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XI. — CA1.CUI.S BE L’AMYGDALE

Mémoire complet sur les calculs des amygdales et les accidents dont ils sont la conséquence.

Souvent méconnus au début, ces calculs provoquent une irritation chonique de l’amygdale. Celle-ci augmente de volume et devient assez grosse pour obturer une partie du pharynx et simuler une tumeur maligne. Cette erreur est en effet souvent commise ; on peut l’éviter cependant par l’exploration avec le doigt qui permettra de sentir un corps dur faisant saillie à la surface de l’organe.

L’ablation du calcul supprime aussitôt tous les accidents.

XIL — DE L’INTERVENTION CHIRURGICALE DANS CERTAINS CAS DE RÉTRACTION MUSCULAIRE SUCCÉDANT A LA CONTRACTURE SPASMODIQUE

Inspiré par des observations prises dans le service de M. le professeur Charcot, à la Salpêtrière, ce travail, le premier qui ait paru sur cette question, démontre les propositions suivantes ;

1“ La contracture hystérique, ainsi que les contractures spasmodiques d’origine nerveuse ou médullaire, laissent quelquefois, après leur disparition, des lésions permanentes dans certains groupes musculaires et dans les tissus périarticulaires. Ces lésions entretiennent des attitudes vicieuses, indélébiles, de certains segments des membres ;

2» Les altérations des muscles qui succèdent à la contracture portent sur leur partie fibreuse et principalement sur leurs tendons, qui se trouvent raccourcis dans la position vicieuse existant pendant la contracture. La fibre musculaire affaiblie reste cependant intacte et peut retrouver toutes ses propriétés physiologiques.

Les lésions périarticulaires consistent dans un épaississement des capsules d’enveloppe et des autres tissus fibreux qui, ainsi altérés, gênent ou empêchent les mouvements de l’articulation;

3» Pour remédier à ces attitudes vicieuses, il est nécessaire de faire la section des tendons raccourcis, en une ou plusieurs séances. On doit également rompre les adhérences périphériques, en ayant recours au sommeil anesthésique;

4“ Le mouvement reparaît bientôt dans la plus complète intégrité.

III. PATHOLOGIE DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEM.VIE CHIRURGIE ABDOMINALE

1, — PÉNlNÉOliRHAPHIE POUR RUPTURE COMPLÈTE DU PÉRINÉE

Dans ces mémoires, nous avons insisté sur les facilités opératoires et les réussites presque certaines fournies par le procédé d’Emmet. La méthode d’avivement, la disposition des fils en anse comprenant la cloison vaginale ont été décrites avec soin, au moyen de figures.

Vingt résultats excellents fournis par nos observations personnelles ont encouragé d’autres chirurgiens français à employer cette méthode.

11. — EXCROISSANCES POLVPEÜSES DE L’URÈTHRE SYMPTOMATIQUES DE LA TUBERCULISATION DES ORGANES URINAIRES DE LA FEMME

frogrès méd., 21 février 1880, et Congrès pour Pavane, des se., 1880.

Les excroissances polypeuses de l’urèthre chez la femme sont souvent idiopathiques ou ne reconnaissent pour cause qu’une irritation locale ; l’ablation dans ce cas amène la guérison.

Mais parfois, avec les mêmes caractères extérieurs, ces excroissances accompagnent ou précèdent l’uréthrite ou la cystite tuberculeuse. Ce fait peut être d’une grande utilité pour établir le diagnostic, souvent si difficile chez les femmes, de la tuberculose des organes urinaires.

m. - CYSTITE SURVENANT AU DÉBUT DE LA GROSSESSE ET PARAISSANT LIÉE Bull. St Mém. Soc. chimrgie, 1880, 1884, et Rapport, p. 276.

Dans ce mémoire se trouvent signalés un certain nombre de troubles de la vessie analogues à ceux de la cystite ou simulant cette maladie et qui correspondent au début de la grossesse. Chez plusieurs femmes, ce symptôme fut le premier signe du début et, à part l’arrêt des règles, apparut avant tout autre symptôme.

cipalement de la fréquence des désordres et de leurs -variétés. On peut dire en général que les opérations ou les traumatismes, qui atteignent la première zone agissent le plus souvent en provoquant une épistaxis utérine ou le rappel des règles suspendues ; la deuxième zone amène une épistaxis ou une avance de règles ; la troisième, qui agit presque toujours, peut produire tous les troubles, épistaxis, avance, retard; la quatrième agit rarement ; mais, à part l’épistaxis, elle peut produire toutes les variétés.

