Kyste du vagin
Société de chirurgie, njuillet.et Union médicale, 16 octobre 1888).
Histoire d’un gros kyste sous-muqueux du cul-de-sac latéral gauche du vagin. Discussion des théories pathogéniques ; la plus vraisemblable est celle qui admet le développement des kystes profonds du vagin aux dépens des canaux de Gartner, restes du canal de Wolf qui peuvent, à l'occasion, persister jusqu’à l’âge adulte.
78. — Sur la nature infectieuse du tétanos [Académie de médecine, Il septembre 1888).
L’auteur montre comment, partisan de la « théorie nerveuse » à l’époque de sa thèse d’agrégation, il est maintenant converti à la doctrine opposée, et rapporte deux faits qui mettent en évidence la nature infectieuse du tétanos : « Le second de ces deux cas, dit-il, est la conséquence du premier. On avait, dans la chambre affectée aux laparotomies, lavé les murs à l’acide phénique et brûlé du soufre pendant plusieurs jours ; malgré cette désinfection, un agent toxique a été transmis d’une opérée à l’autre... Sa nrésence m’est
aussi bien démontrée que si je l’avais vu de mes yeux, car le mal a éclaté à quelques jours de distance, dans le même lieu et dans des conditions identiques. Il faudrait bien aimer les coïncidences fortuites pour ne voir dans ce double événement qu’un simple effet du hasard. »
79. — Sur un cas d’ovario-hystérectomie vaginale [Semaine médicale -, 12 septembre 1888).
Il s’agit d’une fille de 27 ans, dont l’utérus et les ovaires étaient sains, mais qui souffrait d’une violente « névralgie pelvienne «.Avant d’entrer à l’hôpital, elle avait déjà subi plusieurs opérations, curage, raccourcissement des ligaments ronds, et souffrait toujours. La douleur n’ayant pas de localisation précise, l’ablation des ovaires seuls parut de valeur douteuse contre cette névralgie pure ; on décida l’ablation de l’utérus et des annexes par la voie vaginale. Avant l’intervention, elle était dans un état pitoyable ; elle ne pouvait ni marcher ni à peine sortir de son lit ; aussitôt après, elle fut engagée comme infirmière et se mit au travail. A deux reprises, elle prit le lit pendant une huitaine de jours pour quelques douleurs dans la cicatrice vaginale ; puis elle resta parfaitement guérie, et ne fut pas perdue de vue pendant plusieurs années.
— Discussion sur l’amputation partielle dü col de l’utérus (Société de chirurgie, 24 octobre et 7 novembre, et Union médicale , 27 octobre et 17 novembre 1888).'
M. Verneuil avait suscité, à la Société de chirurgie, en faveur de l’amputation sous-vaginale du col appliquée aü cancer de l’utérus, un débat dans lequel il s'élevait avec force contre l’hystéreçtomie totale. L’auteur prend la défense de celle-ci, en disant qu’il faut recourir aux procédés qui nous donnent le plus de chances pour obtenir des « guérisons définitives », dans la mesure où il est permis de les espérer.
Il ne suffit pas de calculer la « moyenne de survie » dés opérées, car le temps qui s’écoule entre le début de la récidive et la mort, c'est-à-dire la marche plus ou moins rapide de la fepullülation', fie
dépend pas de l’opération qu’on a choisie. Ce qui importe, c’est la durée de la < guérison » jusqu’au début de la récidive.
L’auteur fait la critique des résections partielles, et demande qu’avant de juger l’hystérectomie vaginale, qui n’a pas encore de longs états de service, on lui fasse crédit pendant quelques années.
Il revient, dans une autre séance, sur la question de la guérison définitive, et dit : « Depuis qu’il y a des cancers, tous les chirurgiens me paraissent agir comme s’ils croyaient à la guérison ; tous, au moins, font des efforts pour la rendre possible. » C’est le meilleur moyen pour trouver les procédés qui nous permettront d’en approcher davantage. Suivons, sans les perdre de vue, les malades actuellement guéries de l’opération ; dans quelques années, nous pourrons dire si nous avons bien fait d’adopter l’hystérectomie.