‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 18 · POUMON, REIN · texte numérisé non relu

POUMON, REIN

offrent, quand on les tend, une largeur de 1 ou 2 millimètres au plus; elles sont traversées par Une série de tractus blancs disposés en réseau et offrant à l’œil nu une apparence alvéolaire. Si i’on insuffle les lignes précitées, elles se développent et se montrent comme des trajets boursouflés, cloisonnés incomplètement à la façon de sacs entés les uns sur les autres et ouverts irrégulièrement les uns dans les autres. L’air insufflé file ainsi entre une série de lobules; les sortes de sacs des lignes interlobulaires communiquent donc largement les uns avec les

Ces sacs communicants sont des trajets lymphatique» revetus d’endothélium festonné caractéristique. Ils se continuent sous forme d’une nappe ou vernis endothélial lymphatique sur la surface entière de chaque lobule. A la périphérie de chaque lobule, la surface respiratoire

est doublée d’une surface lymphatique qui lui est adossée sans intermédiaire sur la majorité des points, et limite le lobule composé en

Les lobules sont insérés par leurs pédicules sur une ligne de tissu connectif ( ligne pédiculaire) qui renferme les ramifications des bronches et de l’artère pulmonaire. La bronchiole intralobulaire qui commande le lobule composé n’est accompagnée d’aucune expansion des trajets lymphatiques intralobulaires. Au contraire, l’artère pulmonaire commandant le lobule est entourée d’une gaine lymphatique communicant avec les sacs interlobulaires. Cette gaine se termine en s’atténuant progressivement sur les racines des artérioles résultant de la bifurcation de l’artère intralobulaire : artérioles qui sont en nombre égal aux lobules primitifs constituant le lobule composé.

Ainsi dans le poumon du Bœuf, 1 epulmonite élémentaire, le lobule composé, est limité de tous côtés par une surface lymphatique vraie. Cette surface se continue de lobule à lobule par la voie des boyaux , et des expansions membrauiformes des interlignes, de telle façon que-les lobules composés plongent en fin de compte dans un sac lymphatique cloisonné. Les voies lymphatiques ne se poursuivent à l’intérieur du lobule que le long de l’artère pulmonaire intralobulaire. Les parois des alvéoles intérieurs au lobule, contrairement à ce que croyait M. Gramcher, ne sont pas doublées par un réseau do trajets lymphatiques.

On sait que les éléments cellulaires de la lymphe des canaux, les globules blancs, n’ont plus de mouvements actifs, parce que dans la lymphe leur provision d’oxygène est épuisée. Mais dans la lymphe des voies périlobulaires, qui sont en contact avec la surface respiratoire de tout le pourtour du lobule, il ue peut plus en être ainsi. La périphérie des lobules est donc un lieu où les globules blancs de la lymphe subissent un commencement d’oxygénation. D’un autre côté la paroi du lobule, immédiatement adossée à une surface lymphatique, se trouve disposée de la façon la plus heureuse pour jeter immédiatement, dans le sac lymphatique cloisonné qui l’environne, une série de substances de déchet comme elle le ferait dans les bouches béantes d’un égout [ 82 ].

Vaisseaux capillaires du glomérule du rein. — A l’aide d’une méthode particulière permettant d'observer les vaisseaux du rein fixés, déployés et argentés, l’auteur et son élève M. Hortolès ont repris l’étude du glomérule sur le rein du Lapin. Ils ont de la sorte constaté :

A) Que les artérioles afférentes et efférentes du glomérule sont nettement imprégnées d’argent ainsi que l’endothélium de la capsule du glomérule et l’épithélium du tube contourné qui lait suite à cette capr

B) Que les capillaires du glomérule sont uniformément teints en brun par l’argent. On n’y voit pas se dessiner à Cintérieur de réseaux endothéliaux ;

G) A ta surtace externe du bouquet glomérulaire pas plus qu’à la surface de chacun de ses lobes, on ne distingue aucun système de traits cCargent indiquant la présence d’un revêtement endothélial extérieur.

Les capillaires du glomérule sont donc restés embryonnaires puisque, la solution d’argent les ayant traversés, et d’autre part ces capillaires possédant des noyaux endothéliaux, l’endothélium vasculaire ne se montre pas scindé en cellules distinctes. L’endothélium de la surface du glomérule libre dans la capsule s’est comporté exactement de la même façon.

il s’agit ici d’un phénomène d 'adaptation fonctionelle. On sait que lés réseaux vasculaires embryonnaires ne tiennent pas les injections. Si ces injections sont faites à la gélatine, ils se rompent; si elles sont faites avec le bleu de Prusse soluble dans l’eau, elles diffusent partout le long des vaisseaux.

Or, le glomérule rénal est destiné, chez les animaux supérieurs, à laisser diffuser d’une manière continue les éléments liquides de l’urine. Toutes les théories admettent que le glomérule laisse passer l’eau du liquide urinaire. Pour pouvoir laisser diffuser cette eau, les capillaires glomérulaires conservent indéfiniment la disposition anatomique qui favorise au plus tout» degré la diffusion [XVIII]. ■

m. TECHNIQUE HISTOLOGIQUE

Application de l'éosine soliible dans l’eau à tétude du tissu con-

Sur l'éosine hématoxylique et son emploi en histologie.

Sur le mode de préparation et l’emploi de la glycérine et de l'éosine hématoxyliques en histologie.

Éosine. — M. Fischer n’avait indiqué qu’une des propriétés histochimiques de l’éosine, sa faculté de colorer en rouge-brique l’hémoglobine. L’auteur a montré : 1" qu’elle est le réactif par excellence du protoplasma (qu’elle colore en rose et qu’elle suit dans ses expansions les plus délicates) ; 2° qu’elle teint en pourpre vif et avec élection les fibres élastiques ; 3° qu’elle colore seulement certains noyaux, par exemple ceux des endothéliums et des cellules fixes du tissu conjonctif [53] ; 4° enfin qu’elle colore certaines graisses exactement à la façon de l’hémoglobine [1, 15]. Depuis lors, l’éosine a pris place parmi les réactifs usuels dans tous les laboratoires.

Glycérine et éosine hématoxyliques. — Le picrocarminate d’ammoniaque colore très difficilement les préparations fixées par l’acide osmique ; il donne des colorations dites négatives quand les objets d'étude ont été fixés par l’acide chromique et les bichromates. D’un autre côté l’hématoxyline (solution de Bœhmer) est un réactif infidèle,

difficile à manier, créant dans les préparations des voiles membraneux qui souvent ont trompé les histologistes. ■

Appliquant à l’hématoxyline le principe des glycérines colorées introduit dans la technique par M. Malassez, l’auteur a composé la glycérine hématoxylique qui a tous les avantages de la solution d’hématoxyline de Bœhmer sans en avoir les inconvénients, et l’éosine hématoxylique qui permet de faire avec une parfaite régularité les doubles colorations par l'hématoxyline et l’éosine [54-68],

Paraffine. — La méthode de scellement provisoire des préparations à l'aide de la paraffine, adoptée aujourd’hui eh France dans tous les laboratoires, a été introduite dans la technique histologique par l’auteur (1870).

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