Scarlatines
940 Diphtéries,
134 Fièvres typhoïdes,
9 Tétanos,
55 Syphilis,
102 Oreillons,
178 Gastro-entérites infantiles,
5 Rages déclarées,
Soit ; 6.427 maladies contagieuses ou microbiennes sur un total de 9.677
Voici, en outre, la statistique de Tanm es maladies les plus variées, quels qqe so
i l’âge et le sexe des sujets
province et souvent surmenés; quelques étrangers entrèrent aussi à l’hôpital et,-en général, la scarlatine a produit chez eux des effets plutôt graves.
e) Rougeole. Dans les dix premières années de fonctionnement de l’hôpital Pasteur nous avons reçu 874 rougeoleux; 29 décès surviennent, ce qui donne un taux de mortalité de 3,31 %.
is préventives.
î maladies. — Nous avons hospitalisé 165 coqueluches-, il y a eu 9 décès,
traité 9 tétaniques-, il y
La réunion, dans un même pavillon, de sujets atteipts par diverses maladies est plus discutée ; beaucoup redoutent la fréquence des contagions intérieures. Contrairement à cette assertion, disons que dans un pavillon de l’hôpital Pasteur la contagion est moins fréquente que dans les services où l’on pratique l’isolement collectif.
Voici les faits à l’appui de notre affirmation, avant de dégager les causes explicatives d’un état de choses surprenant à première vue.
Contagions parmi les malades hospitalisés à l’hôpital Pasteur, — Nous donnons pour chaque maladie les cas de contagions observées pendant les dix premières années :
Variole. — 1“ Une femme entre atteinte de scarlatine grave ; elle n’est pas vaccinée, et quatorze jours après elle prend une variole intense, dont elle guérit.
2“ Un homme entre après un diagnostic de scarlatine ; pendant sa convalescence, vingt jours après son entrée, il est atteint de variole, dont il guérjt.
Il n’y a pas eu d’autres cas de contagion observés dans l’hôpital, mais nous avons appris que, après leur sortie :
1“ Une femme, mère d’un enfant malade, avait contracté la variole, quoique
2“ Un autre malade a eu la variole; mais il avait été en contact avec un. varioleux la veille de son entrée. Il résulte de l’examen et du rapprochement des dates du contact et du début de la maladie, que ce malade doit avoir pris la maladie en dehors de l’hôpital Pasteur;
3“ Une varicelle confluente, diagnostiquée par nous coipme variole a contracté la variole dans la salle de convalescence; soignée à Aubervilliers, elle a guéri.
Erysipèle. — Deux femmes varioleuses sont atteintes d’érysipèle le même jour dans la même salle; il y a eu probablement contagion par les peignes insuffisamment désinfectés.
Deux malades qui circulaient dans l’hôpital et avaient des rhinites ulcéreuses ont pris l’érysipèle :
IP J. B..., atteint de maladie du sommeil avec ulcérations de la pituitaire;
2“ D. M..., lépreux, qui a eu une très forte rhinite et de l’érysipèle.
Ce cas est exceptionnel. Des infirmières bien instruites peuvent, avec des précautions, soigner des maladies différentes ; à l’hôpital Pasteur, elles le font constamment et sans inconvénient;
2“ Un enfant diphtérique présente au quatorzième jour une éruption scarlatiniforme, sans angine et sans desquamation; est-ce une scarlatine ou une éruption sérique? Nous signalons quand même son cas;
C’est ce qui est arrivé au n» 8.475, qui, au vingt et unième jour, a eu une éruption de varicelle. 11 n’y avait pas d’autres varicelles au pavillon; c’était bien un cas venu du dehors, et le malade a contaminé son voisin. Par le même mode de propagation nous avons eu trois cas intérieurs. Nous devons nous estimer heureux de cette faible contamination; les circonstances nous ont bien servi, car plusieurs malades ont eu la varicelle avant de quitter leur box; la contamination entre différentes chambres ne s’est jamais produite.
Diphtérie. — Nous prenons les plus grandes précautions vis-à-vis de la diphtérie; nous injectons préventivement tous les jeunes enfants âgés de moins de cinq
. 2“ Un rougeoleux a eu la diphtérie et il est mort, mais il est très probablement entré avec les deux maladies; nous le citons pour être complet.
Le D' RuSinet, en étudiant 712 rougeoleux, trouve 113 cas de Contagion intérieure (1902);
Le D'de Rochely compte à la Charité de Lyon, de 1891 à 1900,14 % de scarlatines hospitalisées attribuables à des cas de contagion intérieure.
Le remarquable rapport du professeur Chatin, médecin de la Charité de Lyon, fournit des documents plus récents. On y lit notamment les résultats suivants :
Rougeok. — Du 1®' septembre 1907 au 1« septembre 1908, 100 malades entrés à la Charité dans différentes salles ont dû être évacués dans la salle des rougeoles. Sur ces 100 malades, 41 peuvent être considérés comme ayant importé du dehors la rougeole, 59 l’ont sûrement contractée dans les salles.
de fausses
qui sont frappées. Très souvent aussi la projection de mucus ou brnnes est la cause de contaminations.
- Notre personnel hospitalier a été assez éprouvé, comme on peut en juger par la statistiquè suivante :
Atteints pas la diphtérie : deux médecins et trois sœurs infirmières;
Par la scarlatine; deux médecins, une sœur infirmière et deux domestiques;
Par les oreillons ; un médecin et une sœur ;
Par l’érysipèle : trois sœurs. — D..., une atteinte, M..., deux atteintes. A..., trois atteintes ;
Par la fièvre typhoïde ; deux sœurs qui soignaient des typhiques.
Parmi tous les malades ci-dessus, nous n’avons pas eu de décès.
Plusieurs sœurs ont eu des atteintes de tuberculose; une seule est morte. Elle assurait le service de la cuisine et n’a pas été contaminée à l’hôpital. Envoyée à la campagne avec des lésions déjà avancées, elle est décédée quelques mois après son départ.
Chez cinq autres les accidents furent divers mais légers ; comme elles n’ont pas eu de tuberculose ouverte, après guérison elles ont repris leur service.
Pour éviter toute surprise, nous avons demandé que toutes les sœurs tussent pesées tous les mois, et tous les quinze jours au cas où elles maigriraient de plus d’une livre entre les deux pesées; nous avons pu ainsi déceler dès le début des accidents qui, après repos, n’ont plus laissé de traces.