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II. - INFECTIONS

intra-utérine du pneumocoque de la grippe au fœtus. —

In BÉCA.RDIT, Thèse de Paris, 191-9.

Cette transmission est connue; mais rares sont les cas dans lesquels la démonstration de ce passage est à l'abri de toute critique. Ordinairement, en effet, on a dû se contenter de faire ces recherches sur des enfants ayant vécu plusieurs heures ou plusieurs jours auprès de leur

Chez une femme atteinte de pneumonie grippale, non en travail et déjà à l’agonie, j’ai pratiqué l’opération césarienne dans le but de sauver l’enfant. L’enfant est né en état de mort apparente, et n’a pu être ranimé. Quelques minutes plus tard on a prélevé du sang de son cœur par ponction directe, après avoir ouvert aseptiquement la cavité thoracique. Le sang fut immédiatement ensemencé en bouillon. Cette culture, examinée au bout de 24 heures, a fourni des diplocoques très abondants ayant tous les caractères du pneumocoque. Le sang n’a pas hémolysé.

Le sang de la mère, cultivé dans les mêmes conditions, a fourni du pneumocoque prédominant, associé à des bacilles. Ce sang a hémolisé.

Le passage du pneumocoque de la mère au foetus pendant la vie intra-utérine est donc indiscutable. Il permet d’expliquer les cas de grippe observés chez les nouveau-nés pendant l’épidémie dernière, en dehors même des contagions directes. Mais ce passage n’est peutêtre pas constant et en tout cas n’est pas toujours grave, car nombreux sont les cas où les nou-

et se sont normalement développés.

réapparue

J’ai observé une primipare à terme qui se plaignait d’avoir eu, depuis le sixième mois de sa gestation, un écoulement d'urine par l’ombilic. De fait, au moment de l’accouchement et pendant un effort d’expulsion, il sortit tout d’un coup de l’ombilic un jet d’urine de 20 centimètres de hauteur qui se reproduisit à plusieurs reprises. Il s’agissait bien d’une persistance de

La cysloscopie avait permis de voir la disposition spéciale que présente le sommet de la vessie en cas de persistance de l’ouraque.

Étant enfant, cette femme avait une fistule urinaire ombilicale qui avait disparu vers l’âgedc 10 ans, pour se reproduire sous l’influence de la gestation, par suite de distension ombilicale gravidique.

Quelques mois après l’accouchement, des gouttes d’urine passant encore par l’ombilic, je réséquai rouraque,qui avait encore le volume d’un porte-plume.

Nous avons observé deux cas de thrombus pédiculé du vagin, l’un simple et l’autre vari-

les tissus et siégeant à la partie inférieure de la colonne postérieure du vagin.

Le thrombus simple était essentiellement constitué ^ar du tissu conjonctif œdématié et enflammé et parsemé d’hémorragies multiples mais limitées, avec thromboses récentes.

Dans le thrombus variqueux, il y avait également inflammation de la muqueuse vaginale et du tissu conjonctif sous-muqueux, mais avec hémorragies inlerslitielles auxquelles se surajoutaient d’énormes thromboses vasculaires réparties principalement dans la partie superficielle

trique à la surface de la tumeur.

Les hémorragies contemporaines de la gestation ayant leur siège en dehors des organes génitaux ne présentent, en général, aucun caractère particulier. Tout ce qu’on est a ilorisé à dire, c’est que la gestation aggrave souvent les maladies existantes et peut, par cela même, favoriser la production des hémorragies. Il en est ainsi des hémorragies pulmonaires 0 ' rénales d’origine tuberculeuse.

Ce n’est cependant pas la règle, car nous voyons surtout se produire des hémorragies pendant la gestation quand celle-ci s’accompagne d’intoxication gravidique et spéciale! lenl

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