RECHERCHES EXPÉRIMENTALES ET CLINIQUES
1“ La réaction palpébrale des singes macaques aux produits syphilitiques (55, 55).
Après les remarquables expériences de Roux et Melchnikoff sur les inoculations delà syphilis au chimpanzé, nous nous sommes proposé avec M. Thibierge d’étudier les conditions pratiques dans lesquelles les singes inférieurs pouvaient prendre la syphilis, et d’en déduire les applications cliniques.
Nous avons employé pour nos expériences des singes faciles à se procurer, peu coûteux et résistants.
Lesmacacussinicusetcynomolgusnousontdonnéà ce point de vue
toute satisfaction.
Nous avons adopté comme point d’inoculation le bord libre de la paupière : l’inoculation y est facile à pratiquer; l’animal ne peut enlever la matière inoculée en se frottant contre les parois de sa cage, si l’on a pris
Nous avons bblenu par ce procédé des résultats presque constants avec le chancre, les plaques muqueuses, quelquefois avec cerlains éléments papuleux, les ganglions; jamais avec les lésions tertiaires, de même qu’avec de nombreux liquides céphalo-rachidiens. En revanche, celte réaction nous a permis de démontrer la nature syphilitique de nombreuses lésions douteuses, et tout récemment de la phlébite syphililiqué.
L’inoculation de la syphilis au bord libre de la paupière du singe constitue donc un procédé de diagnostic applicable en clinique et précieux pour l’étude de la syphilis.
Ces recherches de pathologie expérimentale nous permettent donc de dire, pour résumer notre pensée, que le macaque Bonnet chinois et le macaque japonais sont à la syphilis ce que le cobaye est à la tuberculose.
La réaction palpébrale des singes macaques au chancre mou (54,56).
Les résultats précédents nous ont encouragés à répéter ces expériences avec le chancre simple de l’homme, et à déterminer lés conditions suivant lesquelles ces animaux réagissent à l’inoculation du virus chancrelleux.
Nous avons donc inoculé nos animaux à la paupière, et dans un certain nombre de cas dans différentes régions du corps. La technique est la môme que celle déjà employée pour l’inoculation des produits syphilitiques.
Au bout de 36 heures, on constate au niveau de la paupière de l’œdème et une légère rougeur du tégument. Si on la soulève pour examiner sa
En pratique, l’un ou l’autre d’entre eux peut ôtre préférable dans cer-
5° Inoculation expérimentale de la sporotrichose au singe macaque (67).
Par inoculation sous-cutanee. de culture et de tissu sporotrichosique, nous avons reproduit chez le singe macaque de véritables gommes sous-cutanées qui ont évolué en plusieurs semaines vers la guérison. Pen dant toute leur évolution ces lésions restèrent riches en parasites.
Par scarification de la peau et frottis de culture, nous avons pu reproduire sur la peau du front du singe des lésions analogues à la forme papillomateuse de la sporotrichose humaine.
Dans aucun cas, nous n’avons constaté la généralisation de la maladie chez l’animal.
Au moment où elles ont été publiées, ces recherches étaient intéressantes, car elles montraient la possibilité de reproduire par l’inoculation de cultures ou de tissus des lésions ressemblant à celles de l'homme.