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D'ailleurs, la malade, qui, dans le jour, tenait constamment les lèvres entr’ouvertes pour respirer, dormait la bouche fermée, sans qu’aucun signe d’insuffisance respiratoire ne se manifestât pendant son sommeil.
Ce fait d’une jeune, fille hystérique, qui se trouve dans l’impossibilité absolue d’utiliser, pour respirer, ses fosses nasales cependant perméables, me paraît rentrer dans la classe des « aboulies motrices systématisées permanentes. » Dans le cas actuel, l’aboulie est en quelque sorte monosymptomatique, limitée h une seule fonction, la respiration nasale, he sujet a oublié comment il doit s’y prendre pour respirer par son nez : chose curieuse, attendu que la respiration nasale exige exactement les mêmes actes musculaires que la respiration buccale.
Ce fait est d’autant plus intéressant qu’on nous enseigne que les aboulies motrices frappent surtout les actes volontaires intentionnels. Jamais les mouvements physiologiques, respiration, digestion, n’ont été touchés par l’affaiblissement de la volonté. La raison de.ces exceptions, c’est que ce sont
carine, laquelle est un poison qui agit sur les sécrétions glandulaires. I, écoulement profus de l’hydrorrhée nasale me paraît dit a une excitation anormale des filets sécrétoires contenus dans le nerf maxillaire supérieur. L’obslruction nasale qui l’accompagne est due à une dilatation brusque des vaisseaux de la pituitaire, mettant subitement en érection le tissu caverneux qui formé les cornets. Il me paraît s’agir ici d’une vaso-dilatation active. Et, d’accord avec les faits observés et les expériences de François Franck, je pense que l’obstruction nasale brusque du coryza spasmodique a pour cause l’excitation anormale des filets vaso-dilalaleurs contenus dans le nerf maxillaire supérieur. .
Quant à l’éternuement connexe, c’est évidemment un phénomène réflexe banal, dît à l’excitation des filets sensilifs inclus dans cc nerf. Ainsi donc, dans l’hydrorrhéc nasale, les filets que le nerf maxillaire supérieur envoie il la pituitaire sont le siège d’une excitabilité anormale qui porte sur ses trois modes: hypersécrétion, vaso-dilatation, sensibilité réflectogène, avec prédominance de chacune de ces réactions suivant la prédisposition individuelle de chaque malade.
B. Physiologie pathologique des lésions nasales. —Reste à expliquer comment l’hypersécrétion nasale détermine les diverses lésions locales rencon-, trées occasionnellement chez les hydrorrhéiques.
I.a rougeur de la muqueuse, qui ne so voit que dans les cas jeunes, est due à l’irritation de la pituitaire par le liquide qui la baigne.
I,a macération de la muqueuse est une lésion plus avancée. Les zones; hyperesthésiques so montrent surtout du côté de la fosse nasale la plus
pirées et des sécrétions exerce son maximum d’irritation artificielle.
La dégénérescence polypoïde de la muqueuse est aussi la conséquence de l’hydrorrhée, et non point sa cause, comme on le croit généralement: Ces polypes sont des fibromes œdémateux, dus h une distension du tissu conjonctif sous-muqueux par une exsudation séreuse interstitielle. Il s’agit, en réalité, d’un œdème vaso-moteur, analogue à l’urticaire, mais durable. On comprend ainsi la disparition spontanée des polypes du nez chez les hydrorrhéiques, quand le traitement général rend aux vaisseaux leur tonicité. /