‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 14 · TRAITEMENT CONSÉCUTIF A LA TRÉPANATION MASTOÏDIENNE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CONSÉCUTIF A LA TRÉPANATION MASTOÏDIENNE

La condition essentielle pour que le traitement post-opératoire soit régulier, court et efficace, est celle-ci : que l’opération soit complète. Aussi conseillère systématiquement l’antro-cellulotomié, intervention laborieuse qui fouille toute la mastoïde; moins élégante certes que l’antrotomie, elle donne une sécurité absolue.

Deux préoccupations doivent nous diriger dans le traitement consécutif : raccourcir sa durée et régulariser sa marche.

Parmi les méthodes de pansement les plus connues, je ne retiens que : 1» la méthode du tamponnement; 2» la méthode du drainage. Je rejette absolument la méthode de la réunion immédiate et la méthode de la réunion secondaire.

exigent un traitement particulier : l’infection cutanée, la suppuration profuse, l’atonie de la plaie, etc.

Méthode du drainage. — Plus rapide Mais plus aléatoire que la précédente. Elle ne permet pas de surveiller la réparation. Elle cherche à économiser du temps et ii restreindre la cicatrice : mais elle pèche en sécurité. Elle peut être indiquée : 1“ quand la cavité opératoire est petite, formée seulement de l’antre et de quelques cellules voisines ; 2“ quand tous les foyers d’ostéite ont été sûrement enlevés ; 3“ quand il n’existe aucune lésion endoerânienne; 4“ de préférence quand les lésions de la caisse sont légères.

TRAITEMENT CONSÉCUTIF A L’ÉVIDEMENT PETRO-MASTOIDIEN (Cas chroniques.)

Recommandation capitale : au cours de l’évidement, l’opérateur doit songer incessamment aux difficultés que lui réservent les pansements consécutifs, et conduire ses instruments avec cette constante préoccupation de restreindre le plus possible les ennuis futurs qui l'attendent de ce chef. La cavité d’évidement doit donc être : évasée, simple, lisse.

Tous les procédés d’autoplastie finale relèvent de trois méthodes. On aurait grand tort d’être exclusif : car, suivant les lésions trouvées au cours de l’opération, il y a indication pour chacune d’elles.

Première méthode. Fermer immédiatement la plaie mastoïdienne. — Méthode idéale, car elle raccourcit la durée de l’épidermisation, met la plaie à l’abri des infections venues du cuir chevelu, évite toute autoplastie tardive de réparation, et laisse une cicatrice presque invisible. Je la crois contreindiquée : 4° quand la cavité opératoire est très grande, et ne fournit pas un support osseux suffisant aux téguments mastoïdiens suturés ; 2° si la disposition de cette cavité est telle qu’on ne puisse pas l’inspecter dans toute son étendue par le méat élargi; 3° lorsqu’il reste des points suspeets è surveiller ; 4° quand l’évidement a été accompagné d’opérations accessoires, abcès exlra-duraux, phlegmons du cou ; b" quand il y a des doutes sûr l’intégrité de la dure-mère ou du sinus latéral.

Deuxième méthode. Maintenir définitivement béante l’ouverture mastoïdienne. — Très employée dans les premiers temps de l’évidement et de plus eh plus délaissée, car elle condamne les malades h une infirmité disgracieuse, objet de curiosités indiscrètes, et qiii ne peut disparaître que par line autoplastic ullérièiire. Elle ne nie paraît plus recommandée que pour

les cellules de l’ethmoïde, afin que la rétention purulente cesse à leur intérieur, et que soit ainsi assuré un drainage déclive et permanent. Ce résultat doit être exclusivement obtenu par voie nasale, à l’aide de pinces coupantes.

Ces pinces, plus ou moins imitées du modèle primitif de Grünwald, sont nomlueusCo . mai., toutes ont le même mouvement; elles agissent uniquement de haut en bas, et ne se meuvent que dans le plan sagittal. Il peut cependant être nécessaire d’agir transversalement dans le plan frontal, pour réséquer les lamelles qui se présentent de champ, et, en particulier, pour celles qui forment la paroi externe du méat moyen. Les pinces classiques se prêtent mal à cette attaque latérale. Il faudrait pour cela imprimer à leur extrémité une rotation en quart de cercle qui donnerait aux mors la direction cherchée : mais l’étroitesse de la fente nasale rend souvent ce mouvement impossible ou imparfait.

J’ai fait construire une pince coupante latérale, qui répond à cette indication, et qui, laissant la main dans sa situation normale, permet de sectionner transversalement toutes les cloisons osseuses qui se présentent avec une direction sagittale.

sinus maxillaire, qui guéril spontanément à la suite d’extraction de dents cariées.

A ce propos, j’insiste sur la nécessité de distinguer, ainsi que je l’ai antérieurement indiqué, trois types de suppuration du sinus maxillaire : 1° la sinusite maxillaire aiguë; 2” la sinusite maxillaire chronique; 3° l’empyème maxillaire.

