SEIN - CAGE THORACIQUE - RACHIS
Sur le traitement de la galactophorite supputée par l’expression du sein (En collaboration avec M. le professeur Commandeur). Société des Sciences Médicales, 8 février 1899- Lyon Médical, 28 mai 1899 (N 08 65 et 66).
Les suppurations du sein chez les nouvelles accouchées ont deux points de départ différents: tantôt les conduits galactophores (galactophorite de Budin), tantôt le système lymphatique du sein dans son réseau superficiel (abcès aréolaires et péri-aréolaires) ou dans son réseau profond (abcès intraglandulaire).
Le plus souvent il y a, au début, galactophorite pure, pendant laquelle l’infection est endocanaliculaire, puis secondairement le tissu cellulaire est envahi.
Cette connaissance des suppurations endocanaliculaires est de la plus haute importance au point de vue du pronostic, et explique qu’on puisse en enrayer la marche par l’expression des conduits galactophores. Ces idées ont été développées dans les thèses de Catalioti et d’Arbel. L’observation que nous avons recueillie nous paraît le type de ce que peut donner cette méthode.
Contribution à l’étude de la maladie kystique de Reclus. Nature inflammatoire de cette affection
(En collaboration avec M. Alamartine). Province Médicale, 20 juin 1908 (N° 67).
La maladie kystique du sein se présente histologiquement sous des allures bien différentes.
Tantôt le processus néoformateur a intéressé surtout le tissu conjonctif et engendré des masses fibreuses au milieu, desquelles persistent quelques acini glandulaires comprimés et atrophiés.
Tantôt il a porté son action sur l’élément épithélial, et les kystes sont tapissés d’un épithélium en voie de prolifération telle qu’il constitue dans leur intérieur des végétations plus ou moins ramifiées.
Dans le premier cas, le caractère inflammatoire des accidents est indiscutable ; dans le second, l’hésitation peut être permise entre un épithélioma et une inflammation. C’est un fait de ce genre que nous venons d’observer dans le service de M. Poncet. Il s’agissait d’une malade opérée antérieurement pour une lésion étiquetée cliniquement maladie kystique de Reclus, puis histologiquement épithélioma du sein.
Malgré la simple ablation du kyste, la tumeur ne récidiva pas, ni dans la glande mammaire ni dans les ganglions, et cette femme revenait à l’hôpital pour une lésion analogue, kystique, du sein opposé. L’examen histologique de cette dernière lésion montrait encore dans les kystes de fines arborisations épithéliales. Les caractères adultes des cellules, leur orientation sur l’axe conjonctif qui constituait la trame des arborisations permirent de rejeter l’hypothèse d’un néoplasme, mais il est certain que de pareils diagnostics histologiques sont des plus délicats.
Ordinairement limitée, localisée à la base, l’actinomycose peut simuler n’importe quelle affection de l’appareil pleuro-pulmonaire. L’examen des crachats est le seul moyen de diagnostic que nous ayons réellement. C’est dire qu’il faut rechercher le parasite, aussi bien que le bacille de Koch, toutes les fois que l’on pourra (et cela se fait généralement par élimination) supposer son existence.
Tuberculose inflammatoire du cœur et du péricarde. Gazette des Hôpitaux, 20 avril 1905. (N° 73).
Aux faits apportés par Chambelland, Verdeau, Moynet, dans leurs thèses, nous avons ajouté quelques observations recueillies auprès de M. Poncet. Corroborées par les recherches expérimentales de Bernard et Salomon (Revue de Médecine, 1905), la thèse de Braillon, elles montrent que le bacille de Koch, soit par lui-même, soit par ses toxines, peut ici, comme partout ailleurs, provoquer des lésions inflammatoires à caractères banaux. De tels faits d’ailleurs sont, à l’heure actuelle, de notion courante et admis par tous.
De l'évolution spontanée et du traitement des plaies de poitrine par projectiles de guerre (Eh
collaboration avec le docteur Dumarest)- Lyon Chirurgical, 1915 (N° 74).
Les plaies de poitrine sont de nature très diverses. Les unes sont de simples sétons, sans pénétration d’air dans les plèvres, sans symptômes alarmants, qui, d’ordinaire, guérissent rapidement.
Les plaies de poitrine avec corps étranger inclus s’accompagnent, le plus souvent, de gangiène ou d’hépatisation pulmonaire et sont d’un pronostic grave.
Les plaies avec pneumothorax partiel ou total, sont d’un bon pronostic, lorsque le pneumothorax est produit par la filtration de l’air qui a traversé le poumon, et qu’il est fermé du côté de la paroi tho-
Lorsqu’il y a à la fois rétention de corps étranger et infection de la cavité pleurale, le pronostic est beaucoup plus grave, en raison des abcès pulmonaires et des pleurésies suppurées qui ne manqueront pas de se produire.
Enfin, le pneumothorax total d’origine externe, avec large plaie béante, expose le malade à une infection fatale et représente la forme la plus grave des plaies de poitrine.
11 nous a semblé, de l’ensemble des faits que nous avons observés, que la gravité de ces blessures ré- . ’ ’ .. ilyair.
abcès-du poumon autour d’un-projectile inclus, avec 3 morts, 3 évacuations et 2 malades encore en tiÆ
Les bénéfices de la suture nous ont paru très marqués, et nous n’hésitons plus à la pratiquer toutes les fois que la plaie de poitrine s’accompagne de traumatopnée.
Certaines localisations ostéo-articülaires du rachis ont retenu longtemps notre attention et, en premier lieu, la spondyîose rhizomélique :
Spondylose rhizomélique de nature tuberculeuse. Médecine Moderne, 19 août 1903 (N°77k-' jB Spondyîose rhizomélique de nature tuberculeuse. Société de Médecine, le' février 1904 (N° 78j.{ ;
Trois observations de spondylose rhizomélique de nature tuberculeuse. Médecine Moderne, 1904 (14° 79).
Rhumatisme tuberculeux ankylosant à forme spondylo-rhizomélique. Revue d’Orthopédie,]0$ vier 1906 (N° 80).
Ces divers-travaux,se basant sur 4 observations, ont pour but d’établir que, si tout microbe, tout poison d'origine'bactérienne,' toute intoxication, peuvent déterminer la spondylose rhizomélique,|jj f bf d t<>Ut aUSS ' ' n ^ USte d ex f Iure le bacille de Koch et ses toxines 9 ue de d ^>arer qu’il est le seul suscep*'