Nerveux (système
encore- dans leur Continuité. De là, l’apparition des segments courts intercalaires. Non seulement donc un nerf peut végéter à partir d’un point donné, et pousser des rejetons comme un arbre taillé au pied (Ranvier); mais encore il peut s’allonger en produisant de nouveaux' segments dans sa continuité. Ces segments, que Tou trouve à divers degrés de développement sur le trajet de fibres nerveuses, sont les' seoments courts intercalaires découverts par l’auteur et que, depuis lors, M. Vignal a continué à étudier [10].
Nature épithéliale de la névroglie. — M. Virchow donna le' nom de névroglie à la substance découverte en 1811- par Keuffél' entre les tubes nerveux et les cellules ganglionnaires du myêlencéphale. Il la considère comme une variété de tissu conjonctif et son opinion fut adoptée par une série d’histologistes. M. Gerlach regardait la névroglie comme un fin réseau de fibres et de grains élastiques Deiters admettait qu’elle est formée par des cellules rameuses (cellules 1 araignées de M. Jastrowitz), et M. Ranvier la regardait (1873)comme Une variété du tissu conj onctif ordinaire, constituée par des cellules plates reposant sur des faisceaux connectifs très fins entre-croisés.
En mars 1882, l’auteur a repris la question et a choisi pour objet d’études les centres nerveux amyéliniques des Cyclostomes, parce que dans ces centres l’observation n’est nullement gênée par la myéline des fibres nerveuses. 11 a constaté que la moelle épinière tout entière se développe dans la 'moelle sans qu’un seul vaisseau ait pénétré le névraxe épithélial primitif. Tous los éléments de la moelle : cellules nerveuses, fibres nerveuses et névroglie, se développent donc aux dépens du neuroépithélium de la gouttière médullaire, c’est-à'-dire aux dépens de l’ectoderme ; c’est dire encore qu’ils ont tous la signification d’ÉLÉMENTS ÉPITHÉLIAUX.
Le réseau formé par les éléments cellulaires de la névroglie et leurs prolongements fibrillaires est continu avec l’épithélium de l’épeudymë qui lui-même n’est que le reste du neuroépithélium ectodernjjque primitif. De plus, on petit constater directement que les éléments do la
nèvroglie sont le résultat d’une différenciation particulière des cellules ou grains résultant de la prolifération des cellules épendymaires et constituant les chaînes radiales et arquées de prolifération. « Sur « ces données, l’on est naturellement conduit à la conception suivante, « à savoir que : la formation épendymonévroglique est tout entière
« sions membraniformes percées de trous... C’est à la surface de ce « protoplasma translucide que sont semées les granulations graisseuses « indicatrices qui se poursuivent sur les expansions membraniformes... « Si maintenant on suit les expansions pâles du protoplasma des cel- « Iules névrogliques, on les voit, après des bifurcations et des anasto- « moses successives, prendre un aspeetparticulier. Les bords de Venais pansion membranifomme se bordent d’un trait brillant de chaque « côté; ce trait répond à la formation (Hune écorce réfrigente qui « entoure l’expansion hyaline et pâle, comme on peut s’en convaincre « en élevant et en abaissant l’objectif. Bientôt cette écorce engainé « régulièrement le prolongement qui prend au bout d’un très court « trajet l’aspect et les réactions exactes d’un filament de la névroglie, « et se poursuit au loin... Les relèvements, en avant et en arrière, de « la lame protoplasmique hyaline se comportent de la même façon, de « sorte qu’on voit tomber à pic ou angulairement, sur la cellule, des « fibres névrogliques qui viennent s’y souder ou plutôt y prendre leur « origine. En outre les fibres grosses, moyennes ou fines qui vont plus « loin gagner d’autres cellules, contournent la cellule considérée et « repassent en avant, en arrière et autour d’elle. La cellule émet donc « par sa périphérie des filaments terminés par dés fibres nèvrogli- « ques ; elle est en outre plongée dans l’entrelacement des fibres qui « vont plus loin et qu’elle n’émet pas. » [46, p. 24, 25.]
