations.
Ces résultats ont été confirmés de divers côtés.
Résultats de l’examen d'un sujet normal soumis pendant huit jours au régime lacté absolu (variations de la formule hématologique). Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, juin 1901. (Avec A. Lesso.-!); Voir aussi la Thèse de Lesson inspirée par nous et exécutée à l’aide de nos documents personnels : « Examen du sang (formule hémato-
Sab».«ès et A. Lbgeh, in thèse de ce dernier laite sous ma direction (Bordeaux 1902).
Les dyspepsies proprement dites — hypochlorhydriques, hyperclilorhydriques,
variations hématoloniques différentes suivant leur nature,
23 .observations,étudiées à ce point de vue nous amènent à conclure que dans l'hyper- comme dnns l’hypochlorhydrie, le taux des globules rouges, des globules blancs et de l’bémoglobine reste sensiblement normal ; au cas d’bypersécrétion il existe de l’hyperglobulio.
Le sang des hyperclilorhydriques accuse une légère polynucléose neutrophile ; celui des hypochlorhydriques une lymphocytose.
Dans la dyspepsie nervo-molrico le sang est normal, sauf une baisse de
Les cas de cancer de l’estomac examinés comparativement montrent un haut degré d’anémie, de leucocytose et de polynucléose neutrophile ; de plus, h l’encontre des dyspepsies simples, le cancer s'accompagne d’une inégalité do volume et de coloration des hématies, de poïkilocytose, de polychromatophilie et parfois do globules rouges nucléés et d’hématies h granulations basophiles.
Ainsi les résultats varient avec les divers types de gastropathies ; la séméiologie gastrique devra donc en tenir compte.
Ces données pourront, par exemple, eclaircr un diagnostic incertain lorsqu’on présence d'une liypochlorhydrie il s’agira do savoir si elle représente un simple état dyspeptique ou si elie est symptomatique d’un cancer latent.
Action du nitrate de pilocarpine sur les rapports numériques des éléments fignrés du sang. (Brochure de 13 pages; 28 protocoles d’examen du sang), Gas. Md. desSc. méU. de Bordeaux, 30 novembre 1902.
dépression inaccoutumée dos forces et un malaise général, cette réaction tend à s’atténuer, chez l’homme, après une série d’injections, comme s’il se produisait une accoutumance. Chez le cobaye, la réaction va plutôt s’accentuant au fur et à mesure qu’on multiplie les injections.
Le sang dans le rhumatisme articulaire aigu. In Thèse de Tbélèmb : « Contribution è l’étude hémàtologique du rhumatisme aigu, du rhumatisme chronique et de la chorée de Sydenham », Bordeaux, 1003.
La plupart des observations de ce travail nous sont personnelles, les autres ont été recueillies avec notre concours. Voici les conclusions principales : Anémie do moyenne intensité, hyperleucocytose, polynucléose neutrophile marquent la période d’état; lymphocytose, éosinophilie légères, la convalescence. Mômes résultats chez les choréiques, mais avecTondance à Téosinophilio, Pas de. modifications dans le rhumatisme chronique.
Hématologie du Ei-Mo ou Pian du Laos et du Tonkin. Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 12 avril 1903, n” 13, p. 182. (Avec L. Matiiis.)
Le sang recueilli au niveau ou en dehors des lésions est très riche en cellules éosinophiles, ce qui n’avait pas encore été noté jusqu’à présent. Cotte éosinophilie inhérente au pian contredit l’opinion qui veut rattacher cotte maladie à la syphilis, dans laquelle l’éosinophilie manque.
A ce propos, nous indiquons une précaution à prendre lorsqu’on veut expédier des colonies dans la métropole des frottis de sang ou d’exsudats quelconques. Ces
n'a pas pris lo soin de les fixer avant l’envoi (chaleur, formol, alcool, e!c.) et do les maintenir à l’abri de l’humidité (boites hermétiques contenant de la ouate hydrophile ainsi qu’un sachet ou un bouchon cxsiccateur au chlorure de calcium).
Réaction iodophile des leucocytes dans les suppurations aseptiques par injection souscutanée d’essence de térébenthine. Académie desscienoes,avriU903.(AvecL.MüBAm.)
Le virage au brun acajou de certains leucocytes dans les préparations de sang s’observe au cours d’un grand nombre d’états infectieux. Cette réaction iodophile est particulièrement intense dans les processus suppuratifs. Les scptico-pyohémies staphylococciques, pneumococciques, colibacillaires la suscitent au premier chef, ce qui, à notre avis, a' une grande importance séméiologique; la tuberculose la provoque à un degré bien moindre. Faut-il envisager cjjtte iodophilic comme la signature d’une influence exercée par certaines toxines microbiennes sur les globules blancs ou bien y a-t-il lieu d’élargir le cadre des conditions dans lesquelles apparaît cette réaction? Los expériences de suppuration aseptique nous permettent d’intervenir utilement dans le débat.
