Dermatoses (article), anatomie pathologique générale
38. Sur les fibres unitivesdes cellules du corps muqueux de Malpighi.
Sur l'évolution épidermique et l’évolution cornée des cellules d corps muqueux de Malpighi.
■40. Sur les gaines interne et externe des poils (stratum vésiculeuœ, formation réticulée, etc.).
pathologique de l’acné varioliforme ou molluscum 1 de Baleman.
recherches anatomiques sur la prépustulation lion varioliques.
* dcmalologie a demMIlgiwUd, 1881.
ation pour servir à l’histoire de Vèlèphantiasis ; lymphatiques.
aantin de l’ectoderme tégumentaire. —Che
et notamment chez l’Amphioxus, les cellules de '
Vaisseaux sanguins de la peau, leur type. Explication de la forme arrondie de la plupart des lésions cutanées élémentaires [36, 37]. — La peau doit sa vitalité aux réseaux sanguins qui la parcourent et qui se superposent en plans vasculaires parallèlement à la surface du tégument. La distribution des dermatoses à la surface de ce dernier serait absolument inintelligible, si l’on ne connaissait le mode exact de distribution de ces vaisseaux. Il convient de prendre pour type de la description l’appareil vasculaire de la peau munie de papilles (par exemple, celle de la pulpe des doigts) parce que les réseaux vasculaires atteignent à ce niveau leur maximum de complication et que ceux des régions dépourvues de papilles sont une simplification pure de ceux des régions papillaires.
Le réseau vasculaire sanguin le plus superficiel et le plus typique est le réseau des papilles. Chacune de ces éminences renferme un bouquet vasculaire qui, de sa base, s’élève vers son sommet. 11 est rare que ce bouquet soit forme simplement d’une artériole afférente, d’un capillaire courbé en anse et d’une veinule efférente. Communément ce premier réseau est constitué par une série d’arcades superposées qui lui donnent l’aspect d’une petite houppe. Les capillaires s’élèvent jusqu’à l’extrême limite de la papille sans jamais pénétrer dans l’ectoderme. Souvent, au niveau du point où ils se recourbent, ils se contournent en huit de chiffre. Tout ce petit système est entouré de tissu connectif délicat dont les faisceaux sont sensiblement parallèles à l’axe de la papille. Dans les régions tactiles, ces minces bandes de tissu connectif séparent seules le corpuscule du tact du réseau vasculaire qui lui est adjacent.
. Tous les bouquets vasculaires des papilles, dirigés perpendiculairement à la surface du tégument, s’ouvrent dans un réseau vasculaire à mailles serrées qui suit, parallèlement à la surface de la peau, la ligne de base des papilles. Ce second réseau est le réseau planiforme anastomotique sous-papillaire. Il est lui-même réuni par des anastomoses à un second réseau qui lui est parallèle, mais dont les mailles sont beaucoup plus larges, moins nombreuses, et formées par les vaisseaux
afférents ou trônes de distribution. Taudis que le réseau sous-papillaire (qui existe seul sans bouquets dans les régions lisses de la peau) est situé à la surface du derme, le second réseau planiforme avec lequel il' communique s’étale à la limite inférieure du chorion. Les anastomoses entre ces deux réseaux se font par des traits vasculaires assez grêles, qui traversent irrégulièrement le derme en formant un lacis à très larges mailles. Si nous négligeons maintenant les petits réseaux particuliers des glandes cutanées, nous voyons que la vascularisation la plus complexe de la peau comprend quatre plans de vaisseaux qui s’éta-
particulier, qui se termine à la surface par une aire limitée par une courbe fermée. Cette disposition donne la clef d’une série de phénomènes. Elle montre d’abord qu’*7 existe dans la peau des aires au ni~ seau desquelles ladistribution du sang présente une activité maxima et mii ne se confondent, nas avec leurs voisines. Elles sont seulement
par une action nerveuse névro-paralytique. Tout le système qui lui correspond va s’injecter de Bang sous haute pression, le département vasculaire va s’hyperémier (macules rondes de l’érythème) ou parfois même devenir le siège d’un œdème aigu (papules rondes de l’urticaire), Enfin, la pression peut devenir telle que le liquide ;de l’œdème, se répandant dans tous les sens, 1 et trouvant dans l’épaisseur de l’ectoderme une couche moins solide, va cliver cet ectoderme au niveau de la zone granuleuse, remplir l’espace ainsi développé, et soulever de stratum Corné en une bulle qui, elle aussi, comme sa marge conges? tive, comme la papule œdémateuse, présentera un contour circulaire!' Nous avons ainsi Vexplication de la forme arrondie d’une série de lésions cutanées élémentaires, et cette explication nous est fournie 'histologie topographiq
corps de Malpighi sont unies entre elles par des fibres unitives qui sont des différenciations tangentiélles de leur écorce ou exoplasme. Quelle est la destinée et le rôle de ces fibres unitives dans l’évolution épidermique, qui aboutit à la formation de l’épiderme desquamant, et dans Vévolution cornée de ces mêmes cellules, qui aboutit à la formation des pièces épidermiques solides (cornes, ongles, poils)?