IV. — Ces différents troubles de la menstruation ne paraissent pas avoir une influence mauvaise sur la santé des malades ; ils peuvent seulement agir, d’une manière fécheuse, fpar la préoccupation qu’entraîne, chez certaines femmes, un trouble quelconque de leurs règles. Us peuvent constituer un inconvénient sérieux au point de vue de la réussite de certaines opérations plastiques pratiquées sur le vagin.

V. — Il est difficile de dire quelle est la cause exacte de cette perturbation : ébranlement nerveux, fièvre traumatique, perte de sang, etc. Il est probable que la plupart de ces causes agissent ensemble.

v. - KYSTES DE L’OVAIRE INCLUS DANS LE LIGAMENT LARGE. CONSÉQUENCE : CETTE DISPOSITION AU POINT DE VUE DE L’OVARIOTOMIE

Un grand nombre de kystes de l’ovaire multiloculaires, au lieu d’être pédiculés et libres dans l’abdomen, s’infiltrent dans le ligament large sur une partie de leur circonférence inférieure. Dans ces conditions, ils se développent en dédoublant les deux feuillets du ligament et viennent bientôt se mettre en contact direct avec les organes voisins : vessie, utérus, uretère, gros vaisseaux, auxquels ils adhèrent intimement. De là des difficultés opératoires spéciales à cause de la décortication devenue souvent impossible et aussi à cause de la blessure des organes voisins ou des gros vaisseaux.

VI. - l.’INOISION E.'il'LOlUTmCE DANS LES TUMEURS ABDOMINAI.ES VRAIES OU SIMULÉES

Premier travail d’ensemble paru sur ce sujet en France, avec l’analyse de beaucoup de faits publiés i l’étranger, et plusieurs observations personnelles.

L’incision exploratrice abdominale doit avoir un but unique, éclairer le diagnostic afin de permettre une opération radicale. Dans l’esprit du chirurgien qui l’entreprend, elle est le premier temps d’une laparotomie, laquelle laisse derrière elle une inconnue qu’il s’agit de découvrir avant de passer outre. Elle ne doit être pratiquée que dans des cas graves et quand on a l’espoir de pouvoir enlever l’affection intra-abdominale. La mortalité par (ait de cette opération ne dépasserait pas 20 p. 100.

VIL - DES RÉCIDIVES CANCÉREUSES APRÈS L’ABLATION DE CERTAINS KYSTES DE L’OVAIRE

Ce mémoire fut le premier travail d’ensemble, paru en France, sur cette question si intéressante de la récidive cancéreuse après l’ablation des kystes de l’ovaire. Il s’appuyait sur des observations personnelles et sur uue cinquantaine d’observations publiées dans divers recueils.

Cette récidive peut se faire : dans le pédicule, dans le péritoine voisin, dans la cicatrice ; souvent dans ces cas elle semble être Ip résultat d’une greffe produite au moment de l’opération.

D autres fois, la récidive se produit comme une sorte de généralisation dans quelque organe éloigné.

Ordinairement le kyste primitivement enlevé présentait par ses végétations, par l'épaisseur des parties charnues, les caractères d’une tumeur maligne, ce qm indiquait que certaines parties avaient subi des transformations sarcomateuses.

Une seconde communication sur ce sujet a été faite en 1886, devant la Société de chirurgie.

vin. - nu ÏUAIÏE.1IENT DES KYSTES PARAOVABIENS. — LEUR RÉCIDIVE APRÈS LA PONCTION SIMPLE

Bull. soc. de Chir., I88.1, et Ann. de gyn.. 1885, p. 556, l. XXIV, p. 426.

De ce mémoire, il résulte que les kystes paraovariens simples, à liquide limpide et ne contenant pas de paralbumine, récidivent toujours. Laréplétion peut se faire à une époque très éloignée de la première ponction; on connaît des e.vemples de récidive après quatre ans, six ans, huit ans, et quelques exemples de récidives multiples.

La conclusion est donc absolue : il faut toujours les enlever par la laparo-

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