LA TUBERCULOSE
cobaye, qui présenta un chancre d’inoculation caséeux et ulcéreux et succomba deux mois plus tard avec de la tuberculose du foie et de la rate : la pulpe splénique et la masse caséeuse du chancre contenaient des bacilles de Koch. L’autopsie de l’enfant, pratiquée immédiatement après son expulsion, ne permit pas de trouver des tubercules dans les organes; d’ailleurs, des frottis sur lamelles avec la pulpe splénique, hépatique, rénale, pulmonaire du fœtus ne contenaient pas de bacilles de Koch. On injecta à trois cobayes de cette pulpe de foie et de poumon et de la sérosité péritonéale. De ces trois animaux, deux succombèrent. Le premier fut le cobaye inoculé avec la sérosité péritonéale de l'enfant; il présentait une tuberculose de la rate, mais sans chancre, et nous n’en avons pas tenu compte pour cette raison. L’autre cobaye, inoculé avec la pulpe du foie, offrait un chancre d’inoculation et une tuberculose du poumon, du foie et de la rate ; la pulpe splénique et les parois du chancre contenaient des bacilles de Koch.
Dans le second cas, la mère avait des cavernes pulmonaires étendues, mais l'examen des crachats n’a pas été pratiqué. L’enfant, né vivant, succomba le quarantième jour avec de la broncho-pneumonie. Le placenta paraissait normal.
tomiques trouvées sur un poumon tuberculeux correspond à l’ensemble des poussées pneumoniques successives dont se compose l’histoire clinique de toute tuberculose pulmonaire. Sur ces lésions de pneumonie viennent ou non s’ajouter çà et là les formations folliculaires ; mais la pneumonie demeure l’élément essentiel de la lésion. Ainsi envisagée, notre conception de la tuberculose pulmonaire diffère de celle de Grancher. L’évolution de tout cas donné de tuberculose pulmonaire est la somme d’une série de poussées pneumoniques de modalités variées, que traduisent anatomiquement ces foyers pneumoniques variés. Diagnostic, pronostic et traitement ne peuvent donc s’adresser à l’ensemble de la maladie ; pour chaque poussée, il convient de faire un diagnostic, un pronostic et un traitement.
Ces considérations ne sont pas spéciales à la tuberculose pulmonaire. Elles sont applicables à toutes les lésions tuberculeuses.
La tuberculose et les vitamines. Soc. de Thérapeutique, 24 juin 1914, p. 52$.
Le pain de guerre dit « national » et la tuberculose. Journal des Praticiens, il sep-
Pour savoir s’il existe un rapport entre le développement de la tuberculose
par un violent accès d’asthme et par des hémoptysies. De la réunion de l’asthme et de la tuberculose chez un même sujet, il résulte une lenteur d'évolution spéciale et une tendance à la guérison plus marquée qu’on ne l’observe d’habitude dans la tuberculose vulgaire.
Un cas d’emphysème sous-cntané au cours de la tuberculose pulmonaire chronique. Guérison de l’emphysème. (En collaboration avec M. E. Géraudel.) Soc. médicale des hôpitaux, 10 octobre 1902.
L’emphysème sous-cutané dans la tuberculose pulmonaire chronique. Archives générales de médecine , 1903, p. 5028.
Il peut exister un emphysème non médiastinal, constatation intéressante, puisque c’est dans l’intégrité ou dans l’envahissement primitif du médiastin, que gtt la clef du pronostic au cas d’emphysème sous-cutané survenu dans le
Tuberculose pulmonaire et diabète sucré. Ai chives générales de médecine , 1903, p. 528. L élude clinique de la tuberculose pulmonaire des diabétiques présente quel-
ques particularités intéressantes. Elle peut évoluer sous trois aspects cliniques différents : tuberculose latente, tuberculose aiguë, tuberculose hémoptoïque. C’est une des plus graves complications du diabète, car je n'ai jamais vu guérir un cas de tuberculose diabétique. Dans toutes mes observations, la durée totale de l’affection n’a pas dépassé 8,10 ou H mois.
La lièvre des tuberculeux. Journal des Praticiens, 25 novembre 1905, p. 753.
Dans une étude d’ensemble, j’ai étudié les formes cliniques de la fièvre des tuberculeux, le rôle de la polypnée dans sa genèse et les moyens d’en diminuer les fâcheux effets.
Ulcère tuberculeux perforant de l'estomac. (En collaboration avec M. Verliac.) Soc.
médicale des hôpitaux , 1" février 1907.
Dans cette complication très rare de la tuberculose pulmonaire, l’ulcère bacillaire a perforé l’organe de dedans en dehors. Au pointde vue clinique, cette perforation s’est manifestée avec la brusquerie, l’intensité et la netteté des symptômes des perforations d organes. Malgré son échec, l’intervention chirurgicale a été la seule ressource à offrir au malade.
Au point de vue histopathologique, il est intéressant de noter l’absence presque complète de cellules géantes et la quantité considérable de bacilles de Koch trouvés dans les lésions. Les cellules géantes n’existentqn’en très peu d’endroits, au niveau de la couche musculeuse et dans les tubercules sous-péritonéaux.
La méningite tuberculeuse hémorragique. (En collaboration avec MM. E. Géraudel et
Ch. Richet fils,) Presse médicale, 25 septembre 1912, p. 78.
La forme hémorragique de la méningite tuberculeuse peut être décrite comme une forme clinique particulière.
L’erreur consisterait à la prendre pour une hémorragie méningée de cause banale. Le diagnostic peut cependant être fait, même sans présence constatée du bacille de Koch, en se basant sur les éléments suivants, d’inégale valeur :
D Coexistence d’un foyer tuberculeux en évolution. — 2" Symptômes généraux plus marqués que ne les comporte l’hémorragie. — 3° Formule cytologique complexe, érythrocytaire et leucocytaire, avec prédominance des moyens mononucléaires et des lymphocytes sur les polynucléaires. — 4” Absence d’hyper-
On peut créer un type anatomo-clinique de méningite hémorragique cc parable à la néphrite, à la pancréatite ou à l’entérite hémorragiques. A côté i hémorragies méningées secondaires h l’hypertension artérielle ou à un traur tisme, il existe un autre groupe d’hémorragies méningées symptomatiques méningite et en particulier de méningite tuberculeuse.
Une épreuve de guérison de la tuberculose pulmonaire. Archives de médecine, 3 j
aantimétrie. Soc. d'études scientifiques sur la tuberculose, février 1913. e la tuberculose pulmonaire chronique. Monde médical, 15 février 1920.
des réactions à la tuberculine, de la réaclion de fixation dont l’importance grandit chaque jour, de l’auscultation dans la zone d'alarme et dans le creux sus-claviculaire, de la radioscopie et de la radiographie répétées à intervalles réguliers. Le diagnostic précoce de la tuberculose pulmonaire sera singulièrement facilité parl’examen systémaliquedetoutesles expectorations et par l’inventaire sanitaire régulier et systématique.