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Noie sur Vanatomie générale de l'endartère

Réseaux capillaires limbiformes. — Chez le Lapin et chez les Oiseaux, les réseaux capillaires du tissu conjonctif lâche sont disposés d’une façon toute particulière. Ils sont appendus aux fusées vasculaires de distribution, artério-veineuses, comme des folioles sur le pétiole commun d’une feuille composée. On peut séparer ces petits systèmes et reconnaître qu’ils sont au début formés par des capillaires très serrés, mais dont l’ensemble est figuré dans sa forme et imite une foliole. Entre les capillaires existent des cellules jeunes. Ce sont ces cellules qui subissent l’évolution adipeuse à l’exclusion des cellules fixes du tissu connectif ambiant. Quand cette évolution est terminée,

le système limbiforme, de plat qu’il était, devient globuleux et passe à l’état de peloton adipeux. La forme de ces pelotons est donc commandée par le petit dispositif vasculaire qui vient d’être décrit. Les réseaux limbiformes sont les organes directeurs de la forme générale du tissu adipeux sous-cutané. Ce fait étend la loi formulée par M. Flemhing il y a déjà plusieurs années.

Endartère. — L’auteur a découvert [25] entre le plan de grandes cellules connectives formant dans l’endartère les grandes figures de Langhans et le plan le plus interne des cellules musculaires vraies, une couche de grandes cellules rameuses anastomosées les unes avec les autres dans le sens toujours tangentiel, mais dans tous les plans. Au centre de leur corps protoplasmique étoilé, on trouve un ou deux noyaux entourés d’un fuseau de protoplasma renfermant des granulations ambrées. Autour de ce fuseau, le protoplasma marginal de là cellule présente une striation longitudinale, d’une régularité et d’une netteté parfaites. De la sorte, ce protoplasma est divisé en une série de baguettes cylindriques juxtaposées, tout à fait comparables aux cylindres primitifs des fibres musculaires lisses. Ces baguettes se poursuis vent sur les anastomoses des cellules entre elles, et passent de cellule à cellule en gardant leur individualité. L’aspect général est tout à fait comparable au réseau plexiforme des muscles lisses de la vessie d'une Grenouille. Ce sont là des éléments probablement musculaires qui avaient échappé jusqu’alors à l’observation.

Avec son élève M. Vialleton, l’auteur a depuis repris l’étude de l’endartère. L’endartère des gros vaisseaux, tels que l’aorte et l’artère pulmonaire, présente à considérer de dedans en dehors : A) une couche endothéliale ; B) une couche sous-endothéliale ou vitrée ; C) une couche de tissu conjonctif embryonnaire, puis plus profondément muqueux (couche intermédiaire ou formation muqueuse de l’endartère) ; D) une couche juxtamusculaire (formation élastique et connective de l’endartère). C’est dans cette couche que sont placées les grandes cellules striées d’apparence musculaire, et qu’on trouve les éléments migra-

leurs. Ceux-ci ne s’engagent jamais dans la couche la plus interne pu embryonnaire d’une grosse artère saine [VII].

Endothélium vasculaire. —Dans les fixations par les solutions aqueuses d’acide osmique, l’endothélium des vaisseaux sanguins prend une forme columnaire qui le fait ressembler à celui des glandes à mucus. L’auteur a signalé ce fait en 1881. Depuis lors, il s’est convaincu que le phénomène consiste dans un gonflement de l’endothélium par l’eau des solutions osmiques, suivi de la fixation de la cellule dans cet état. L’endothélium des vaisseaux sanguins étant à ce point vulnérable, que des solutions osmiquesà 1 pour 100, qui fixent net les globules sanguins et la myéline des tubes nerveux, le gonflent et lui donnent l’apparence columnaire, on peut eu déduire que l ’injection de l’eau et des sérums artificiels dam les veines est une des pratiques les plus dangereuses existant en thérapeutique.

G. TISSUS ÉPITHÉLIAUX

ÉPITHÉLIUMS VRAIS. — PARAÉPITHÉLIUMS

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