SYSTÈME NERVEUX ÉNERGIE MUSCULAIRE
l’acide carbonique. Société de Biologie, 1882, p, 221.
La section d’un nerf pneumogastrique n’a nullement modifié l’exhalation de l’acide carbonique par les poumons.
6 mois après, on fit chez le même animal la section du second nerf pneumogastrique, on obtint les mêmes nombres, 2 S ',72, 2 e ',74, 2 ! ',62 pour les quantités d’acide carbonique exhalé dans 50 litres d’air, nombres presque identiques à ceux qui ont été obtenus dans la première série d’expériences, seulement la circulation de l’air dans les poumons a duré 14 minutes au lieu de 8 minutes; il y eut un ralentissement considérable des mouvements respiratoires.
Influence de la section de la moelle cervicale sur l’exhalation pulmonaire de l’acide carbonique (En commun avec M. Qumquaud): Société de Biologie, 1882, p. 359.
Lorsqu’on sectionne la moelle épinière au-dessous du centre moteur des mouvements respiratoires, il se produit, comme l’a montré l’illustre physiologiste Claude Bernard, un abaissement très marqué de la température, de sorte que les animaux à sang chaud, après Cette section, deviennent semblables à des animaux à sang froid.
Avant l’expérience, la température du chien était 40”. Dans
50 litres d’air expiré en tl m 30“, on a trouvé 2* r ,47 d’acide carbonique ; on fit la section de la moelle à la partie inférieure du cou ; l’animal étant paralysé complètement du train postérieur, la température, une heure après la section, était descendue à 38",5. Une seconde prise d’air expiré a donné l* r ,73 d’acide carbonique exhalé en 12“ 45' dans 50 litres d’air, ou 0*',74 d’acide carbonique en moins. Le lendemain, 21 heures après la section, la température rectale était 25“ ; 50 litres d’air ont circulé à travers les poumons en 31 minutes et ils ne renfermaient que 0‘ r ,82 d’acide carbonique. Ainsi la production de ce gaz était bien diminuée; en 31 minutes, l’animal, à l’état sain, aurait exhalé 6*',7 d’acide carbonique ou 7 fois plus que le nombre trouvé, ce qui rend compte de l’abaissement de température si considérable qui a été observé.
physiologiques. Société de Biologie, 1874, p. 269.
Je fais respirer l’animal dans un sac de caoutchouc contenant un mélange d’air et de vapeur de chloroforme. La quantité de chloroforme doit être proportionnée au poids de l’animal : pour un chien de 10 kilogrammes, j’ai introduit dans un sac de caoutchouc, renfermant 100 litres d’air, 20 grammes de chloroforme ; l’animal présente d’abord un peu d’excitation, puis au bout de 5 à 10 minutes l’anesthésie est complète ; on peut la maintenir pendant une heure en continuant à faire respirer le chien dans le même sac.
Si, pour un chien de même poids, on n’introduit que 10 grammes de chloroforme, l’anesthésie ne se produit pas, on n’obtient que la période d’excitation.
Si, au contraire, on emploie des doses plus considérables, l’animal peut succomber.
11 existe donc pour un animal donné une proportion qu’il faut atteindre, mais qu’il ne faut pas dépasser. Cette proportion étant employée, la quantité de chloroforme qui passe dans le sang se trouve être à la dose convenable pour produire l’anesthésie; et si cette anesthésie se maintient, c’est qu’il
s’établit un équilibre entre la quantité de chloroforme contenue dans le sang et celle qui est contenue dans le sac, l’animal absorbant autant de chloroforme qu’il en exhale.
Les sacs de caoutchouc subissant au contact du chloroforme des altérations passagères, j’ai fait construire une grande cuve en zinc de la dimension de 600 litres, fermée par un couvercle à rebord plongeant dans une rainure pleine d’eau ; dans ce vaste récipient on compose, à l’avance le. mélange de chloro-, forme et d’air.
Anesthésie chloroformique (En commun avec M. QumQOAijo). Société de Biologie, 1883, p. 440.
Pour composer des mélanges à 10 grammes de chloroforme pour 100 litres d’air, mélanges qui d’après les recherches de P. Bert permettent d’obtenir une anesthésie prolongée, nous nous sommes servi d’une gràndê cuve de bois doublée de zinc supportée par des tréteaux en dehors du laboratoire ; elle présente sur deux faces opposées deux tubes munis de gros robinets que l’on peut ouvrir,ou fermer à volonté. Un couvercle plan portant en son milieu une ,tubulure est doublé d’une feuille de zinc, qui a été recourbée sur tout le contour à angle droit et qui peut s’engager dans une rainure profonde de 10 centimètres soudée à la périphérie de la grande cuve ; cette rainure est remplie d’eau, '»
On verse par la tubulure du couvercle 42 centimètres cubes de chloroforme dans la cuve qui contient 620 litres d’air ; la densité du chloroforme étant 1,5, cela fait 62 grammes de chloroforme qui se volatilisent dans l’air de la cuve ; on attend un certain temps que la vaporisation soit complète, .on fixe une muselière sur la tête, d’un chien et, à l’aide de deux soupapes à eau offrant une faible résistance, on fait inspirer dans la cuve et expirer au dehors. Pour remplacer l’air inspiré et pour maintenir une composition constante du mélange, oh unit le robinet opposé de la cuve à un flacon batboteur dans lequel on a versé 10 grammes de chloroforme (6'’,'.,6) et on dispose un compteur à gaz que traverse l’air aspiré. On renouvelle lé