VIL — THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE ET TECHNIQUE OPÉRATOIRE
J’ai eu l’occasion d’étudier certaines méthodes thérapeutiques et quelques procédés opératoires que je résumerai dans ce chapitre.
Les uns ont trait à des opérations encore peu connues et dont certaines n’ont jamais été pratiquées en France ou ne l’ont été que très exceptionnellement.
Le plus grand nombre sont des procédés opératoires originaux et que j’ai été le premier à décrire et à appliquer.
soulager une malade atteinte de cancer utérin en proie à des douleurs cruelles et condamnée à brève échéance, a atteint son but. La malade a été très soulagée et s’est éteinte paisiblement six semaines après l’opération.
L’autopsie n’a malheureusement pu être faite.
L’hémi-réseotion du thorax. (Gaz. de» Up., 1898, p. 199.) presque complète de la paroi costale, pratiquée dans le but de guérir
muscles et l’omoplate, qui viennent s’appliquer contre le diaphragme, le poumon et la plèvre médiastine elle-même. »
Telle est, à peu près exactement, l’opération de Schede, pratiquée un certain nombre de fois à l’étranger, en particulier par le chirurgien de Hambourg, mais qui, en France n’a pas, que je sache, été
J’ai eu l’occasion d’en pratiquer une.
Mon malade, âgé de 24 ans, avait subi successivement une dizaine de ponctions, une pleurotomie et une opération d’Estlander.
que la plèvre entière était transformée en une immense cavité suppurante. Le poumon, complètement rétracté sur son hile, comblait à peine la gouttière costo-vertébrale.
Le malade s’affaiblissant de plus en plus, je lui pratiquai quatre mois après le désossement complet de la paroi costale.
C’est une opération formidable, àl’aspect d’autopsie. L’incision en U que je pratiquai n’avait pas moins de 70 centimètres!
L’opération fut cependant assez simple. J’enlevai l’épaisse couche de fausses membranes pleurales qui fixaient le poumon dans la gouttière costo-vertébrale, faisant ainsi suivre l’extirpation de la paroi de la décortication pulmonaire.
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