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L’hystérectomie vaginale et les pinces a demeure

en France et a l’Etranger (Union médicale, 17 avril 1887).

Le procédé des pinces à demeure s’est vite généralisé en France ; il y a déjà plusieurs nouveaux modèles de pinces, qui répondent plus ou moins bien aux indications.

L’auteur analyse le premier travail de langue allemande paru sur la question, celui de Müller (de Berne), qui s’exprime ainsi ; « Jusqu’ici, aucun des procédés connus d’hystérectomie vaginale, y compris celui qui m’est propre, ne m’a entièrement satisfait. Deux vices principaux m’ont frappé : la longue durée de l’opération et l’incertitude de l’hémostase... Aussi l’emploi des pinces à demeure proposé par Riçhelot est-il venu fort à propos. L’emploi des pinces à demeure ne réalise pas, sans doute, la perfection idéale, mais ses avantages sont tels que je n’hésite pas à l’adopter pour lui chercher de nouveaux perfectionnements. «

67. — Note sur le traitement de l’obstruction intestinale (Soc, de chir., 25 mai, et Union médicale, 2 juin 1887).

A propos d’une discussion à la Société de chirurgie. On nous recommande, en présence d’une occlusion intestinale, « de faire la laparotomie si nous avons un diagnostic certain, de faire l’anus artificiel si la cause des accidents nous échappe. > Il faut retourner la proposition et dire : « Si le diagnostic est bien établi, c’est alors

que l’anus artificiel peut être choisi comme opération suffisante en certains cas (obstruction par les matières, etc.). S’il y a doute, c’est alors qu’il faut ouvrir le ventre pour chercher l’obstacle, en triompher ou nous déclarer impuissants. On atout à gagner, rien à perdre. Si on ne pense qu’à rétablir la circulation des matières, on laisse le malade exposé à la compression de l’intestin, à la perforation et à la péritonite. La laparotomie est grave non par elle-même, mais par l’époque tardive à laquelle nous sommes trop souvent appelés à la faire.

68. — Six nouvelles hystérectomies vaginales (Union médicale, 23 et 25 octobre 1887).

Exposé pur et simple de faits cliniques, à une époque où les détails de l’opération, la manière de saisir et d’abaisser certains utérus difficiles, le placement des pinces sur les ligaments larges n’étaient pas encore bien connus et avaient l’attrait de la nouveauté.

69. — Hystérectomie vaginale (Union médicale, 11 décembre 1887).

Analyse d’un cas d’épithélioma du corps de l’utérus ; discussion sur le diagnostic de la propagation aux parties voisines. Conclu-

i° Le début du cancer aux dépens de la muqueuse utérine est l’indication la plus formelle et la moins discutée de l’hystérectomie vaginale;

2" Quand le tissu morbide est bien limité au corps de l’utérus, la mobilité de l’organe et l'intégrité du col facilitent le manuel opératoire ;

3" Le pronostic, au point de vue de la récidive, est meilleur dans cette forme que dans les cancers débutant par le museau de

4» Il faut soupçonner le cancer au moindre signe rationnel, y croire avant qu’il soit démontré, ne pas le laisser marcher pour le reconnaître à sa marche, ne pas le faire marcher plus vite en le cautérisant.

fait aussi bien, et dans les mêmes conditions, quand une hydrocèle

réductible permet de reconnaître la disposition congénitale. Elle supprime le canal séreux qui peut devenir un sac, et a la valeur d’une cure radicale préventive.

6° Une opération bénigne et sans mutilation qui délivré un homme jeune d’une infirmité pénible, source d’ennuis et d’inquiétudes, qui supprime radicalement une espèce dangereuse de hernie ou, dans les cas invétérés, ne lui permet de récidiver que sous une forme plus simple, est une opération que nous avons le droit et le devoir de recommander.

Après cette communication, l’auteur répond aux objections qui lui ont été faites à la Société de chirurgie, et revient sur quelques détails : le traitement des vieux sacs inguinaux par la résection complète; la somme de difficultés que présente la cure radicale; l’opinion de presque tous les auteurs, opposée à la dissection intégrale des sacs congénitaux, et l’absence de notions couramment admises, de conclusions formulées sur la possibilité de l’opération ; les chances de cure vraiment radicale que donne la conformation parfaite de la paroi abdominale chez les adolescents qui ne sont pas des hernieux au sens où l’entendait Malgaigne, et qui n’ont d’autre tare que la persistance du canal séreux ; la rareté de la guérison spontanée des hernies congénitales ; la bénignité et l’efficacité du traitement opératoire.

71. — De l’amputation sus-vagin ale irrégulière (Union médicale, 22 janvier 1888).

Considérations sur les cancers limités à l’utérus et les cancers propagés aux parties voisines. Valeur relative de l'amputation sousvaginale et de la sus-vaginale dans les cancers limités ; description du manuel opératoire.

Conditions dans lesquelles peuvent se faire de parti pris lés opérations palliatives qui consistent à enlever successivement, avec le bistouri, les ciseaux et la curette, toutes les parties friables du néoplasme, pour créer à leur place un foyer qui restera sec plus où moins longtemps, avec suppression temporaire ou diminution des douleurs et des écoulements fétides ; résection atypique, pour ainsi

72- — Fibromes utérins. — Hystérectomie vaginale. — Coma urémique

(Union médicale, ig février 1888).

Considérations sur l’hystérectomie vaginale appliquée aux fibrômes utérins de petit ou de moyen volume, douloureux, hémorrhagiques, mal placés, qui ne sont ni des polypes faciles à extraire, ni des myomes interstitiels accessibles et justiciables de l’énucléation d’Amussat. Valeur réelle, mais succès variables et inconstants de l’opération de Battey. Limites à assigner à l’hystérectomie vaginale; détails sur le manuel opératoire, encore mal assuré à cette époque.

La hernie appartient à plusieurs types différents : I* Hernies simples , hernies acquises récentes, de petit volume, ou hernies congénitales, avec une bonne conformation de la paroi ; 2° Hernies complexes , anciennes, volumineuses, incoercibles, adhérentes, avec

• Pour les fibrômes très volumineux, la seule ressource est l’hystérectomie abdominale. Pour ceux de moyen volume, la question est délicate et la conduite chirurgicale encore hésitante ; c’est alors que la castration ovarienne permet d’éviter les dangers de l’extirpation sus-pubienne, mais les ovaires peuvent se dérober et l’opération se trouver difficile, incomplète, aussi dangereuse qu’une hystérectomie. Enfin, pour les petits fibrômes, le même parallèle peut s’établir entre la castration ovarienne et l’extirpation par les voies naturelles ; < fibrômes retro-utérins » et « utérus bourrés de fibrômes » sont justiciables de l’hystérectomie vaginale, que l’auteur préconise et dont il cite plusieurs exemples. C’est un peu le tempérament et les habitudes du chirurgien qui lui dictent sa conduite, mais surtout une analyse clinique laborieuse mettant en parallèle, dans chaque cas particulier, les difficultés présumées d’une castration, celles d’une extirpation vaginale, et enfin certaines conditions d’attitude et de siège des fibrômes qui peuvent être une contre-indication formelle de l’ablation des ovaires.

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