III. - RECHERCHES BACTÉRIOLOGIQUES ET CLINIQUES
Pneumopathie à microbe voisin du pneumocoque (1).
Observation d’un pneumonique intéressante surtout au point de vue anatomique et bactériologique. L’autopsie permît de constater des lésions dilïuscs de tous les éléments du poumon. L’importance des lésions conjonctives, si rares d’ordinaire dans les pneumonies et les broncho-pneumonies aiguës, était manifeste et l’on avait affaire à un véritable phlegmon du poumon, au premier degré d’une lésion qui eût abouti, si elle avait été plus lente, à une destruction du tissu conjonctif interlobulaire, à une pneumonie disséquante. L’agent pathogène cause de cette affection était d’ailleurs différent des microbes ordinaires des pneumonies; il s’agissait d’un microbe spécial, voisin du pneumocoque, mais en différant par de nombreux caractères que nous développons.
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Sur une nouvelle tuberculine (5).
Le bacille de la tuberculose des poissons, découvert par Dubard, sécrète Junc toxine dont les propriétés sont analogues en grande partie à celles de la tuberculine extraite des cultures en bouillon du bacille de
De ce bacille nous avons extrait avec M. Ramond une tuberculine dont les propriétés, tant physiques que biologiques, démontrent sa proche parenté avec la tuberculine humaine, et, comme conséquence, il est évident que ce bacille, isolé par Dubard, doit appartenirà la même grande famille bactérienne des bacilles tuberculeux.
phlébites infectieuses ordinaires, sans aucun foyer de lésions tuberculeuses, fait du reste signalé dans les phlébites tuberculeuses.
Bactériologiquement, nous n’avons pu, sur des coupes en série, déceler la présence du bacille de Koch, mais, d’autre part, nous n’avons jamais rencontré aucun autre agent pathogène; les cultures, d’ailleurs, ne nous ont donné aucun résultat.
Expérimentalement, enfin, les veines, prélevées aseptiquement, quelques heures après la mort, et réduites en fines particules ainsi que le caillot qu’elles contenaient, ont été inoculées au cobaye sous la peau et dans le péritoine : trois fois, sur les trois cas expérimentés, les animaux sont morts rapidement de tuberculose généralisée.
Nous avons pu reproduire expérimentalement ces phlébites. Ces faits démontrent bien l’origine tuberculeuse des phlébites des tuberculeux, ce qui avait été contesté.
Phlébites syphilitiques secondaires multiples des membres. Démonstration de la présence du spirochète dans la paroi veineuse par l’examen microscopique et l'inoculation expérimentale au singe (80).
Comme dans le cas précédent, la recherche directe du parasite et l’inoculation positive obtenue chez le singe nous ont permis de reconnaître la nature véritable de la phlébite syphilitique.
Cette observation sera détaillée à la deuxième partie.
fio BECHERCHKS «ACTÉBIOLOGIQUKS SUR l’aSRPSIR DES MAINS lîN CHIRURGIE (ISO).
Sur la demande de MM. Walther et Delbet, j'ai fait une série de recherches bactériologiques sur l’asepsie des mains en chirurgie.
Après de nombreuses expériences, j’ai pu constater qu’il était possible d’obtenir une désinfection absolue des mains qui ont été souillées préalablement par différents microbes connus dans leur virulence, tant aérobies qu’anaérobies.
Le résultat de ces travaux a été publié dans le volume de MM. Delbet et Rijeard sur l’asepsie opératoire.