partie •philosophique et à la
bli que ses diverses causes se résolvent toutes dans l’altération simple ou composée '
des conditions musculaires, Ugtune.nl eûtes ou osseuses qui tiennent Je tronc en équilibre,
« 2° Dans les déviations musculaires, que l’auteur a distinguées en passives et en 1
trouble actif de leur action, ? il a déterminé anatomiquement, physiologiquement et mécaniquement une espèce de déviation produite dans l’âge de la puberté chez laj femme, par l ’élongation disproportionnée ou trop rapide de la colonne : fait nouveau qui rend raison de la déviation si fréquente de 13 à 15 ans chez les jeunes filles. La détermination de cette espèce de déviation repose à, la fois sur «me loi physiologique trouvée expérimentalement par l’auteur, savoir : que la croissance de la puberté chez les femmes s’opère principalement par Télongation de la colonne vertébrale; et sur cette circonstance matérielle que les colonnes atteintes de l’espèce de déviation dont il s’agit sont dans des rapports de longueur avec la hauteur de la taille et l’âge du sujet, sensiblement supérieure.
« 3«Dans les déviations osseuses, l’auteur a démontré l’existence d'une espèce de déviation produite pxeX inégalité primitive des deux moitiés de la colonne vert
te Ce ait, déjà entrevu et soupçonné par M. Serres, aux recherches anatomiques duquel il se rattache, a été mis en évidence par M. J. Guérin, qui en a déterminé le mécanisme et les caractères. Cette espèce de déviation comprend presque toutes celles qui sont héréditaires, qu’on avait injustement attribuées au rachitisme et qui se développent ordinairement vers l’âge de 7 à 10 ans avec l’apparence de la plus
P « 4“ M. J. Guérin a encore fait connaître un nouvel ordre de difformités de l’épine qu’il a appelées difformités composées, résultant de l’association de la déviation laté-
de difformités simples.
« 5“ A. l’égard des difformités du thorax, l’auteur a indiqué deux ordres de causes nouvelles, et par conséquent deux ordres nouveaux de difformités, celles produites par les troubles ou arrêts de développement de le première et de la seconde période dé l'ostéogénie du sternum : les premières, caractérisées par une réunion incomplète et un défaut de symétrie des deux moitiés latérales du sternum; les secondes par us retard de l'ossification, par une brièveté, par une dépression ou saillie centrale du sternum. Ces deux ordres de faits sont basés sur une distinction lumineuse établie par l’auteur entre les deux périodes de l’ostéogénie, et sur la démonstration donnée
« Dans un troisième ordre de faits, l’auteur a rassemblé des fœtus humains et de veau,chez lesquels une hydrocéphalie très développée coïncidait avec la rétraction $. nèrale du système musculaire et les difformités permanentes indiquées précédem-
« Dans une quatrième catégorie de faits, il a réuni des fœtus chez lesquels les mêmes difformités, quoique portées à un haut degré, présentaient néanmoins une différence de degré et de développement très marquée à droite et h gauche, coïncidant toujours avec une rétraction spasmodique proportionnée des muscles correspondants.
« Dans une cinquième catégorie de faits, il a réuni des fœtus chez lesquels les difformités limitées à un seul côté du corps et toujours caractérisées par la rétraction des muscles coïncidaient avec les traces d’une affection cérébrale ancienne.
« Enfin, dans une sixième et dernière catégorie de faits, l’auteur a réuni une série d’observations recueillies sur des sujets vivants, offrant, avec des traces non équivoques d'une affection cérébrale antérieure à la naissance, une réunion de difformités décroissantes, depuis la difformité générale simultanée des pieds, des mains et dé l’épine, jusqu’à la difformité d’un seul pied ou d'une seule main.
« En présence de cette succession de faits, l’auteur a présumé qu’ily avait là comme des degrés différents d’une cause commune, et a cru y trouver l’origine d’un certain nombre de difformités congénitales.
