‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 14 sur 21 · III. — OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

III. — OPÉRATIONS

1, • Rostauratiott après l'aococtohemant des déchirures complètes anciennes du périnée.

Bail, de la Société obstétricale de France, 1908, p. a 18.

Nous ne trouvons plus aujourd'hui dans l’état puerpéral une contre-indication absolue aux interventions opératoires, car l’application de plus en plus sévère de l’antisepsie et de l’asepsie en obstétrique nous a montré que cet état puerpéral n’a pas une tendance particulière à la pyogénèse. On pratique avec succès, dans le cours de la grossesse, les opérations les plus graves ; on intervient d’urgence pendant le travail pour pratiquer l'opération césarienne ou la symphyséotomie ; il n’est pas jusqu'aux suites de couches où l’on n’ait l’occasion de pratiquer certaines interventions, comme l’ablation des kystes ovariques tordus, l’appendicectomie, etc., sans compter les périnéorraphies immédiates ou secondaires.

Je pense donc que nous pouvons être plus hardis et au groupe des opérations d’urgence ajouter certaines interventions dont l'indication immédiate n’est pas évidente, mais qui gagneraient à être pratiquées pendant les suites des couches, ne serait-ce que pour éviter à la femme de reprendre le lit plus tard pour se faire opérer.

Parmi ces opérations, il en est une qui est înolTensive, c’est la restauration des anciennes déchirures complètes du périnée; si elle est faite, elle supprimera immédiatement une infirmité pénible. Évidemment il est nécessaire de faire un avivement comme dans une périnéorraphie pratiquée en dehors de l’état puerpéral. Il s'agit donc d’une véritable opération plastique qui ne diffère de l’opération ordinaire que par l’époque à laquelle elle est faite. La plasticité des tissus du périnée après l’accouchement peut même être considérée comme un facteur favorisant la réunion.

Je suis intervenu par le procédé de Lawson Tait chez trois femmes, deux fois huit jours et une fois onze jours après l’accouchement. Les malades ont guéri parfaitement. Les périnées se sont très bien réunis et les sphincters ont récupéré leur tonicité normale. 11 n'y a pas eu plus d'écoulement sanguin qu’en dehors de l'état puerpéral, dont la marche n'a pas été troublée. Les enfants ont continué à être allaités par leur mère.

Depuis lors j'ai pratiqué à plusieurs reprises pendant le post partum des périnéorraphies de ce genre, et ce fut toujours avec succès et sans le moindre inconvénient. J’en ai même étendu les indications aux déchirures incomplètes.

En opérant ainsi, on évite à la malade^ un second séjour au lit, quelques mois après la

Page 1