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Moyen d’obtenir V iodure de fer neutre à l’état solide

(Bulletin de.thérapeutique, 1843.)

Pour préparer cet iodure, l’ancien Codex recommande d’évaporer rapidement la dissolution d’iodure ferreux jusqu’à sied té ; on obtient par ce moyen un iodure de fer en masse brune, déliquescente : c’est un iodure ioduré, renfermantde l’iode libre, iode quilui communique des propriétés irritantes dont l'iodure neutre est tout à fait dépourvu; tandis que par le procédé de l’auteur (inséré dans le nouveau Codex), on obtient un iodure d’un vert foncé parfaitement neutre, totalement exempt d’iode libre.

2/i. Recherches chimiques , physiologiques et thérapeutiques sur le fer et ses composés,.

(Mémoire lu à la Société de pharmacie en 1843.J

M. Mialhe démontre dans ce Mémoire que toutes les préparations ferrugineuses, susceptibles d’être décomposées par les alcalis du sang, peuvent être avantageusement employées dans le traitement des maladies qui réclament l’usage du fer, tandis que les préparations ferrugineuses, non susceptibles d’être décomposées par les alcalis du sang, ne peuvent être d’aucune utilité pour l’économie, qui les rejette dans ses émonctoires : les cyanoferrures alcalins sont dans ce cas.

25. Considérations chimiques et thérapeutiques sur les différentes espèces de magnésie calcinée employées en médecine .

(Journal des connaissances médicales, 1844.)

Il existe au moins trois variétés bien distinctes de magnésie calcinée, qui toutes trois nécessitent une attention spéciale de la part des praticiens, leurs propriétés organoleptiques étant tout à fait dissemblables.

1° Magnésie calcinée officinale (magnésie caustique). —- Elle provient de la calcination ménagée du carbonate de magnésie officinal. Elle est légère, très-soluble dans les acides ; délayée dans l’eau ; elle ne s’y gonfle pas d’abord, mais peu après elle s’humecte, augmente de volume, et solidifie le mélange après vingt-quatre heures de contact.

2° Magnésie hydratée ou éteinte, — Cette variété renferme toujours une certaine quantité d’eau qu’elle a dû absorber à l’air. C’est un véritable hydrate ; aussi ne possède-t-elle plus la propriété de se solidifier lorsqu’on la met dans l’eau. M. Mialhe prouve, par des expériences, que la magnésie calcinée absorbe incomparablement mieux l’humidité de l’atmosphère que l’acide carbonique. Aussi la magnésie longtemps conservée à l’air fait-elle à peine mialhe. 3

effervescence avec les acides, tandis qu’elle contient beaucoup d’eau d’hydratation.

3° Magnésie calcinée de Henry (oxyde pyro-magnésique). — Cette troisième variété d’oxyde magnésien jouit d’un grand nombre de propriétés physiques et chimiques spéciales : entre autres, elle est lourde,, en grains serrés, et ne possède pas la faculté d’absorber l’eau qu’on met en contact avec elle ; elle est de plus difficilement soluble dans les acides. Elle a été obtenue par une calcination outrée à laquelle ôn doit rapporter ces nouvelles propriétés. Les deux autres variétés solidifient le baume de copahu, ce que ne fait pas celle-ci (1).

Pour l’usage médical, on devrait le plus souvent avoir recours à la magnésie hydratée qui ne happe pas à la langue et qui, dans l’estomac, n’absorbe pas d’eau, ce qui prévient le ténesme gastrique que les malades éprouvent avec la magnésie officinale. Quant à la magnésie de Henry, on ne doit l’employer que pour obtenir un effet purgatif ; elle fatigue moins l’estomac que les autres variétés d’oxyde magnésique.

26. Coup d’œil sur Vacide azotique considéré comme agent d’oxygénation suivi de quelques recherches sur l’emploi de cet acide comme

réactif de ïiode.

[Journal des connaissances médicales , 1844.)

Les expériences relatées dans ce travail ont conduit M. Mialhe à ces conclusions :

1° Que, conformément à l’opinion de Gay-Lussac et contrairement aux assertions de M. Millon, l’acide azotique concentré chimiquement pur peut attaquer les métaux;

(1) Les recherches, publiées dans ces derniers temps par M. Roussin, sur les Causes de la solidification du baume de copahu par la chaux et la magnésie y donnent la clef de cette anomalie; elles nous apprennent que la résine de copahu ne se combine à ces deux bases queutant que celles-ci sont unies avec une certaine quantité d’eau. Or, la magnésie de Henry, n ayant pas la propriété d absorber l’eau, doit, pour cette raison, être inapte à opérer cette solidification.

2° Que l’acide azotique faible n’a point d’action sur les métaux, mais qu’il devient actif parla présence d’une petite quantité d’aeide azoteux, ainsi que M. Millon l’a démontré, et ainsi que M. Mialhe l’avait dit avant lui, contrairement à l’opinionde Gay-Lussac;

3° Que l’acide azoteux, produit pendant l’oxydation des métaux, concourt comme l’acide azotique à oxyder le métal, comme le dit M. Millon; mais seulement l’oxydation est directe et non consécutive à la formation d’un azotite, comme le veut ce dernier chimiste;

4° Qu’il serait avantageux d’utiliser les produits gazeux oxygénés résultant de l’action de l’acide azotique sur les métaux en les recevant dans de l’acide azotique convenablement refroidi, afin d’augmenter son pouvoir oxygénant. (Cette indication est actuellement en pratique à Rouen.)

5° Enfin, que l’acide azotique le plus propre à déceler de très-faibles quantités d’iode est celui qui contient une certaine quantité d’acide azoteux, c’est-à-dire l’acide azotique-azoteux.

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