Reprenant et complétant ses premières recherches, l’auleur, dans le travail lu postérieurement à l’Académie des sciences, s’est proposé d’établir :
1° Que les difformités articulaires congénitales sont dues à la rétraction convulsive des muscles, suite d’une affection cérébro-spinale du fœtus pendant la vie intra-utérine, rétraction matériellement reconnaissable à des caractères certains ;
2° Que les difformités articulaires chez les monstres constituent un ordre nouveau de caractères propres à éclairer l’origine et le mécanisme de formation de la monstruosité ;
3° Que chez l’enfant, le fait de la rétraction musculaire convulsive est la clef des variétés anatomiques innombrables des difformités qu’il apporte en naissant ou qu’il contracte après la naissance ;
4“ Que la rétraction musculaire, diversifiée par son siège (à la tête, au cou, à la colonne, aux membres : bras, mains, cuisses, jambes et pieds), par le nombre des muscles qu’elle atteint (tous les muscles de l’économie, ensemble ou séparément), les combinaisons qu’elle affecte, réalise une. histoire générale et particulière entièrement nouvelle de
toutes les difformités qui sont tributaires de la ténotomie, et dont les éléments étiologiques doivent servir de base rationnelle à cette méthode.
Les mémoires dont l'indication va suivre ne sont que la démonstration particulière, les déductions et les applications de la théorie générale qui précède.
(Lu à l’Académie de médecine, 1 838 ; Bulletin de l’Académie, p. 3S0 ; Rapport de la commission des hôpitaux, p. 104 ; Gazette médicale, année 1838, p. 817. — Quatrième
Application de la théorie générale des difformités par rétraction musculaire à l’étiologie du pied bot congénital. Conclusion : Le pied bot congénital est le produit de la rétraction des muscles du pied et de là jambe.
Démonstration à l’aide de deux ordres de caractères : les caractères anatomiques, fournis par l’état anatomique des muscles rétractés : raccourcissement et transformation fibreuse de leur portion charnue et accroissement proportionné en longueur de leur portion tendineuse ; les caractères ÈTioLoaiQüES ou spécipiques, généraux et locaux : les uns tournis par les signes et symptômes de l’affection convulsive, cérébrale, cérébro-spinale ou nerveuse; les autres par les rapports de direction et de degré entre Vaction du muscle ou des muscles rétractés et la direction des parties déviées.
Cette méthode de démonstration, appliquée successivement à la détermination de toutes les difformités, est indiquée ici une fois pour
Dans ce mémoire, l’auteur, après avoir ramené toutes les variétés
connues du pied bot à la rétraction musculaire, a fait connaître plusieurs variétés nouvelles, les unes et les autres déterminées par la rétraction des muscles de la jambe et du pied, diversifiée par son siège, le nombre des muscles qu’elle occupe, et le degré de raccourcissement des muscles rétractés. La conséquence pratique de ce travail a été de préciser les tendons et les muscles dont la section sous-cutanée est nécessaire pour la cure chirurgicale de chaque forme ou variété du pied bot. Jusqu’alors on avait traité indistinctement tous les pieds bots par la section d’un seul tendon, le tendon d’Achille; l’auteur, en vertu des principes développés dans les deux mémoires dont l’indication précède, a substitué à la pratique empirique une méthode rationnelle.
Communiquées » l’Académie des sciences, 1841 ; Comptes rendus, t.X, p. 117; Rapport pé la commission dks hopitaur, p. 78 ; Gazette miSdicale, année 1841, p. 97 et 148. - Onzième Mémoire sur les difformités du système osseux.)
Ces recherches contiennent une histoire générale et particulière de cet ordre de difformités, ramenées, comme les précédentes, au fait de la rétraction musculaire, convulsive ; détermination des variétés con- . nues et description d’un grand nombre de variétés nouvelles. Conséquences pratiques pour la cure de ces difformités : section sous-cutanée des muscles rétractés.
Lu à l’Académie des sciences, 1841 ; ÎComptes rendus, t. XII, p. 211 ; Rapport de la com-
Après avoir cherché établir qu’il existe deux espèces de strabisme : le strabisme mécanique, résultant d’un défaut de longueur des muscles de l’œil, et le strabisme optique, résultant d’un trouble dans les conditions optiques de la vue, l’auteur fait l’histoire des variétés de strabisme en rapport avec les variétés de siège, de degré, de combinaison do la rétraction musculaire appliquée aux déviations de l’œil ; établissement
d’un principe pratique nouveau, et dès lors accepté comme base du traitement du strabisme, à savoir : que le strabisme mécanique est seul tributaire de la myotomie oculaire, le strabisme optique excluant absolument l’intervention de cette méthode.
(Communiqué à l’Académie des sciences, 1841 ; Comptes rendus, t. XII, p. 810).