L’auteur a pu résoudre cette question en étudiant le modèle épidermique du sabot des Ongulés fixé par les vapeurs d’acide osmique.
A) Dans la partie qui deviendra l’ongle, c’est-à-dire une. corne persistante, les fibres unitives se multiplient et deviennent plus grêles, dans l’écorce des cellules de Malpighi, au fur et à mesure que l’on s’élève du corps muqueux vers le limbe unguéal. Les noyaux demeurent gros, les lignes de ciment restent larges, traversées par les libres unitives figurant à ce niveau les épines bien connues. Dans ces conditions, les lignes de ciment, les fibres unitives et Vécorce exoplastique sont envahies par la susbtance cornée . Les cellules sont donc kératinisées sans avoir perdu leur noyau, fait que tout le monde connaît, NI I.EURS MOYENS D’UNION CONSTITUÉS PAR LES FIBRES UNITIVES,
fait au contraire absolument nouveau et qui rend compte de la solidité de la corne vraie. Cette imprégnation n’est pas précédée, comme on sait (Ranvier) de l’apparition de l’éléidine au-dessous du limbe unguéal.L’auteur a constaté, d’autre part, que le processus de l'évolution cornée se reproduit aussi, sans l’intermédiaire de l’éléidine, dans l’épidermicule et l’écorce des poils, dont les cellules complètement kérati— niséés conservent leurs fibres unitives, marquées à la surface dê longues séries de cellules par des stries parallèles, brillantes, droites, continues et faisant relief [40].
B) La couche granuleuse renfermant l’éléidine existe, au contraire, dans toute la portion du modèle épidermique qui ne répond pas au limbe unguéal. Au-dessous d’elle, c’est-à-dire de la couche granuleuse, 1 ectoderme montre, de même qu’au niveau de l’ongle, les crêtes unitives. Au-dessus d’elle il n’y a plus aucune crête unitive dans les lignés do ciment, qui sont d’ùne extrême minceur. L’exoplasme est filamétt-
teux, à filaments grêles empelotonnés, dont quelques-uns seulement, très délicats, passent d’une cellule à l’autre. La kératinisation s’opérera par suite sur des éléments collés entre eux, mais dont les joints ne sont pas chevillés. L’épiderme sera desquamant.
, L’éléidine n’est donc certainement pas une substance kératogène, puisqu’elle manque dans les cornes persistantes. Elle existe au contraire partout où les cellules du corps muqueux, après leur complète évolution, ne doivent pas rester solidement unies. Son apparition indique que la formation des filaments unitifs va s’arrêter et rétrograder: ç'est l’évolution épidermique. Son absence montre que l’on est au contraire en présence d’une évolution cornée vraie. En dehors de cétte notion très générale, on ne peut formuler aujourd’hui sur le rôle physiologique et histochimique intime de l’éléidine que des hypothèses . sans fondement [38, 39],
Formation réticulée de la gaine externe des poils. —A
mesure que la gaine externe des poils volumineux, tels que les cils, s’approche de sa terminaison sur les côtés du bulbe pileux, là où la lame de Henle s’amincit et disparaît, l’auteur a découvert une formation particulière de la gaine externe, dont les cellules, devenues globuleuses jusque dans la couche des cellules cylindriques, pressent ces dernières et les compriment dans leurs intervalles. Les cellules génératrices s’effilent alors sous forme de traits. Ainsi allongées et réduites, elles croissent néanmoins, donnent naissance par bourgeonnement à des éléments cellulaires qui se poursuivent dans les intervalles laissés par les cellules globuleuses, et constituent enfin une formation réticulée intercalaire. Les branches de ce réseau, formées par les prolongements des cellules ramifiées, dessinent un filet de mailles dans toute l’épaisseur de la gaina interne à . ce niveau. Il ne s’agit ici ni de cellules fixes du tissu conjonctif, ni de ramifications nerveuses, mais bien d’une modification des cellules malpighiennes de la gaine externe : modification rappelant celle que subissent les cellules du sac adamantin poiir former la masse muqueuse bien connue de ce sac [40].