Examinons à l’état normal le sang du cobaye et du chien : on n’y trouve pas do leucocytes donnant la réaction iodophile sur préparations sèches.
Injectons alors ascptiquement à ces animaux, sous la peau du dos, un peu d’essence de térébenthine. Déjà au bout de quelques heures l’iodophilio se manifeste dons le sang. Le lendemain et les jours suivants elle est très accusée, tandis qu’un abcès volumineux s’est développé au niveau du point d’injection; or, le pus de cet abcès recueilli aseptiquement se montre dépourvu de germes et reste stérile à la culture ; il contient, comme le sang circulant, énormément de leucocytes polynucléés neutrophiles iodophiles. Le chien est l’animal de choix pour cette expérience.
Il résulte de ces faits que si, en pratiiiue, l’iodophilie des leucocytes do la circulation générale est lo plus souvent révélatrice d’une toxi-infection, cela no signifie pas d’une façon absolue que l’iodophdic doive impliquer tpso fado une toxinémie d’origine microbienne : les suppurations aseptiques par l’essence de térébenthine s’inscriraient en faux contre une pareille assertion.
Présentation d’un nain. Examen de son sang. Mém. et Bull, do la Soc. de méd. et de cliir. de Bordeaux, séance du 16 octobre 1903. Oaz. IM. iks Sc. méd. de Uordeaux, !•' novembre 1903.
11 s’agit d’un nain nommé Dobos Janos, âgé de vingt-deux ans, pesant 15 kilos et ayant une taille de l'"H5. Ce nain a été qualifié par Virchow d’homme-oisoau, en raison de ses petits yeux et de son nez proéminent.
Autre particularité digne d'être relevée dans notre premiêi début par une tuméfaclion au tiers moyen du tibia; l’énorme c
notis sianalorons le rontocceincnl de lo polynucléose îs .rayons X ; la présence dans lo sang do nombreuses coblastes aux myélocytes neutrophiles; la, disparition i grâce à un régime de déchioruration ; les deux phases défaillance dans l’état du cœur se traduisant au début par un
a fin par une tachycardie extrême avec hypotension du pouls, ms le sang de leucocytes ayant sur un segment de leur protoires des leucoblastes â cytoplasme basophile et sur un autre
Abcès du foie. — Très légère anémie. Globules blancs cinq fois plus nombreux que normalement (l'augmentation portant sur les leucocytes polynucléés neutrophiles) si l'abcès est aigu et récent ; réaction iodophile des leucocytes de la circulation très marquée (leucocytes polynucléés neutrophiles presque exclusivement). Si l'abcès est ancien, chronique, le nombre des globules blancs et la formule leucocytaire peuvent être normaux; présence de leucocytes iodophiles dans le sang.
Dans la cirrhose atrophique pure, commune (de Laënnec), pas de modifications bien marquées dans les rapports numériques hémo-leucocytaires, parfois anémie légère.
Dans la cirrhose mixte avec infection biliaire, lithiase intra-hépatique. — Anémie très accusée, hyperleucocytose, prédominance surtout des leucocytes polynncléés neutrophiles.
Cirrhose hypertrophique. — Anémie moyenne; baisse de la valeur globulaire ; hyperleucocytose de degré variable (deux à quatre lois plus d'éléments blancs que normalement), tait déjà signalé par M. le Professeur B. Auché.
Tumeurs malignes du foie. — Anémie très notable; abaissement de la valeur globulaire ; polychromatophilie ; hyperleucocytose (deux à huit fois plus de globules blancs que normalement). Généralement, l'augmentation porte sur les leucocytes polynucléés neutrophiles.
Cancer primitif. — Leucocytose digestive ; cancer secondaire à un néoplasme stomacal: pas de leucocytose digestive.
Maladie de Banti. — Anémie d’un haut degré avec diminution de la valeur globulaire, baisse du nombre des globules blancs (deux à trois fois moins que normalement); la diminution porte spécialement sur les leucocytes polynucléés neutrophiles ; les lymphocytes et les grands mononucléés sont augmentés dans le pourcentage des leucocytes.
Cadvis (P.-ll.). Hématologie des affections du foie et de la maladie de Banti. Thèse de Bordeaux 1904. Cette thèse faite avec notre collaboration contient un grand nombre de renseignements bibliographiques relatifs à l'hématologie clinique des diverses affections du foie et de la maladie de Banti, ainsi qu'une observation originale suivie d’une étude anatomo-pathologique d'un cas intéressant de maladie de Banti observé à Bordeaux dans le service de notre maître, le docteur Baudrimont, ainsi qu’ün cas personnel de cirrhose mixte et polynévrite.
Sabrazôs
Examen du sang dans l’acromégalie. So