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SYPHILIS NERVEUSE

Les réactions du liquide céphalo-rachidien dans la syphilis nerveuse

Des trois réactions rachidiennes qui sont couramment étudiées au cours

le B.-W. rachidien qui obéit le mieux à la cure et qui devient assez fréquemment négatif, sauf chez les paralytiques généraux, comme nous le verrons plus tard, où il reste à peu près toujours irréductiblement positif. Les examens sériés rachidiens que nous avons poursuivis concomitamment avec ceux du sang chez les syphilitiques nerveux nous ont montré que les réactions de B.-W. pouvaient être décelées dans le milieu humoral sanguin sans que l’examen médical le plus attentif puisse révéler le. moindre signe pathologique clinique. Par contre, tout B.-W. rachidien reconnu positif dans les conditions requises d'exactitude et de contrôle rigoureux s’accompagnera de symptômes plus ou moins atténués ou évidents de la série neurologique ou psychiatrique.

Il y a donc une différence importante à établir entre le B.-W. rachidien positif, qui s’accompagne nécessairement d’une signature clinique, et l’hyper-albumino-cytose rachidienne dont la constatation pour certains , auteurs peut rester libre et isolée de tout symptôme clinique.

Unité et dualité du virus syphilitique — Formes cliniques Réactions humorales — Traitement

ment. II ne pourrait se perpétuer. Si l’on suppose, en effet, un germe syphilitique doué d’une affinité à peu près exclusive pour le système nerveux, vraiment neurotrope, ce germe ne sera contagieux qu’à la période du chancre, puisque les accidents cutanés et muqueux seront l'extrême exception. Un tel germe est donc frappé d’impuissance puisqu’il n’essaime au dehors qu'exceptionnellement. Or, les cas de syphilis nerveuse semblent au contraire devenir plus fréquents que par le passé.

Enfin, troisième objection, on sait que chez les syphilitiques du système nerveux, l’inoculation (Kraft-Ebing) du virus syphilitique de chancre reste négatif.

Il n’y a pas lieu d’insister davantage.

Dans la discussion d’un traitement syphilitique, on ne saùrait être d’une intransigeance rigoureuse. 11 faut demeurer opportuniste et tenir compte des modalités dé la maladie, de son type évolutif, des renseignements donnés par les réactions humorales, ainsi què de la susceptibilité de 1 organisme vis-à-vis de tel ou tel agent thérapeutique.

Nous avons proposé, dans le traitement de la neurosyphilis, le procédé des petites doses sous-cutanées ou intra-musculaires répétées et prolongées. Nous avons pensé que chez les sujets se trouvant la plupart du temps déjà aux confins de l’âgé mûr ou de la vieillesse, déjà affaiblis par la lésion nerveuse et avec un état général peu satisfaisant, il y avait intérêt à ne pas pratiquer le choc brutal hebdomadaire de l’injection massive et à substituer à la voie intra-veineuse la voie d’apport sous-cutané ou musculaire.

Un autre avantage de l’utilisation, dans lés neurosyphilis, de la voie

à leur convergence ganglionnaire) nous avons pu formuler les conclusions

Les prolongements arachnoïdo-pie-mériens sont beaucoup plus fidèles à la racine postérieure qu’à la racine antérieure. Ils s’attachent à cette racine postérieure, pénétrant même avec elle dans le pôle interne du ganglion rachidien, puis s'arrêtent à ce niveau, se terminant en trois à cinq culs-desac effilés, tout au voisinage des cellules ganglionnaires.

Cette terminaison si spéciale des culs-de-sac de la racine postérieure nous explique encore certains faits cliniques.

1° On sait qu’au cours de certaines tumeurs cérébrales les réflexes tendineux sont abolis alors que la motilité est respectée (Raymond et Philippe, Raymond et Lejonne). Or, si l’on se rapporte au schéma ci-joint, on comprend aisément que sous l’influence de l’hypertension du liquide céphalorachidien, les culs-de-sac arachnoïdo-pie-mériens de la racine postérieure aient à supporter presque à eux seuls la poussée hypertensive. Les cellules ganglionnaires s’accommoderont mal de ce voisinage de culs-de-sac hypertendus, elles seront imbibées, elles ne répondront plus à l’excitation périphérique des lendons et c’est ainsi que les réflexes tendineux seront sup-

2“ On sait aussi qu’au cours du zona, la lymphocytose rachidienne est presque la règle, comme nous l’avons montré avec M. Brissaud. Or en admettant l’étiologie ganglionnaire du zona, on comprend que suivant l’intensité de ces lésions ganglionnaires et suivant leur diffusion à tout ou partie de ces ganglions, pôle interne ou pôle externe, la réaction méningée et l’exode leucocytaire consécutif se fassent sentir plus ou moins vivement.

3° On sait encore que l’inflammation méningée dans le tabes, localise ses premiers effets au niveau des racines médullaires (névrite radiculaire de Nageotte). Or les culs-de-sac sous-arachnoïdiens que nous avons décrits sont tout à fait aptes à localiser le processus méningé tout autour de la racine postérieure, et à entretenir et à perpétuer dans cet endroit un tel processus. Dans deux autopsies de tabétiques, j’ai pu constater que les lésions méningées étaient beaucoup plus accusées au niveau des nerfs de conjugaison de la région dorso-lombaire ; c’est-à-dire en un point où les culs-

Hdp-,

dylites par « obusite » ou vent d’obus. Attituc

fém, de la Soc. Méd. des Hôp. de Paris , an 3

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