Anatomie pathologique de la peau. — L’auteur a étudié, dans ces quinze dernières années, successivement une série de lésions cutanées. Ses idées ont été formulées d’abord dans l’article Anatomie pathologique de la peau dont la rédaction lui avait été confiée per MM. Cornil et Ranvier, ses deux éminents maîtres, pour la première édition de leur Manuel d’histologie pathologique [41]. Plus . tard, l’ensemble de ses recherches sur ce point de la science a été exposé dans l’article Dermatoses (anatomie patholooique générale) du Dictionnaire encyclopédique [37]. 11 ne sera question ici que des points principaux, répondant à des faits véritablement nouveaux,
A) Œdèmes de la peau. — L’œdème dermique est caractérisé histologiquement par la transsudation séreuse, l’infiltration des globules blancs dans les espaces interfasciculaires et le développement excessif des lacunes lymphatiques du derme. Cette dernière lésion, absolument constante, est donc la caractéristique anatomopathologique de l’œdème cutané. Elle fait acquérir aux trajets lymphatiques des dimensions dépassant de beaucoup, parfois, celles des plus gros troncs vasculaires sanguins du tégument. Quant aux vacuoles cloisonnées décrites par M. Young, elles répondent à des points de tissu connectif diffus englobés dans le derme et œdématiés à la façon du tissu conjonctif lâche. L’œdème dermique, au contraire, respecte le réseau des cellules fixes; cela vient purement et simplement de ce que jamais la pression engendrée par l’inondation séreuse des espaces interfasciculaires du derme n’acquiert une puissance suffisante pour séparer les uns des autres lès faisceaux reliés par le réseau des fibres élastiques [37, 71].
Œdème circonscrit de la peau proprement dit ; papules œdémateuses. — Le type de l’œdème circonscrit et aigu de la peau est la papule d urticaire qui forme une élevure saillante, uniforme, arrondie, à pourtour rouge auréolaire, et à centre blanc et tuméfié, à la surface du tégument. Sa saillie blanche répond à la portion du derme infiltré; son auréole rose à la zone de congestion vasculaire qui l’environne et l’agrandit. L’apparition de la rougeur précède toujours celle de la papule. La teinte
l’érythème polymorphe.
Lésions de l’œdème chronique, loi des cirrhoses postœdémateuses. — Qtiand l’cedèmede la peau est soutenu, les lymphatiques restent béants et, peu à peu, le tégument devient le sièged’une dermite subaiguë productive, avec néoformations vasculaires, tendance à la production du papillome diffus de la peau, en un mot pachydermie. Le tissu adipeux sous-cutané participe à l’inflammation subaiguë et prend la consistance et l’apparence d’un lipome congelé. Ce fait tient à ce que les vésicules adipeuses sont séparées par de large bandes de cellules indifférentes ; elles résorbent leur globe graisseux, se multiplient et tendent à édifier Un 1 tissu Conjonctif jeune dont la présence augmente encore l’apparence pachydermique du tégument.
L’œdème cutané détermine donc, quand il est prolongé ou persistant, une véritable cirrhose hypertrophique de la peau. Cette loi est générale pour un œdème quelconque. L’auteur en a vérifié l’exactitude pour une série de cas particuliers de l’œdème chronique, notamment pour
B) Phlyotène superficielle et phlyctène profonde. — L’auteur a démontré que la phlyctène superficielle (bulle ordinaire) consiste dans le décollement des couches épidermiques qui se séparent du corps muqueux au niveau du point faible de l’ectoderne, la ligne granuleuse. Ainsi se trouve développée, dans l’épaisseur de l’épithélium cutané, une cavité adventice que remplit le liquide albumineux et fibrineux exsudé des vaisseaux. Ce liquide est chargé de globules blancs et renferme toujours quelques globules rouges; et il est sorti des vaisseaux sous l’infiuençe d’un œdème brusque et localisé [71, 36],
La plhyctène profonde est une lésion découverte par l’auteur. Dans cette lésion, l’épithélium du tégument est soulevé, non plus au niveau du stratum granulosum comme dans la phlyctène superficielle, mais bien immédiatement au-dessus de la couche des cellules cylindriques. La voûte de la phlyctène est formée à la fois par l’épiderme, le stratum lucidum, la couche granuleuse et le corps de Malpighi; detelle sorte que les papilles sont restées au fond simplement recouvertes par leur couche de cellules cylindriques. Si, à côté d’une pareille lésion toute récente, il en existe une semblable de date un peu ancienne et qui ait commencé à se réparer, on est surpris de voir qu’au-dessous de cette sorte d’arrachement de l’ectoderme comprenant toutes ses couches moins une,,.il s’est reformé un épithélium cutané complet avec son corps de Malpighi, sa couche granuleuse et une mince couche épidermique : le.tout au-dessous de la voûte de la phlyctène, voûte formée par tout l’ectoderme, moins la .couche de cellules cylindriques.
