ACTION DR L’IODE SUR LES GANGLIONS ET SUR LE SANG
Avec M. Lortat-Jacob, j’ai étudié le rôle des leucocytes dans l’absorption et l’assimilation de l’iode introduit dans l’organisme. Nous avons pu suivre la transformation de l’iode à l’intérieur du protoplasma leucocytaire. Nous avons constaté que les réactions à l’iode, au niveau des séreuses, au niveau des ganglions et de la rate, et dans le sang, étaient avant tout des réactions mononucléaires. L’iode exagère l’activité du tissu lymphoïde; les follicules des ganglions et de la rate sont en pleine prolifération. On comprend ainsi le mécanisme thérapeutique de l’iode dans les affections ganglionnaires, et son utilité dans la vaccination; l’iode, agent de mononucléose, est un agent d’immunisation. L’action de l’iode est très différente de celle des iodures qui sont congestionnants, hémorragipares et producteurs d’éosinophilie. Aussi les indications thérapeutiques de ces deux substances sont-elles tout à fait distinctes.
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L’élude cytologique du sang m’a conduit à celle des épanchements séreux et du liquide céphalorachidien. Dans des articles, dans un volume des Actualités médicales sur des planches murales et dans des conférences données au laboratoire de la clinique médicale Laënnec, j’ai exposé à maintes reprises la technique et les résultats fournis par la méthode imaginée par F. Widal et Ravaut.
J’ai apporté quelques contributions personnelles au cytodiagnostic en montrant l’existence des méningites atténuées au cours de la fièvre typhoïde, en étudiant avec J. Caslaignc l’évolution de la formule leucocytaire céphalo-rachidienne aux diverses phases de la méningite cérébrospinale aigue, et en publiant, avec Armand Delille et Aguinet, un cas typique de pleurésie sarcomateuse où les cellules du liquide pleural, identiques ù celles de la tumeur, avaient permis durant la vie de faire le diagnostic.
riolôgique systématique qui permet de dépister la diphtérie chez les typhiques et d’en établir la prophylaxie.
La lièvre typhoïde exalte la virulence des bacilles diphtériques contenus dans la gorge des malades; elle a paru, à cet‘égard, jouer un rôle plus considérable que la rougeole. L’évolution clinique et la statistique des porteurs de germes, établie à la môme époque chez différents malades provenant des mêmes corps de troupes, le montre bien : la proportion des porteurs de germes diphtériques était chez nos typhiques de 53 pour 100, tandis qu’elle n’était que de 27 pour 100 chez les rougeoleux, et que dans les milieux les plus contaminés, chez les sujets sains vivant au contact des diphtériques, on ne trouve pas plus de 35 pour 100 de por-
Avqc G. Canat, nous avons étudié la persistance du bacille dans la gorge des malades guéris de diphtérie. Nous l’avons vu persister en moyenne quarante jours malgré le traitement par les antiseptiques du nez et du pharynx, tandis qu’il disparaissait en un temps moitié moindre sous l'influence des pulvérisations intranasales de sérum antimicrobicn desséché.