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DE L’EXTIRPATION DES ANGIOMES PULSATILES

(Union médicale, il, 13 et 18 octobre 1881)

L’histoire de l’intervention chirurgicale dans les angiomes, et

des pinces à pression continue. < Ce n’est pas un paradoxe de prétendre que, dans les opérations très hémorrhagiques, et dans les opérations de précision, l’instrument le plus sûr contre l’effusion du sang est encore le bistouri. »

Par une observation personnelle, l’auteur montre l’insuffisance et les dangers du perchlorure de fer dans certains cas (il y eut des accidents emboliques, et on dut plus tard extirper la tumeur). Une autre, dont les notes ont été prises par Bouilly dans le service de Ver-

Le mémoire se termine par quelques mots sur l’emploi du bistouri contre les tumeurs vasculaires, et par les conclusions suivantes :

libre et la cicatrice résistante.

Outre l’observation analysée

une articulation complète, si on fait 1 phalange anormale, conseillée par Sédi les suppurations diffuses, le cartilage d point de départ d’une ossification nouv

courte durée ; hernies sans lésions, suivies de mort après l’opération, à cause de la longue durée de l’étranglement).

Conclusions pratiques sur les mesures à prendre en présence des hernies gangrenées, des étranglements internes ; sur les moyens dilatoires qui cherchent à éluder l’intervention chirurgicale.

36 . — Sur l’étranglement herniaire (Union médicale, 9 octobre 1883).

Observation de hernie crurale étranglée ; perforations et sutures; guérison. L’auteur, insistant de nouveau sur les dangers de la temporisation, montre que ce nouveau fait est la condamnation du taxis immodéré. Après quatre essais de réduction, l’étranglement n’ayantpas duré plus de 48 heures, on trouva l’épiploon contusionné, plein de sang, et trois perforations sur la convexité d’une anse intestinale qui, au niveau du collet, n’avait pas encore souffert de la constriction. Evidemment, c’est à la main qui a pétri cette hernie sans mesure que sont dues ces lésions précoces et d’un caractère non

Nouvelles considérations sur la valeur relative des lésions mécaniques et des phénomènes nerveux de l’étranglement herniaire.

.44— De la thyroidectomieI (Union médicale, I" et 3 février 1885).

Dans ce travail sont analysés deux faits : le premier est un exemple d’aphonie, guérie spontanément au bout de quatre mois, après l’ablation totale de la thyroïde; dans le second, les deux nerfs récurrents ont été coupés, et la malade est morte d’asphyxie.

Appuyé sur ces deux faits, l’auteur étudie avec détails : 1" Valtération de la voix consécutive à la thyroïdectomie; tous les cas relatés par les auteurs, où les récurrents ont été blessés ; tous ceux où l’aphonie a été passagère, ce qui prouve qu’elle n’était pas liée à la section des récurrents, et qu’une simple irritation de ces nerfs peut en être la cause ; 2“ la dyspnée par lésiondu récurrent, abstraction faite des causes multiples qui peuvent entraver l’acte respiratoire après l’ablation de la glande thyroïde. Il en admet deux formes : l’une par excitation des récurrents et spasme de la glotte, l’autre par section des mêmes nerfs et paralysie du larynx. Puis, examinant de plus près les rapports physiologiques entre la gêne respiratoire et la paralysie des cordes vocales, il pense avec Krishaber que l’excitation du récurrent amène l’occlusion de la glotte et la dypsnée, mais que la paralysie laisse béante l’ouverture du larynx et qu’il n’y a d’asphyxie possible après la section complète que si le bout supérieur est irrité (pincement, ligature, injection phéniquée).

Conclusions : Si les récurrents sont épargnés, l’aphonie n’est pas grave, elle guérira presque sûrement ; à tout prix, il faut ménager les récurrents, dont la blessure est la cause d’aphonies incurables et peut être mortelle. Il faut donc modifier le manuel opératoire, ne plus faire la ligature préalable des quatre pédicules vasculaires, aller devant soi pas à pas, isoler chaque vaisseau, ne jamais lier en masse. Il faut surtout choisir de préférence l’extirpation partielle, l’énucléation, l’évidement. Et cela d’autant plus que l’ablation totale de la glande amène des accidents de « crétinisme opératoire » bien connus aujourd’hui, et qui ont donné lieu à de curieuses expériences physiologiques (Schiff, Kocher).

ont servi au cours de l’opération, de les remplacer et de procéder à la fermeture de la plaie, en adospéritonéaux.

suite la thèse de Gomet (De l’hystérectomievaginale

Analyse d’une discussion à la Société de chirurgie (1882), qui s’est montrée assez favorable à l’opération nouvelle ; examen de quelques objections. Comparaison avec la trachéotomie, indications respectives des deux méthodes, conclusion :

« Chez l’adulte, quand on est libre de choisir entre l’ouverture du larynx et celle de la trachée, la première est préférable de tous points, la seconde est une imprudence. »

54. — Sue un procédé d’ablation du cancer de la langue (Union médicale , 3 juillet 1886).

Examen des conditions dans lesquelles le cancer de la langue est opérable. Quelques mots sur l’emploi de l’écraseur, du thermocautère, etc. L’auteur propose d’enlever la tumeur avec le bistouri ou les ciseaux, après avoir fait l’hémostase préventive à l’aide de pinces d’un modèle spécial, « faites par Mathieu sur les indications' de M. Péan ». Ces pinces peuvent être laissées à demeure, mais il vaut mieux les retirer après avoir suturé la plaie, cè qui assure l’hémostase. Conclusion : l’usage des pinces longues (peu importe le modèle), des ciseaux et de la suture constitue le meilleur procédé pour l’ablation des épithéliomes circonscrits de la langue

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