‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 25 · I. LE DISPENSAIRE LÉON BOURGEOIS · texte numérisé non relu

I. LE DISPENSAIRE LÉON BOURGEOIS

(Rapport lu à la Société de Médecine publique, 26 novembre 1915.)

Le dispensaire Léon-Bourgeois fait partie d’un ensemble d’organes d’assistance, en liaison les uns avec les autres, qui comprend un quartier de l’hôpital Laënnec pour les tuberculeux fébricitants en évolution ou graves, l’hospice de Brévannes; pour les tuberculeux pouvant bénéficier d’une cure d’aération et de repos, .et ne relevant plus, en raison de l’état avancé de leurs lésions, du sanatorium type, et enfin le dispensaire Léon Bourgeois, ajoutant aux obligations du dispensaire définies par Calmette deux autres fonctions : celle de fournir à certains malades une cure de repos journalier sans l’obligation de l’hospitalisation, et celle de répartir de manière appropriée tous les tuberculeux de la clientèle du dispensaire entre ces multiples instruments de cure.

Le quartier de tuberculeux est divisé en deux services, dont l’un est, depuis la création, placé sous ma direction; depuis la mort de Dieulafoy, le dispensaire est dirigé par les chefs de service du quartier des tuberculeux.

Dans ce mémoire, je décris l’organisation et le fonctionnement du dispensaire.

Le rendement fournit, des chiffres intéressants: du 1" décembre 1910 au 50 juin 1915, le nombre des malades examinés au dispensaire a été de 19550. Près de 5000 enquêtes à domicile ont été faites, suivies de visites de prophylaxie. Pour ces malades la désinfection du petit linge a été assurée, et des secours divers leur ont été distribués. Les enfants justiciables de l’Œuvre Gràncher lui sont confiés par les'soins du dispensaire. Le dispensaire a fourni près du tiers de tous , les

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