Dans ce travail, qui se rattache au précédent, l’auteur cherche à démontrer qu’il existe, pour la myopie comme pour le strabisme, deux sortes de myopie : la myopie mécanique et la myopie optique. La première, résultant de lu brièveté native des muscles droits sans déviation de l’œil ; la seconde, produite par un changement anormal dans les rapports normaux des milieux réfringents de l’œil.
Voici, du reste, les conclusions présentées par M. Arago à l’Académie des sciences, énonçant les faits et expériences à l’appui de la théorie de l’auteur :
« 1» Il existe deux espèces de myopie, comme il existe deux espèces de strabisme,
Dans ce travail, l'auteur faisant une double application de ses recherches anatomiques sur le système musculaire de l'épine, et de sa théorie générale de la rétraction musculaire, a cherché à établir que, tout
en admettant une étiologie multiple des déviations de l’épine, il est toujours possible de distinguer, à des caractères certains, celles qui sont le résultat de la rétraction musculaire de celles qui sont dues à une autre origine.
Ce travail, indépendamment « du mérite qu’il a eu, suivant l’expression du rapport académique, de combler une lacune dans la science, » est une application clinique et médico-légale des deux faits anatomiques et physiologiques précédemment signalés, à savoir : l’existence d’une articulation spéciale de la colonne entre la onzième et douzième dorsale et la colonne lombaire, et d’un mouvement d’inclinaison de toute la colonne sur le bassin. Ces faits ont servi à établir les caractères, certains des attitudes •physiologiques à l’aide desquelles on cherche à imiter les déviations pathologiques.
(Conférences cliniques a l’hôpital des enfants, et Rapport de la commission
Le scapulum, comme les autres parties du squelette, peut, en raison des muscles qui s’y insèrent, et sous l’influence de la rétraction de ees derniers, subir des déplacements qui réalisent pour cet os et ses annexes une catégorie de difformités complètement méconnues avant les recherches de l’auteur. Non seulement il a indiqué les principales variétés de ces difformités, et les caractères à l’aide desquels on peut les reconnaître, mais il a encore montré qu’il est possible, dans les déviations de l’épine qui accompagnent presque toujours les difformités essentielles du scapulum, de faire la part qui revient aux deux causes en vertu desquelles s’opère son déplacement.
Ces recherches, exposées dans un enseignement quiaduré près d’une année, ont trait à un ordre de lésions qui absorbent à elles seules une grande partie du cadre de la nosologie chirurgicale. Les faits généraux découverts par l’auteur, et qui ont eu pour résultat de changer de fond en comble les idées régnantes sur ces maladies et leur traitement, peuvent se rapporter aux suivants :
1" Les arthralgies ne sont point, comme on l’enseignait généralement, des inflammations ni même des maladies proprement dites des articulations. Ce sont des affections primitivement nerveuses du système organique, dont le siège n’est que partiellement et secondairement dans les articulations, et tantôt dans les muscles, tantôt dans les os, tantôt dans les membranes, tantôt dans ces diverses parties à la
2” Les arthralgies, de nature essentiellement paralytiques, donnent toujours naissance à trois ordres de faits méconnus jusqu’alors : à un état anesthésique de la peau correspondant au siège de la maladie ; à un certain degré de contracture et de paralysie des muscles entourant l’articulation malade ; enfin, et consécutivement, à une classe de difformités attribuées jusqu’alors aux attitudes prises par les malades, et qui sont principalement le produit de la contracture musculaire.
3° Contrairement à ce qui avait été fait jusqu’alors, il convient, pendant le traitement des arthralgies, d’avoir simultanément égard aux difformités arthralgiques, dans le but d’en prévenir le développement, et ce en maintenant les parties affectées dans des attitudes invariables et opposées à celles que la maladie tend à leur imprimer.
4" On observe dans les arthralg’ies que les onctions avec le tartre stibié, répétées pendant un temps qui varie, ne provoquent pas ordinairement de pustules dans les points de la peau qui correspondent au siège de la maladie. Ces onctions, privées de leur action pustulante,n’en amènent pas moins la guérison de la maladie.
5“ Aucune tentative de redressement des difformités arthralgiques réalisées ne peut et ne doit être effectuée qu’après la disparition complète de la maladie. Le traitement des difformités arthralgiques comprend surtout la section sous-cutanée des muscles, aponévroses et ligaments rétractés.
Aucune de ces propositions, qui sont aujourd’hui des vérités démontrées, n’avait été produite avant les recherches de l’auteur.