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CHIRURGIE ABDOMINALE

. du mésentère. D’ailleurs elle date de trop loin (1886) et s’appuie sur . un nombre de faits trop restreint pour pouvoir être aujourd’hui un guide pour le chirurgien.

, Aussi, après avoir aidé pendant notre internat et notre clinicat notre maître le professeur Démons à opérer des tumeurs ou dès kystes du mésentère, après avoir vu les difficultés de ces opérations encore mal connues, dans leur technique et leurs résultats, nous avons entrepris de réunir toutes les observations publiées et d’écrire sur ce sujet nouveau un chapitre de thérapeutique chirurgicale.

36 de tumeurs solides.

Nous avons pris la peine de résumer* dans i*n,tableau facile à consulter, toutes les observations dans lesquelles il y avait eu interven-

diagnostic, à l’opération et aux suites opératoires, en un mot tout ce qui se rapportait au côté pratiqué de la question.

Après avoir exposé dans un court chapitre l'anatomie pathologique, surtout envisagée au point de vue chirurgical, et montré le triste -pronostic de ces tumeurs mésentériques abandonnées à elles-mêmes, nous en avons abordé la thérapeutique.

Pour le traitement des kystes, on a successivement employé la ponction évacuatrice simple, la ponction suivie d’injection modificatrice, la marsupialisation, l’extirpation.

Nos recherches ne font guère que confirmer l’opinion adoptée

supialisation.

32 p. 100 (choc, péritonite, hémorragie).

Ce n’est pas cependant par ces chiffres pris en bloc qu’on peut raisonner sur la vdleur comparée de la marsupialisation et de l’extir-

Si on pénètre en effet dans le détail des observations, on trouve que - la marsupialisation et l’extirpation ne doivent pas être, comme on l’a souvent fait, considérées comme deux méthodes rivales : elles doivent

faire l’extirpation : elle est facile et rapide (Hahn, Ilutchinson* Gottshalk) et fournit une guérison beaucoup plus prompte que la marsupialisation.

Lorsqu’au contraire le kyste est adhérent de tous côtés, l’opération devient difficile, dangereuse même (cas de Péan, Kuster, Tuffier^ !

Voilà ce qu’enseigne l’étude des faits; dès lors, la conduite du chirurgien est toute tracée : il ne doit pratiquer l’extirpation des kystes que lorsqu’il est évident que cette ablation sera facile. Et si, dès les premières tentatives, il rencontrait des difficultés inattendues,: comme il ressort des observations que les' difficultés ne font 'qu'aux

lisation. | ;

Gelle-ci n’aura guère d’autre inconvénient que d’exiger un temps

L’intoxication par les liquides ou les pansements antiseptique.® (Terrillon) sera en effet facilement évitée ; la chylorragie est un

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