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SYSTÈME NERVEUX - ÉNERGIE MUSCULAIRE

même poids de chloroforme chaque fois que 100 litres d’air ont traversé le compteur. Nous avons obtenu ainsi une anesthésie très prolongée.

Anesthésie des rongeurs par l'acide carbonique. Société de Biologie, 1887,.p. 32 et 153.

On sait que le D r Ozanam a indiqué un moyen d’abeslhésier les lapins en leur faisant respirer un mélange non titré d’acide carbonique et d’air, mélange dans lequel’ l’acide carbonique diminue la proportion relative de l’oxygène.

Paul Bert s’est servi de mélanges titrés d’acide carbonique et d’oxygène; un mélange à 40 pour 100 d’acide carbonique a produit chez le chien l’anesthésié au bout de cinq minutes. 1

Chez le lapin qui meurt souvent quand oh emploie le chloroforme, je me sers d’un mélange à 45 pour 100 d’acide carbonique, contenant, autant d’oxygène que l’air atmosphérique.et qui est formé de 105 litres d’acide'carbonique, de 100 litres d’air et’'de 28',â d’oxygène; l’insensibilité complète de la cornée est obtenue en deux minutes chez l’animal qui respire dans un grand sac de caoutchouc, à l’aide d’une muselière de caoutchouc et de soupapes à eau.

L’anesthésie peut être maintenue une heure ou deux Heures, mais j’ai observé souvent que l’animal, dont la température s’abaisse pendant l’anesthésie, meurt subitement quand on lui fait respirer de l’air pur.

J’ai démontré que, pendant l’anesthésie profonde produite par l’acide carbonique, l’oxygène est encore absorbé en petite quantité par les pbumons, tandis que l’acide Carbonique n’est point ou presque point exhalé ; il s’accumule dans les tissus, comme P. Bert l’a démontré directement.

ar l’acide carbonique. Société de Biologie, 1

Lorsqu’on soumet des lapins à l’anesthésie par un mélange à 45 po.up 100 d’acide carbonique, il arrive fréquemment que l’animal qui a été anesthésié pendant une heure ou plus

meurt subitement par arrêt des mouvements respiratoires quelques minutes après qu’il a été replacé dans l'air pur. Ce phénomène, dont je n’ai pas encore trouvé l’explication, n’est pas constant, il y a sous ce rapport chez les animaux de grandes différences individuelles ; ainsi chez Un lapin l’anesthésie a été maintenue pendant trois heures et l’animal a survécu, tandis qu’un autre lapin anesthésié pendant un quart d’heure est mort quelques minutes après avoir été replacé à l’air. Il résulte de ces faits qu’il faut bien se garder d’employer chez l’homme l’acide carbonique comme anesthésique général.

Mon élève M. Banes a bien étudié les conditions dans lesquelles apparaissent les convulsions après les inhalations prolongées d’acide carbonique et a fait de cette étude l’objet de sa thèse de Doctorat en médecine.

Voix artificielle chez les animaux. Société de Biologie, 1874, p. 143.

Chez un chien, on découvre la trachée à la partie inférieure du cou; deux tubes sont fixés dans ce conduit, l’un du côté des poumons, l’autre du côté du larynx ; si l’on souffle de l’air vers le larynx, soit à l’aide de la bouche, soit à l’aide d’un réservoir à air comprimé, on n’obtient pas de son ; mais si l’on excite par la pince électrique en même temps lès bouts périphériques des nerfs récurrents sectionnés et rapprochés M'aide de fils, le passage de l’air met aussitôt les cordes vocales en vibration ; il est utile d’exciter les nerfs avec des courants induits faibles ; Si l’on emploie des courants énergiques, on détermine l’occlusion complète de la glotte, qu’il est alors difficile de faire vibrer.

Myographe dynamométrique. Société de Biologie, 1890, p. 563.

Comptes rendus, 1891, t. CXIII,. p^ 211.

Cet appareil que je désigne sous le nom de myographe dynamométrique permet d’inscrire et d’évaluer l’effort exercé par un muscle isolé ou par un groupe de muscles. J’ai modifié

simplement le myographe à ressprt de M. le P' Marey qui rend de si grands services aux physiologistes.

Dans des mesures faites chez l’homme, j’ai trouvé pour la puissance musculaire du biceps et du brachial antérieur fléchisseurs de l’avant-bras sur le bras, des nombres compris entre 15 et 45 kilogrammes.

Rendus, 1891, t. CXIH, p. 213, etSociélé de BMogie, 1891, pp. 242,

415 et 417.

Grâce à mon myographe dynamométrique qui permet d’opérer avec la plus grande facilité chez les animaux, nous avons recherché avec M. Quinquaud quelle serait l’influence d’un certain nombre d’intoxications sur la puissance musculaire.

Toutes les expériences ont été faites en isolant le tendon d’Achille (expériences sur le chien) qui était uni par une corde au ressort du myographe, deux aiguilles à acupuncture en or étaient enfoncées: Tune dansle musclé gastrocnémien, l’autre au niveau du tendon ; elles étaient unies avec un godet à mercure interrupteur, une pile de plusieurs éléments et un milliampèremètre de Gaiffe ; on s’arrangeait de manière à obtenir un courant de même intensité pour exciter le muscle au moment de la fermeture du circuit.

Nous avons étudié l’action de l’oxygène comprimé, de l’alcool, du curare ; tous ces poisons ont affaibli la puissance musculaire et particulièrement le curare qui fait passer la puissance initiale de 900 grammes environ au chiffre de 120 grammes. C’est là comme on le voit un affaiblissement considérable.

introduit dans le sang. Société de Biologie, 1903, p. 802.

L’expérience consistait à faire ingérer à un chien une proportion d’alcool à 10 pour 100 correspondant à 2",5 d’alcool absolu par kilogramme, dose qui ne produit pas l’ivresse et à

rieur pour attacher avec un fil métallique le tendon d’un muscle gastrocnémien de grenouille, l’autre inférieur recevant un poids variable ; à l’extrémité gauche du levier se fixe un curseur à contre-poids que l’on fait glisser et qui sert à obtenir l’équilibre horizontal.

Une pince maintenue par un support solide sert à fixer le fémur entouré d’un fil métallique. La préparation du muscle ainsi faite est traversée à volonté par les courants induits d’un chariot de Du Bois Reymond. On dispose le chevalet métallique qui communique avec l’un des pôles d’une pile tandis que le levier communique avec l’autre pôle et avec une sonnerie électrique, de telle sorte que l’arête du chevalet soit à la plus petite distance possible du levier, 1/10 de millimètre environ après avoir chargé le muscle d’un poids de 100 grammes.

La tétanisation du muscle fait immédiatement vibrer la sonnerie’par suite du contact du levier avec le chevalet.

La figure ci-contre donne d’ailleurs facilement la vue d’ensemble de l’appareil. On reconnaît alors qu'avec un muscle gastrocnémien [pesant de O 5 ',27 à 0 S ',35 ou peut soulever un poids de 500, 600, 700 et même 1 000 grammes.

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