Il importe surtout de chercher à différencier la sinusite maxillaire de l’empyème, car un bon traitement sort d’un diagnostic vrai. Or, ce n’est pas lit un diagnostic de luxe : car la sinusite ne peut guérir que par une large intervention, tandis que l'empyème, qui n’a pas à vrai dire d’existence personnelle, guérit par les moyens les plus simples, quand disparaît la cause qui l’entretient : pour cette seule raison que, quand elle s’en va, il n’a plus

Donc, en cas d’empyème odontogène, on doit se contenter de faire enlever la dent malade et d’attendre patiemment, avant de faire toute autre intervention sérieuse, que l’alvéole ouverte soit bien fermée : car si, ce qu’il est parfois impossible de prévoir après l’extraction, l’alvéole a tendance à bourgeonner et à se flstuliser, c’est qu’il y a tout au fond de l’ostéite ; et tant restera le séquestre à éliminer, tant durera, quoi qu’on fasse, l’empyème sinusal. La dent enlevée, ou le séquestre éliminé, on constatera souvent que le sinus s’est débarrassé tout seul de son pus.

De ces considérations se dégagent trois conclusions :

1° C’est qu’il existe non pas un, mais au moins trois types de suppuration maxillaire qu’il faut absolument savoir distinguer ;

2° Que cette distinction est nécessaire, car l’empyème, même très ancien, peut guérir spontanément, à l'inverse de la sinusite, incurable par soi-

3” Et que tout procédé nouveau de cure radicale des suppurations maxillaire ne peut entraîner notre adhésion que s’il a eu la précaution d’établir cette distinction fondamentale entre les cas auxquels il prétend s’attaquer.

Causeries électriques.

Presse médicale, 6 janvier 1904, 20 janvier 1904, 50 janvier 1904.

Exposé des jirincipes généraux d’électrothérapie à l’usage des médecins.

qui frappe peu 1’aUenlion des malades depuis longtemps habitués à se servir tant bien que mal d’un nez insuffisant.

Leur aspect objectif est assez net. Ce sont des tumeurs sessiles, parfois éversées en champignon, occupant tout ou partie de la plaie opératoire nasale, du volume d’un haricot ou d’un pois, de couleur rosée, de surface mamelonnée, donnant au stylet qui les.explore une sensation do rénitence élastique, et surtout ne saignant pas a son contact, comme le ferait une banale fongosité. Souvent, une croûte de mucus desséché en masque la surface; il n’est pas rare que sur la face inférieure de celle-ci se voient adhérentes des flbresTtémoins de penghawar.

Leur structure histologique est constante. Ce sont, à tout prendre, des tumeurs inflammatoires banales, non spécifiques, dues à la présence de fibres de penghawar, qui.agissent comme corps étrangers : aucune néoformation épithéliale ne s’y observe, ce qui explique leur non-malignité; il y a seulement prolifération intense du tissu conjonctivo-vasculaire de la muqueuse nasale. L’existence de fibres de penghawar en pleine coupe de tissu en donne, d’ailleurs, la note caractéristique.

Le traitement de ces tumeurs me paraît devoir être l’ablation à l’anse froide, laquelle se fait du reste presque à blanc. Toute cautérisation doit être déconseillée : car elle ne fait qu'activer la prolifération cellulaire en superposant son action irritante a l’effet semblable qui résulte de la présence des corps etrangers. Quand le bourgeon a été en totalité enlevé, il paraît avantageux de gratter à la curette son point d’implantation, de.façon à extraire les dernières fibres qui pourraient rester adhérentes sur la surface de section, et ne manqueraient très probablement pas de donner naissance à une récidive.

La prophylaxie Ae cette nouvelle complication des opérations endo-nasales, consiste à enlever soigneusement tout le penghawar qui a été mis dans le nez, et à ne pas trop compter sur son expulsion spontanée, le plus souvent incomplète. Il faut commencer celte extraction au plus tôt le troisième jour qui suit l’intervention, et il n’est pas rare qu’il faille parfois deux ou trois séances pour la faire radicale. Le moyen le plus sûr d’assurer un nettoyage complet consiste à toucher la plaie avec une solution d’adrénaline-cocaïne, qui, rétractant les parties molles, fait saillir d’autant les fibres incluses. On va chercher celles-ci patiemment avec une pince, à mors.plats. On pratique ainsi une véritable épilation de la plaie.

aérien n’est pas nécessaire; ou la caisse se vide mal parce que l’orifice lympanique n’est pas assez large, et ce qu’il faut alors, ce n’est pas politzériser mais paraccnléscr.

Nous condamnons à cette période l’introduction dans le conduit de substances antiseptiques, même de glycérine phéniouée. Elles ne^pénètrent pas dans le foyer morbide, et elles favorisent l’otite externe.

Page 1