Rapports de l’utérus après raccouchemeixt
In SïLviE, Thèse de Paris, 1898.
En 1898, à la Maternité, dans le but d’étudier la régression de l’utérus post partum et ses rapports, j’ai pratiqué des coupes sur les cadavres congelés de deux femmes mortes, l’une quatre heures, l’autre quelques jours, après l’accouchement. Les descriptions de ces deux coupes ont été reproduites dans la thèse de mon élève Sylvie.
Sur la première coupe on voit nombre de particularités .offertes par un utérus immédiate corps de l'utérus est moulé, pour ainsi dire, sur l’angle sacro-vertébral qui s’y imprime
vertèbres sacrées, Il est en rétroversion par rapport à l’axe du détroit supérieur du bassin, tandis que la cavité du col et du segment inférieur est parallèle à l’axe de l’excavation, quoique plus rapprochée du sacrum que du pubis. L’attitude de l’utérus est donc dans ce cas, aux dimensions près, la môme que celle que l’on observe pendant la gestation, du moins dans les conditions physiologiques et chez les primipares.
Le segment inférieur est écrasé entre le col et le corps de l’utérus terminé par l’anneau
encoches profondes. On comprend qu’une sonde intra-utérine puisse s’engager et s’emprisonner dans l’encoche postérieure et dévier, par conséquent, de la direction qu’elle devrait suivre pour pénétrer dans la cavité du corps de l’utérus.
Le segment inférieur est très aminci par rapport au corps et au col de l’utérus. Son épaisseur est de 8 millim. ; celle du corps de l’utérus, de 44 millim. au niveau du détroit supérieur, et celle du col, de 3o millim.
L’utérus remplit, à lui seul, presque complètement l’aire du détroit supérieur. Le fond de l’utérus déborde le pubis de i4 cent., 5 ; la hauteur totale de l’organe, mesurée depuis le fond jusqu’à l’orifice externe, est de i6 centim.
2. — Bactériologie des lochies dans les .suites de couches physiologiques.
In Casarès, Thèse de Paris, 1914.
Les recherches qui ont été faites dans mon service sur ce sujet confirment la stérilité presque constante du contenu utérin pendant les suites de couches normales : les lochies utérines ont été trouvées stériles dans 84 p. loo des cas. Par contre les lochies recueillies dans le vagin contiennent toujours des micro-organismes variés. Toutes les fois qu’il a été trouvé des
n’apparlenaient qu’à une seule espèce microbienne : colibacille, streptocoque ou bacillus perfringens; jamais il n’a été observé d’association symbiotique.
La présence d’un microbe en culture pure dans la cavité utérine ne provoque pas fatalement de réaction fébrile chez l’accouchée, mais ce porteur-sain de microbes pathogènes peut devenir un danger en contaminant ses voisines.