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Proto-azotate de mercure liquide pour cautérisation

(Journal des connaissances médicales, 1843.)

La salivation est assez souvent le résultat de cautérisations pratiquées avec le deuto-azotate acide de mercure, qui se transforme en sublimé par les chlorures alcalins de l’économie; pour remédier à ce danger, M. Mialhe a donné la formule d’un proto-azotate mercuriel liquide, dont l’emploi même longtemps continué ne saurait amener le ptyalisme.

16. Considérations sur les procédés de préparation des sirops de sucs acides .

(Bulletin de thérapeutique , 1843.)

Cette note a été publiée à l’occasion d’un travail de Leroy, pharmacien à Bruxelles, (inséré dans le Journal de chimie médicale) relatif à la préparation des sirops de sucs acides, travail qu’on peut résumer ainsi :

1° Les sirops de sucs acides n’ont pas besoin d’une aussi forte proportion de sucre que les autres ;

2° Ces sirops, contrairement à ce qui est classiquement recommandé, doivent être préparés à l’aide d’une légère ébullition, destinée à transformer complètement le sucre de canne en sucre interverti, sucre qui est susceptible de rester en dissolution dans un sirop peu cuit, mais non dans un sirop concentré, en ce cas il se transforme en glycose et se dépose en cristaux mamelonnés ;

3° Les sirops de sucs acides préparés avec une proportion de suc plus grande que celle qui est recommandée dans le Codex, ont une odeur et une saveur de fruit plus agréables que ceux qui sont obtenus avec un excès de sucre et sont susceptibles d’une parfaite conservation.

L’auteur, dans cette note, donne le plus complet assentiment aux conclusions de l’habile pharmacien de Bruxelles; il est arrivé aux mêmes résultats que lui en soumettant à un examen analytique comparatif les sirops de sucs acides obtenus par le procédé du Codex, et ceux qui sont préparés par un fabricant de Paris, qui jouit d’une réputation justement méritée.

En établissant les formules des sirops de sucs acides, les rédacteurs du nouveau Codex ont tenu compte de ces indications.

17. Note sur un proto-iodure de mercure basique et sur la nécessité

de faire subir au proto-iodure de mercure du Codex des-lavages alcooliques afin de le débarrasser du bi-iodure qu'il renferme constamment.

[Journal de pharmacie, 1843.)

Dans cette note, l’auteur démontre qu’il existe dans les pharmacies deux variétés d’iodure mercureux : l’un, jaune verdâtre, est le protoiodure neutre; l’autre, d’un vert foncé, est l’iodure mercureux basique, renfermant jusqu’à 8 pour 100 de mercure en excès. L’iodure jaune est le seul qu’il convient d’employer, mais comme il peut contenir des proportions très-marquées de bi-iodure, ce qui l’a fait considérer longtemps comme beaucoup plus actif qu’il ne l’est en réalité, M. Mialhe recommande de ne l’employer qu’après lui avoir fait subir un lavage alcoolique. Cette recommandation a été inscrite au nouveau Codex.

18. Action de l'acide cyanhydrique et des cyanures alcalins sur les protosels de mercure en général , et sur le calomel en particulier .

[Journal de -pharmacie, 1843.)

A la suite d’un empoisonnement qui s’est, produit à Montpellier après l’administration d’une potion contenant du calomel et de l’eau de laurier-cerise, M. Mialhe a été conduit à démontrer que l’intoxication ne pouvait être entièrement attribuée à l’acide prussique de l’eau de laurier-cerise, mais qu’elle était également due aux sels solubles de mercure (bichlorure et bicyanure) auxquels les deux corps précités donnent naissance. En effet, il résulte du contact de l’acide prussique et du calomel une réaction qui engendre du bichlorure de mercure, du bicyanure de mercure, de l’acide chlorhydrique, de l’acide cyanhydrique et du mercure métallique. De plus, l’acide prussique transforme également en partie en cyanure les deutosels de mercure. Il faut donc éviter dans la pratique médicale la réunion des composés mercuriels avec l’acide prussique.

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