ALGIES
Nerfs périphériques — Carrefours de conjugaison — Plexus — Racines Funicules — Moelle — Cerveau — Sympathique
C’est au tissu nerveux qu’est dévolue la fonction de sensibilité. Sans fibres sensitives, pas d’algies.
Dans la hiérarchie des êtres, ce sont ceux les plus richement dotés en» fibres sensitives qui possèdent le triste apanage de réagir le plus facilement à la douleur. Les fibres sensitives s’éparpillent, s’essaiment sur tout notre tégument, sur nos muqueuses, dans l’intimité de nos viscères, fibres sensitives simples et également fibres sensitives sympathiques qui s’enchaînent plus particulièrement au tronc vasiculaire et nerveux.
En présence d’une algie vraie, la solution clinique tient dans cette for-
A. —Quel est le siège de l’algie. S’agit-il d’une algie à point de départ périphérique ou central?
B. — Quelle est la cause de l’algie?
C. — Quelle est là participation ou l’appoint du sympathique dans la manifestation douloureuse ?
A. — Quel est le point de départ de Valgie ?
Tout le long des voies nerveuses, de la périphérie aux centres médullaires ou cérébraux, l’algie peut prendre son point de départ.
Le diagnostic de localisation des algies d’origine radiculaire ou d’origine funiculaire (au niveau du carrefour du trou de conjugaison) est de grande importance, à cause surtout des considérations thérapeutiques d’ordre chirurgical.
Un des signes différentiels les plus nets entre la radiculite douloureuse et la funiculite douloureuse* est l’absence de contracture para-vertébrale
Lorsqu’il s’agit, au contraire, de scoliose croisée, celle-ci survient, dans lés formes hautes de sciatique, à trous de conjugaison intéressés. La scoliose croisée intervient alors pour ouvrir le trou de conjugaison et libérer autant que possible les funicules sacrées, de la compression des canaux conjugués Dans les cas à diagnostique difficile, il faudra toujours s’adresser à un double contrôle de laboratoire, à la radiographie des vertèbres responsables et à l’examen du liquide céphalo-rachidien.
Les sciatiques secondaires qui ne reconnaissent pas une compression à point de départ du membre inférieur ou du petit bassin sont sous là dépendance du rachis lombo-sacré, Pott, syphilis vertébrale,, spondylites infectieuses, néoplasies, etc. Dans ces cas, le liquide céphalo-rachidien est presque toujours modifié dans sa coloration, et dans sa teneur en albumine,- La teinte jauriâtre et là dissociation albumino-cytôlogiqùe sont les témoins d’un facteur compressif.