La phlyctène profonde se produit parfois dans le pemphigus (Pierret), dans le zona (Chandelux), très souvent sous la plante des pieds des malades atteints de mal perforant (Renaut), etc., elle a donc sa valeur en dermatologie. En anatomie générale elle a aussi sa valeur; car elle montre que la couche des cellules cylindriques suffit pour régénérer l’épithélium cutané tout entier par son action propre. Cette couche mérite donc d’être appelée couche génératrice , terme créé par Ch. Robin, et qui doit être conservé[36, 37],
tion possible est le trajet poreux creuse dans malpighien. Si le débit de ce traj'et poreux devient énorme et, au niveau du point tri la couche épidermique cède en son point fe développant une phlycténule qui se remplii blancs et forme la voûte du sudamen.
Au début, le sudamen est translucide co parce que les globules blancs très nombreu
ficielles attenantes à la lign le mécanisme de la transfor, r M. Leloir. Cette transfi s attenantes à la couche gé
leur ramollissement, leur désintégration (nécrose par coagulation 4e M. Weigert) et, en fin de compte, dans le dégagement sur ce point du réseau de la substance cimentante qui, sur les coupes traitées ail pinceau, apparaît comme un réseau compliqué, à mailles innombra-, blés et dont les fils sont formés de grains minuscules, placés à la suité*'b les uns des autres.
Cet appareil cloisonné ne contient pas encore les éléments de la lymphe ni les corpuscules rouges du sang ; il est vide ou plutôt seulement rempli par les débris de cellules désintégrées, les noyaux devenus libres des cellules qui ont subi la transformation cavitaire, etçl.ïî Tout est seulement préparé pour recevoir un exsudât venu des vaisseaux et qui sera de nature lymphatique, ou purulente, ou hémorrhagique, ' ; s’il arrive à se produire.
Pour ces raisons, l’auteur a proposé dès 1878 [36] de réserver a çe stade préparatoire le nom de stade de prépustulation. Il est. du reste. identique dans les vésicules et dans les pustules, aux dimensions près de la lésion qui dans un cas est petite, dans l’autre plus grande. [
La vésicule et la pustule commencent donc toutes les deux par une
PRÉPUSTULE.
La vésiculation se produit et devient parfaite lorsque la lymphe ou. le liquide de l’œdème venu des vaisseaux a envahi l’appareil réticulaire.- 1 Les cavités de ce dernier sont alors remplies de cellules migratrices présentant les caractères des globules blancs du sang. Renfermés dans le réticulum, ces éléments cellulaires subissent au bout de peu de temps la transformation graisseuse, et, dans certains cas, la vésicule, claire d’abord comme une goutte de rosée, se montre comme un grain jaune opaque. La fibrine peut alors se déposer dans les cavités de la prépustule et les cloisonner de réseaux élégants. Cette transformation Se remarque très nettement dans les éruptions miliaires rhumatismales et les bulles de la varicelle, qui ne sont que des variétés de vésicules, (Comparez Vulpian, in Comptes rendus de l’Acad. de médecine, 1871;— Neumann, Handbuch der Hautkrankheiten, 1868, et Biesiadecki, Sitzungsberichteder h. h. Ahad. Wien, 1867.) I
Dans l’eczéma, la transformation purulente n’a pas le temps de se faire, et les vésicules très fines et nombreuses se rompent prématurément puis laissent écouler le liquide encore à l’état de sérosité; mais si l’on maintient le liquide exsudé en contact avec la peau en enveloppant cette dernière d'une toile imperméable (méthode d’enveloppement de notre maître, le professeur Hardy), il prend au bout de vingt-quatre heures environ tous les caractères du pus, parce que les cellules migratrices qu’il renferme meurent alors, et cessent d’être transparentes en se chargeant dégraissé [37],
La pustulation a été étudiée par l’auteur dans la variole. Elle commence par : A) papulation du tégument, simple lésion circonscrite du derme ; puis la lésion passe B) à l’état de prépustule, renfermant constamment une sphérobactérie typique.
