TUBERCULOSE
Placé aux côtés de notre maître, M. Poncet, dès le début de ses recherches sur le rhumatisme tuberleux et la tuberculose inflammatoire, nous avons eu, à diverses reprises, l’honneur d’être son collaborateur, et nous avons été amené à étudier la tuberculose inflammatoire et la tuberculose spécifique (tuberculose classique).
La conception du rhumatisme tuberculeux fut d’abord longuement exposée par M. Poncet, dans la Monographie XXXIV, de l’œuvre médico-chirurgicale de Critzmann. Dès 1903, nous avons résumé les données de notre maître:
Le rhumatisme tuberculeux. Gazette Médicale de Paris, 12 décembre 1903 (N° 17) et appelé l’attention sur les diverses formes de rhumatisme tuberculeux:
Rhumatisme tuberculeux articulaire. Rhumatisme tuberculeux primitif. Rhumatisme tuberculeux secondaire. Bulletin Médical, 8 août 1903 (N° 18).
En même temps que nous étudiions la tuberculose chez l’homme, nous recherchions, en collabora- .tion avec le docteur Bail, professeur à l’Ecole vétérinaire, quelles en étaient les manifestations articulaires chez les animaux:
Etude comparée, chez l’homme et les animaux, des lésions tuberculeuses des articulations, des gaines tendineuses et des bourses séreuses (tuberculose spécifique et tuberculose inflammatoire). Revue de la Tuberculose, février 1910 (N° 24).
Nous avons pu établir que chez l’animal comme chez l’homme, il existe des lésions de tuberculose inflammatoire et des lésions spécifiques. Les premières, dans certaines espèces, chez le cheval en particulier, sont relativement très fréquentes. Les secondes ne s’observent guère qu’à la période de début, les ; animaux étant d’ordinaire abattus dès que le diagnostic a été porté. Tous les animaux sauvages ou do- mestiques, mammifères ou oiseaux, sont susceptibles d’en présenter. La tuberculose détermine chez eux des altérations anatomo-pathologiques et revêt une allure clinique en tous points comparables à celles que l’on observe chez l’homme.
Les arthrites inflammatoires sont aiguës ou chroniques, hydropiques, sèches, végétantes, etc. La granulie articulaire est rare; de même, les fongosités telles que celles que l’on rencontre dans l’espèce humaine; les arthrites à grains riziformes ont été signalées quelquefois.
Les synovites sont plus volontiers inflammatoires, séreuses ou plastiques. Guillebeau, Schlegel ont signalé des formes fongueuses, Repiquet des synovites à grains riziformes.
Des bursites diverses, sèches, hydropiques, fongueuses (Guillebeau, Kitt), à grains riziformes, etc., ; ont été également décrites.
L’absence de documents nombreux et précis empêche de tirer de ce sujet si intéressant toutes les conclusions qui en découleront plus tard.
Ces recherches variées sur la tuberculose ont été condensées dans un petit volume dont MM. Poncet, Chantemesse et Collet nous ont fait l’honneur de nous confier la rédaction :
La tuberculose des articulations, des gaines synoviales et des bourses séreuses. Bibliothèque de la
Tuberculose, O. Doin, éditeur (1 vol. in-18 jésus, de 411 pages, avec 51 figurés (N° 25).
Dans la première partie, tuberculose des articulations, nous décrivons successivement :
1“ Les diverses modalités des arthrites en général:
Les formes inflammatoires du rhumatisme tuberculeux primitif ou secondaire, ses manifestations aiguës ou chroniques: arthrites plastiques, hydropiques, sèches, etc.
Les formes spécifiques, fongueuses.
Les formes intermédiaires : arthrites à grains riziformes, lipomes arborescents des articulations, etc.
2° Les caractères particuliers à chaque arthrite, avec ses manifestations cliniques, et sés indications thérapeutiques propres. Nous insistons d’une façon plus spéciale sur le traitement non sanglant de ces arthrites, qui paraît devoir se substituer de plus en plus aux opérations proprement dites, et en particulier aux résections. Ces indications sont envisagées suivant les formes cliniques et surtout suivant l’âge et l’état général du sujet, facteurs de toute première importance en pareille occurrence.
Le même plan a été adopté pour la tuberculose des gaines synoviales. Les diverses synovites hydropiques, sèches, plastiques, aiguës ou chroniques, y sont d’abord étudiées, puis les synovites à grains riziformes, les lésions fongueuses. Une mention spéciale est faite de certaines formes, encore discutées dans leur nature, lipomes diffus des gaines synoviales, tumeurs myéloïdes, etc. La tuberculose de chacune de ces gaines fait l’objet de paragraphes spéciaux.
Cette division se retrouve pour, la tuberculose des bourses séreuses, et leurs lésions sont assimilées avec soin à celles des arthrites et des synovites, afin de bien montrer l’identité du processus inflammatoire, déterminé par l’identité de la structure des parois synoviales.
nous a pas été possible de déterminer leur pronostic éloigné, qui paraît d’ailleurs des plus réservé.
Le plombage des os d’après la méthode de Mosetig Moorhof (En collaboration avec M. le professeur Bérard). Revue d'Orthopédie, juillet 1904 (N® 30).
De l’oblitération des cavités osseuses pathologiques par la méthode du plombage de Mosetig Moorhof. (En collaboration avec M. le professeur Bérard. Congrès de Chirurgie, 1908) (N® 31).
La méthode de Mosetig Moorhof consiste à oblitérer les cavités osseuses (à la suite d’ostéomyélite, de tuberculose, etc.), au moyen d’un mélange d’iodoforme, d’huile de sésame et de blanc de baleine. Elle donne d’excellents résultats si la cavité.osseuse est rendue aseptique et si l’on se met à l’abri des hémorragies. La résorption du mélange se fait lentement, sans accident (ce mélange étant parfaitement résorbable), à mesure que les bourgeons charnus envahissent la cavité osseuse. Six observations personnelles nous ont permis de commenter cette méthode dont la valeur est établie par des statistiques nombreuses: Mosetig Moorhof, 120 cas, etc., etc.
,. Nous avons pu suivre pendant plusieurs années nos premiers opérés et constater chez eux, avec l’absence de toute récidive, la persistance d’un bon résultat fonctionnel. Ces constatations à distance et la
Les adénites tuberculeuses n’ont, en ce point, rien de particulier. Les adénites syphilitiques sont rares, signalées seulement par Capette-Laplène et Vauthey. Les adénites néoplasiques succèdent d’ordinaire à un cancroïde de la lèvre supérieure ; l’infection est tardive. Parfois (Kuttner) un cordon lymphatique induré relie le néoplasme au ganglion.
Les tumeurs des ganglions géniens sont exceptionnelles. Capette-Laplène a vu, chez une femme atteinte de lymphadénie, un ganglion buccal engorgé, un ganglion sous-maxillaire et enfin le ganglion inframaxillaire. D’autre part, M. L. Dor possède une observation de tumeur d’un ganglion maxillaire.
Le diagnostic est surtout à faire avec les kystes sébacés, dermoïdes ou salivaires,“avec les lipomes buccaux de Dolbeau, avec, les gommes syphilitiques ou tuberculeuses.
Le traitement consiste dans, l’ablation du ganglion ou la simple incision s’il est suppuré. Pour des raisons esthétiques,To^éfation serâ.pratiquée par la voie buccale, aussi souvent qu’il sera possible de le
Dans un second travail, nous apportons, à l’appui de ces conclusions, 21 observations inédites d’adé-
p éri mastoTd i en r
conséquence
• la mastoïde ; otite interne.