Sur un cas d’hystérectomie vaginale. — Indications et
(.Académie de médecine , 13 juillet, et Union médicale,
17 et 18 juillet 1886).
Après avoir dit quelques mots des indications de l’hystérectomie vaginale dans le cancer utérin, l’auteur expose en détail une observation de rétroflexion utérine traitée par l’extirpation totale. Il discute les divers modes d’intervention, et montre comment, en présence d’un état des plus graves, l’opération la plus radicale était légitime ; et cela d’autant mieux que le nouveau traitement des ligaments larges par les pinces à demeure lui donne une plus grande bénignité.
II rappelle les origines du procédé, sa communication à la Société de chirurgie le 11 novembre 1885, et dit : < Je puis donc affirmer que nul chirurgien n’a encore mis en pratique le procédé que je conseille, pour la même opération et dans les mêmes termes, c’est-à-dire en laissant les pinces longues à demeure dans la cavitépelvienne, en plein péritoine, pendant quarante-huit heures, pour simplifier l’acte opératoire, abréger la manoeuvre intra-péritonéale-
dédoublée de bas en haut dans une faible étendue, et la peau disséquée fut suturée au bord supérieur du double lambeau qui recouvrait la vessie, de manière à fermer par en haut le réservoir de l'urine. La guérison fut obtenue.