II suit de là que les cellules de la névroglie sont des cellules nées du neuroépithélium primitif et ayant subi une différenciation particulière. Les prolongements communicants des chaînes radiales et arquées évoluent en des formations filamenteuses figurant des baguettes rigides exactement comparables [46] aux longs filaments unitifs des cellules du corps deMalpighi. Ce sont là des différenciations tangentielles sous forme de fibres, faisant corps avec la cellule qui les émet, devenant libres dans les intervalles des cellules, au sein des lignes de ciment mou qui les séparent et se sont de beaucoup développées. Puis elles reprennent appui et font corps à la surface d’une nouvelle cellule, regagnent un
de Deiters qui va rejoindre des traînées typique: parcourant le tissu néoformé. Des faits sembla! observés par divers auteurs et notamment par M. cette observation a une autre portée qu’il faut sigr Entre une cellule du gliôme devenue nerveuse ment cylindre-axe et les cellules de la névroglie
r, Manuel d'histologie -pathologique, p.
intermédiaires ; cela montre que cette cellule s’est bien développée aux dépens de la névroglie. Mais on peut en outre observer que les proiongementsd’une pareille cellule prennent, au voisinage de son corps, le caractère des expansions protoplasmiques des cellules nerveuses ; après s’être plusieurs fois arborisés, ils se poursuivent sous forme de fibres nèvrogliques entrant dans la constitution du réseau général de ces mêmes fibres. Les prolongements des cellules multipolaires autres que celui de Deiters ne sont donc autre chose que des fibres de la névroglie qui ont repris, dans le voisinage de la cellule nerveuse, la constitution de lames de protoplasma. Leur signification dans les cellules nerveuses des ganglions normaux des centres se trouve ainsi éclairée d’un jour tout nouveau. Aux hypothèses bien connues de Gerlach et de Butzke, les ganglions adventices du gliôme neuroformatif, naturellement dissociés comme les normaux ne pourrront probablement l’être jamais dans une préparation artificielle, substituent une disposition évidente que l’on peut considérer comme la clef des relations générales de la névroglie avec les cellules ganglionnaires, o Cette disposition est la suivante : tous les éléments cellulaires cCun centre nerveux neuronèvroglique, qu’ils appartiennent à la névro r glie ou soient différenciés en cellules ganglionnaires, forment un réseau continu. Ils sont reliés par les fibres nèvrogliques qui partent de leurs expansions protoplasmiques, comme les. cellules du corps muqueux de Malpighi sont rattachées les unes aux autres, (pour fprmep elles aussi un réseau continu) par les pointes de Schültze etleslongs prolongements do M. Hanvier. ; '
Dans cet ordre d’idée, la névroglie prend la signification d’une forma tion réellement nerveuse, bien qu’elle joue, à l’égard des cellules ganglionnaires et de leurs cylindres-pxes, un rôle analogue à celui du tissu conjonctif. Cela même résulte du fait positif que l’on vient de démontrer : à savoir que l’une quelconque des cellules d’une masse de névroglie, même prise au sein d’une formation pathologique, sans modifier ses rapports avec les autres d’une manière sensible, pqut acquérir à la fois la forme et les fonctions d’une cellule nerveuse
ganglionnaire. Elle possède donc la neurilité à l'état latent et, dans certaines conditions, redevient apte à la développer par une simple modification évolutive. Cette notion, qui justifie les premières vues de Deitbrs, et qui montre que tout élément du névraxe, même fixé sous la forme de cellule névroglique, a gardé l’aptitude à se transformer en un élément nerveux de l’ordre le plus élevé, viendra sans doute se joindre utilement à celle de la signification purement épithéliale de la nèvroglie établie par l’auteur.
Intrication des fibres névrogliques, ciment de la névro-
la rétins. Le protoplasma est strié de façon à paraître composé d’un pinceau délicat de fibrilles granuleuses, noyées dans une masse claire qui les englobe et se poursuit sur le pied effilé en fibre de la cellule. Le long des fils de cette striation, sont semées des granulations graisseuses ambrées, semblables à celles dont le protoplasma des cellules de la névroglie est parsemé. Les pieds des cellules, étirés en fibres radiales, communiquent les uns avec les autres, à diverses hauteurs, puis avec le réseau des fibres et des cellules de la névroglie. Cette disposition rend les cellules épendymaires foules solidaires les unes des autres et devient le point de départ du système des fibres arquées bien connues.
