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GROSSESSE ET PATHOLOGIE DE LA GROSSE

De la mort subite pendant la puerpuéralité.

(Archives générales de médecine , 1906, n“ 18 et 1S

Ce mémoire original a été écrit à la sui

Ce travail se termine par l’énumération des causes exceptionnelles : rupture d’anévrismes, rupture de gros vaisseaux, hémoptysie, hématémèse, rupture d’un estomac cancéreux (observation personnelle), etc.

Troubles vésicaux de la puerpuéralité

(Are*, gén. de méd., 1905, «• 30.) ■

Cette leçon a eu pour point de départ l’observation d’une femme accouchée depuis six jours, chez laquelle étaient survenues des élévations de température. A l’examen, j’ai constaté une distension anormale de la vessie, qui contenait deux litres et demi d’urine. Cette rétention était passée inaperçue, car il y avait miction par regorgement.

J’ai profité de cette occasion pour passer en revue les différents troubles vésicaux qu’on peut rencontrer au cours de la puerpuéralité.

Au début de la grossesse, ce sont les mictions fréquentes et parfois douloureuses, accompagnées de modifications dans l’aspect des urines, troubles ou sanguinolentes. La grossesse extra-utérine détermine aussi, dans certains cas, des troubles vésicaux, qui peuvent mettre sur la voie du diagnostic.

Le troisième ou quatrième mois de la grossesse est l’époque des troubles de la miction déterminés par le rétroversion de l’utérus

Dans la deuxième moitié de la gestation se rencontre la pyurie due soit à une cystite ancienne récidivante, soit h la pyélonéphrite.

Les derniers mois, s’accompagnent souvent chez les primipares

La deuxième partie de ce mémoire est destinée à montrer la fréquence de la glucosurie et de la lactosurie physiologiques pendant la grossesse. Sur l’influence de cette dernière les fonctions hépatiques, et par conséquent la fonction glycogénique, sont exagérées, mais l’origine du glucose et du lactose est absolument différente, le glucose est fonction du foie alors que le lactose est fonction de la mamelle, qui emploie pour le constituer le glucose fabriqué par la glande hépatique.

(i Observation rapportée à la i Il s’agit d’une femme de 3f

de deux ji

surtout vers le troisième mois de la grossesse actuelle.

Les douleurs sont généralisées, plus vives la nuit, au point dé rendre tout sommeil impossible, elles siègent uniquement dans

Les déformations sont surtout accusées au niveau du bassin, de la colonne vertébrale et du massif facial, mais on constate aussi du ramollissement du côté des membres supérieurs.

On note également une diarrhée constante et des poussées congestives fréquentes dans les poumons. Les globules rouges sont au-dessous de la moyenne, il n’y en a que 3.729.600 et 6.840 globules blancs. Les urines sont normales comme quantité, elles ne renferment ni sucre, ni albumine, mais l’urée est diminuée.

L’examen du bassin n’a pu être fait que sous chloroforme. Les deux pubis sont rapprochés au point de ne pas admettre la pulpe de l’index, le couloir interpubien mesure 2 cm. 2 de longueur, le diamètre promonto-sous-pubien est de 10,4; les ischions sont rapprochés l’un de l’autre et la distance qui les sépare permet de placer de champ les quatre derniers doigts, le diamètre intersciatique a environ 4 à 5 centimètres.

Dans le courant du neuvième mois, l’état général s’aggrave et on décide l’intervention. Après l’extraction du foetus par la voie abdominale on termine par une hystérectomie sus-cervicale. Au cours de l’opération on recueille une certaine quantité de sang, dont l’examen donna les résultats suivants :

(Soc. O. G. P.,,

Cette femme a été apportée èi la maternité de Beaujon et elle y est morte presque subitement, quelques heures après son entrée. Aussi à cette observation manque-t il le point le plus intéressant,

C’est une primipare de 22 ans, qui a été prise brusquement de douleurs aiguës dans la région lombaire. Lors de son arrivée, elle présente sur tout le corps un rash très accusé et des taches purpuriques, on contate également des hémorragies sous-conjonctivales. Le pouls est faible et rapide (120) et la température est de 36«9.

Le fœtus, qui se présente par le sommet, est mort depuis deux

Al’autopsie, on constate denombreuses hémorragies viscérales.

Il s’agit ici d’un purpura deutéropathique, mais d’origine médicamenteuse ou toxique. Les deux hypothèses sont discutables ; cette femme avait absorbé une grande quantité d’antipyrine, or ce médicament détermine souvent un rash et des suffusions sanguines. D’autre part les accidents peuvent avoir été occasionnés 'par l’auto-intoxication gravidique.

En faveur de cette dernière hypothèse plaident les différents malaises qui ont précédé la prescription de l’antipyrine. Pour être éclectique, on peut admettre que le médicament, administré à dose trop élevée, a déterminé des accidents toxiques chez une femme dont le foie fonctionnait mal sous l’influence de la gravidité.

Manifestations multiples de l’auto-intoxication gravidique. — Évacuation de l’utérus. — Polynévrite secondaire.

(Revue professionnelle des sages-femmes, 1901, n° 3.)

L’observation que je rapporte est un exemple des localisations multiples de l’auto-intoxication gravidique et de la persistance de certains troubles après l’interruption de la grossesse.

Il s’agit, en effet, d’une femme de 33 ans, qui, au quatrième

seulement ces examens avaient été faits régulièrement pendant toute la grossesse, mais encore les urines des 24 heures avaient été recueillies à plusieurs reprises, leur quantité n’avait jamais été inférieure à la normale.

Pour expliquer l’éclosion des accès éclamptiques il était donc permis d'invoquer dans le cas particulier ou une décharge de toxines déterminées par un travail long et pénible, ou une compression d’un ou des deux uretères par le développement considérable du segment inférieur de l’utérus occupé par les deux som-

Ruptures de l’utérus.

J’ai eu l’occasion de constater pendant mon clinicat. à la Maternité de Beaujon ou dans les services que j’ai eu à diriger comme accoucheur des hôpitaux un certain nombre de ruptures utérines. Les observations les plus intéressantes ont été .publiées

dans les Bulletins de ta Société <£ Obstétrique, de Gynécologie < de Pædiatrie de Paris.

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