C) A la fin du stade de prépustulation, brusquement, la prépustule est envahie par un flot ascendant de liquide. Le long des traits verticaux defibrilles cimentaires, écartant les cellules génératrices de la couche profonde cylindrique, ce liquide monte, envahit tout, refoule les lignes de ciment sous forme de bandes à traits rapprochés; certaines régions du réticulum sont aplaties entre deux fusées liquides et forment des lames rétinaculaires englobant dans leur épaisseur des cellules malpighiennes non encore devenues vésiculeuses au point d’éclater. Ainsi se forment des traînées verticales ou obliques, ou flabelliformes, sur l’interprétation desquelles les auteurs ont varié, et que MM. Basch et Auspitz considéraient comme le corps muqueux normal dissocié et aplati. Bientôt tout est rempli; le liquide pris par le réactif coagulant‘.se montre sous forme de masses grenues festonnées sur leurs bords, absolument semblables aux. caillots de lymphe. Elles en différent pourtant par uu caractère fondamental : elles ne renferment aucun globule blanc ni rouge, il n’en existe point non plus alors d’erratiques dans le derme, du moins en quantité anormale.
Le liquide qui envahit d’abord la prépustule comme par une sorte d’effraction contient de la fibrine, qui coagule parfois alors en fibrilles,
s’intriquant aveoles réseaux de la Kittsubstanz, cloisonnant les mailles de l'appareil réticulaire ; ceci rend compte des avis divers des auteurs relativement à la nature de cet appareil. Quant à l’absence totale de globules blancs, elle a une autre signification; le liquide primitif de la prépustule, qui l’envahit et bossèle sa voûte de façon à produire l’asr pect grenu décrit par MM. Rilhet et Barthez sous le nom de piqueté de forme, n’est donc autre chose que du plasma sanguin ou lymphatique filtré, dépourvu d’éléments anatomiques figurés.
Ce stade est celui delà vésiculation, caratériséepar l’envahissement de la cavité cloisonnée de la prépustule par la lymphe filtrée, chargée de fibrinogène.
B) La pustulation est ensuite caractérisée par la destruction de la couche des cellules cylindriques, seule barrière qui subsistât et qui s’opposât à la libre migration des cellules lymphatiques dans la prépustule. Suivent alors l’infiltration congestive et inflammatoire du derme, l’irp ruption du plasma chargé de globules blancs et la transformation purulente de ces globules.
E) Enfin la cicatrisation est caractérisée par le bourgeonnement du derme dénudé et par la formation d’un tissu dermique de réparation et decouchesépidermiques <pà devront toujours rester planif<yrmes,<?esià-direqui ne reproduiront jamais le corps papillaire, s’il existait auparavant dans la région envahie.
E) Acné varioliforme. — L’auteur a découvert la présence de l’éléidine dans le corps muqueux des lobules de l’acné varioliforme; il admet actuellement que, dans cette curieuse lésion de nutrition dès glandes sébacées, les comédons solides caractéristiques de la lésion sont formés de cellules globuleuses ayant subi individuellement une évolution cornée anomale, analogue à celle de certains globes épidermiques. M. Ranvier a fait en effet remarquer que, si ces cellules ont certaines réactions des cellules cornées, elles ne les ont pas toutes, et notamment quelles ne se colorent pas de la même façon que l’épiderme corné en présence de l’hématoxyline et de l’éosime [42].
trouve toujours un certain nombre de globules pigmentés répandus dans le tissu connectif, soit le long du vaisseau d’où ils émanent, soit dans les espaces interfasciculaires. Ils se montrent avec une apparence très semblable à celles qu’affectent les globules blancs en train de résorber une ecchymose. Parvenus dans les espaces du derme, ces globules doués de mouvements actifs déposent, chemin faisant, le pigment dont ils sont chargés; on en trouve des amas granuleux placés entre les faisceaux fibreux. Les cellules fixes du tissu dermique ou du pourtour, des vaisseaux s’en chargent également et prennent une apparence analogue à celles des chromoblastes des animaux inférieurs. Enfin les globules blancs pigmentés abordent la limite du derme et de l’ectoderme et déposent leurs grains noirs à ce niveau, c’est-à-dire au niveau de la ligne des cellules cylindriques. Voilà pourquoi c’est surtout cette ligne qui est chargée de pigment granuleux [37].
j. SYSTÈME NERVEUX