Les ganglions nerveux se développent, dans les centres amyéliniques des Lamproies, soit par groupes de cellules sous l’épendyme dont ils sont séparés par une couche transversale de névroglie semée de grain^ (ganglions sous-épendymaires), — soit dans la ligne même de l’épendyme, sous forme de cellules isolées toutes unipolaires (ganglions, juxta-épendimaires ou intra-èpendymaires) [46].
Rétine du typejuxtaépendymaire et du type juxta-basal.
— La rétine de presque tous les Vertébrés est constituée par un centre nerveux amyélinique répondant (si l’on considère, la. situation de sa formation nerveuse par rapport à l’épendyme, c'est-à-dire aux cellules visuelles) au type des ganglions nerveux séparés de l’épendyme par une formation névroglique plus ou moins épaisse. Les cellules nerveuses s’y différencient en effet au voisinage de la limitante interne, représentant la membrane propre, basale, ou membranaprima de M. Hensen de la vésicule optique. Pour cette raison, l’auteur donne à ce mode de formation le nom de type jdxta-basal de la rétine. Les cellules visuelles sont développées aux dépens des cellules épendymaires du feuillet distal de la vésicule optique. Les couches des grains, la couche moléculaire, se développent aux dépens des chaînes arquées de prolifération édifiées également par les mêmes cellules épendymaires et de ce chef ont le caractère de formations neuronévrogliques. .Enfin les cellules ganglionnaires et les fibres du nerf optique se différencient
sert d’objet d’études dans les laboratoires. A son niveau, la limitante externe du poil se dissocié eu une série de filaments très délicats qui se rapprochent, s’éloignent, se rapprochent encore tour à tour de façon à intercepter une multitude de loges dans lesquelles ori voit des ■ cellules globuleuses, à gros noyau arrondi entouré d’un protoplasma clair d’une' délicatesse extrême et remplissant plus ou moins exactement la loge fibreuse. Ces éléments sont très vulnérables ; pour les voir avec leur disposition normale, il est indispensable de les fixer par l’acide osmique. Us tiennent le milieu entre les cellules du nodule du tendon d’Achille des Grenouilles et les cellules que M. Mehkel a décrites dans les corpuscules du tact de la langue et du bec des Oiseaux. Les fibres nerveuses à myéline ou amyéliniques traversent le bourrelet annulaire en s’insinuant dans les intervalles des Cellules globuleuses qui le constituent, et, qu’ils s’y terminent comme l’auteur pense l’avoir vu ou qu’ils ne s’y terminent pas, ils y sont certainement impressionnés lorsque, pendant l’érection du poil tactile, l’extrémité de ce dernier subit un contact. On sait en effet que les impressions produites sur la continuité des nerfs se rapportent à la périphérie. Gela posé, voici quel est le mécanisme de l’érection qui met le poil tactile en activité.
Le poil, et son bourrelet annulaire emprisonnant des nerfs sensitifs, sont contenus dans un vaste sac parcouru par de nombreux vaisseaux caverneux. Les agents de l’érection sont des muscles striés très nombreux qui, partant de la région profonde du derme, viennent s’insérer sur tout le pourtour du sac fibreux du poil. L’insertion se fait directement, sans intermédiaire de tendons distincts, et, quand les muscles entrent en action, le sac pileux est violemment tiré en bas. Comme le point d’application de la force est à l’un des pôles de l’ellipsoïde représenté par le sac pileux, il suit de là que cet ellipsoïde est aplati transversalement et allongé de haut en bas par la traction. Sous cette influence mécanique, les minces vaisseaux veineux efférents qui traversent la paroi du sac sont aplatis, tandis que les artérioles homologues, dont la paroi est résistante, laissent passer du sang. Ce dernier s’accumule dans l’intérieur du sac, qui se distend outre mesure et de
façon que l’érection de la vibrisse se produit. Cette érection longtemps soutenue en même temps que rapidement prod
Lapin. C’est dire qu ils sont composés de faisceaux musculaires à c traction brusque mélangés à des faisceaux à contraction lente soutenue qui leur servent à prolonger leur action et à équilibrer i contractilité.
L’érection produite, le poil tactile est mis dans les conditions né< saires et suffisantes pour exercer sa fonction. Ses fibres nerveu oincées entre les éléments solides du bourrelet annulaire, font na de ce dernier. Si l’anneau est compi
3 moindre contact à l’extrémité du pi sinus (liquide et incompressible) une . Cette réaction le comprime, etles n les prenait dans les mors d’une pii