Sue le traitement des lésions des annexes par
LA LAPAROTOMIE
(Société de Chirurgie, 12 décembre 1888).
A propos d’une « Etude sur les inflammations péri-utérines » présentée par Routier, l’auteur communique six observations de laparotomie pour salpingo-ovarites, passe en revue les lésions anatomiques, le diagnostic souvent difficile (confusion avec les fibrômes), les détails de l’opération, et insiste en terminant sur la suture à étages de la paroi abdominale, qui n’était pas adoptée alors par la plupart des chirurgiens.
82 Cure radicale de hernie inguinale gauche avec ectopie
(Union médicale, 27 janvier 1889).
Histoire d’un jeune homme de 27 ans, porteur d’une hernie congénitale et d’un testicule ectopié très douloureux, source d’accidents et d’entraves continuelles, qui fut absolument débarrassé de son infirmité, avec conservation du testicule, et devint par la suite un alpiniste intrépide.
Dans ce récit sont confirmées les idées que l’auteur a défendues à la Société de chirurgie. (Voir p. 52.)
rations, exposées les transformations de la chirurgie sous l’influence de la méthode antiseptique, et analysées les conditions dans lesquelles nous pouvons être appelés à intervenir : chirurgie d’urgence, chirurgie d’opportunité, chirurgie préventive, opérations
84. — Hernie inguinale congénitale du coté droit. — Cure (Union médicale, 24 février 1889).
Histoire d’un jeune officier de marine, chez lequel fut opérée avec un succès durable — il a été revu longtemps après l’intervention — une hernie inguinale congénitale qui était, pour sa carrière, un sérieux obstacle.
ponction exploratrice
imaginés pour passer les fils, les tordre, les fixer. Antisepsie vaginale, suture très simple au crin de Florence, position de la malade et cathétérisme intermittent, tels sont les points sur lesquels il attire l’attention. Une observation de fistule vésico-vaginale, avec bride cicatricielle et oblitération de l’urèthre, guérie d’emblée malgré des difficultés sérieuses, lui sert de preuve. L’aiguille de Eeverdin et quelques crins de Florence par points séparés, noués simplement avec les doigts, sans outils spéciaux, sans tubes de Galli, et laissés quinze jours, ont assuré la réunion; éloge des crins de Florence comparés aux fils d’argent. La Sonde à demeure est inutile, car l'urine n’est recueillie qu’après être descendue dans le bas-fond de la vessie et avoir touché la ligne de suture. Il vaut beaucoup mieux prescrire le décubitus latéral, droit et gauche alternativement, qui ne fatigue pas la malade, et qui préserve la région opérée du contact de l’urine, à la condition de faire le cathétérisme fréquent pendant les premiers jours. L’asepsie vaginale, si facile à maintenir avec les tampons iodoformés, fait le reste et assure l’adhésion.
90. — Pustule maligne de la face ; cautérisation au thermocautère; INJECTIONS IODÉES INTERSTITIELLES; GUÉRISON. —
Examen bactériologique
(Union médicale , aoaoût 1889).
La maladie était au cinquième jour de son évolution, et s’accompagnait déjà de symptômes généraux graves.
Après la destruction de la pustule maligne par la cautérisation actuelle ou potentielle, il est toujours indiqué de recourir aux injections interstitielles multiples (iode ou acide phénique), et de cerner toute la région œdématiée par un nombre de piqûres proportionné à l’étendue de la lésion.
La pustule était sur le front, et la bactéridie a été trouvée dans le sang puisé au milieu de la joue œdématiée.