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IV. — ORGANES GÉNITO-URINAIRES DE L’HOMME ET DE LA FEMME

La présence de cellules interstitielles dans le testicule ectopique de l’adulte (en collaboration avec mon maître B. Cu.xÉo). Revue de chirurgie, 1900,

Dans ce mémoire, nous avons montré, en nous basant sur des examens histologiques, des testicules ectopiques d’adulte, extirpés att cours de cures radicales des hernies congénitales, que le testicule ectopique de l’adulte contenait en grande abondance des cellules interstitielles. Ce fait n’avait pas encore été signalé en France, lors de la publication de ce mémoire. Depuis lors, dans tous nos examens de testicule ectopique d’adulte, nous avons retrouvé cette même abondance des cellules interstitielles. Ce fait anatomique est intéressant : malheureusement sa signification physiologique est dificilc à préciser, car nous ne savons rien

encore de précis sur le rôle exact des cellules interstitielles dans la sécrétion externe ou interne du testicule. Nous avons émis, comme hypothèse, que peut-être les cellules interstitielles si abondantes dans le testicule ectopniue pouvaient devenir le point de départ de néoplasmes; mais jusqu’à présent, nous n’avons pas trouvé de faits probants confirmant cette supposition théoriiiue.

L'adénome vrai dans le testicule ectopique (en collaboration avec M. Chbvasso). Itevue de chirurgie, février 1907.

Nous avons eu l’occasion d’observer, dans des lesticules en ectopie, des formations épithéliales singulières, que nous considérons comme des lobules à’adénome vrai ou pur du lestkule.

11 s’agit là d’une variété de tumeur extrêmement rare, puisqu’elle n’avait jamais été signalée avant le mémoire très documenté de Pick, paru récemmeut dans les Archiv filr Gynakologie (1905, vol. bXXMI, p. 191). Nos observations personnelles sont antérieures à l’apparition de ce mémoire; mais, comme nous ne les avons pas publiées, il est inutile d’entamer une discussion, forcément stérile, de priorité.

Voici les conclusions de notre mémoire :

1* On rencontre parfois dans les testicules en cctopie (peut-être aussi dans la glande en situation normale, mais nous n’en connaissons pas encore d’observation) une lésion que nous proposons d’appeler Adénome vrai ou pur du testicule;

2” Celte lésion est caractérisée : à l’œil nu, par la présence, dans le parenchyme testiculaire, d'un ou de plusieurs nodules, généralement bien limités, de forme ovoïde, ou arrondie de dimensions variant entre celles d’une lèle d’épingle et celles d’un pois, de couleur blanc laiteux ou jaunâtre, en tout cas tranchant toujours nettement sur le reste du parenchyme glandulaire;

5" Àu microscope on voit que ces nodules sont formés : 1“ par un slromaconjonctivo-vasculaire peu abondant, renfermant parfois, mais non toujours, dans ses mailles, des amas de cellules interstitielles; ‘2° par des tubes pelotonnés, très tassés, formés d'une paroi conjonctivo-élastique très mince, et renfermant des cellules épithéliales serrées, d noyaux volumineux, très riches en chromatine, fixant énergiquement les colorants nucléaires. Certaines de ces cellules correspondent aux cellules deSerloli; les autres aux cellules de la lignée séminale non différenciées; à l’intérieur des tubes, dont la lumière est toujours fort étroite, il n’est pas rare de rencontrer des formations analogues aux sympexions des acini prostatiques ;

4° Ces îlots de tubes pelotonnés et tassés ne sont pas toujours absolument isolés du reste de la glande par une membrane conjonctive; en cerUims points, il

est possible de trouver des transitions insensibles entre les tubes séminifères du testicule ectopique et les tubes des îlots ;

5° Ces îlots nodulaires sont, d’après nous, des adénomes vrais ou purs du tissu glandulaire du testicule; ils répondent à un stade de prolifération des cellules qui tapissent normalement les tubes séminifères du testicule ectopique;

6“ Il faut absolument séparer ces adénomes vrais ou purs des tumeurs du testicule que décrivit autrefois iMnghans sous le nom d’adénomes et qui sont en réalité des emhryomes à structure complexe.

La tuberculose de la glande de Cowper (en collaboration avec mon maitre Ic^Tütcsscmlt.ïixRmkm).Travaux de Chirurgie anatom(H:Unique, série, G. Steinheil, 1905.

La tuberculose primitive de la glande de Cowper admise par nos auteurs classiques, mais théoriquement pour ainsi dire et sans exemple probant à l’appui, n’avait été étudiée avant nous que par Englisch (de Yienne). Nous avons pu observer un cas typique avec examen histologique et bactériologique, qui prouve d’une façon péremptoire que la tuberculose peut envahir primitivement la glande Cowper. Nous croyons qu’il s’agissait dans ce cas d’une infection parla voie sanguine, notre malade présentant des lésions tuberculeuses du poumon; d’autre part, il avait eu préalablement une blennorragie qui avait peut-être plus ou moins lésé la glande bulbo-urétrale et le bacille tuberculeux est venu se fixer sur un organe en état de moindre résistance. Dans un autre cas, que nous rapportons dans notre mémoire, la tuberculose de la glande de Cowper apparut au contraire chez uii sujet atteint de tuberculose épididymaire bilatérale et donna naissance à un abcès froid périnéal qui resta fistuleux après l’incision. Dans ce second cas, il est impossible de préciser d’une façon certaine la voie d’infection de la glande. Mais il est probable que l’infection a pu se faire directement par la muqueuse, puisque le malade présentait des lésions bacillaires des épididymes et des vésicules séminales.

Le traitement de choix de la tuberculose primitive non fistuleuse de la glande de Cowper, c’est l’extirpation complète de la glande, qui se fait facilement par une incision courbe pré-rectale, en tous points analogue à celle de la prostatectomie périnéale. Lorsqu’il existe une fistule périnéale, nous croyons que c’est encore à l’extirpation de la glande qu’il faut recourir, pour éviter la fistulisation interminable des trajets que l’on se contenterait de curetter.

Tumeur maligne du testicule; éplthélloma séminifère (en collaboration avec JuDET. Bulletin de la Société anatomique, mai 1900, p. 458).

guérison ( 9 jaillet 1901,

Ëpithéliome p

Relation d’u épithéliome prin

Adénome diffus du col utérin simulant le cancer (en cullaboralion avec mon mailre, le professeur Habtmams). Annales de gynécologie et d'obstétrique, mai 1908.

Dans ce travail, nous avons montré par des observations inédites que l’on pouvait observer au niveau du col utérin des adénomes diflus, qui ressemblaient cliniquement beaucoup au cancer primitif du col. Cependant la structure microscopique de ces adénomes permet de les ranger dans les tumeurs bénignes. Ce fait important montre combien il est indispensable d'examiner avec soin toutes les pièces enlevées comme cancer du col, faute de quoi les sMkliqves des résultats durables post-opératoires peucmt être gravement faussées. L éludé de ces tumeurs du col utérin n’avait, pour ainsi dire, jamais été sérieusement faite, en Franco, avant la publication de notre mémoire.

Tuberculose de ta glande de Bartholin. Annales de gynécologie et d'obstétrique, février 1909.

Dans ce travail, basé sur deux observations personnelles, j’ai étudié la tuberculose de la glande de Bartbolin : c’est le premier travail paru en France sur cette ([uestion. L’examen microscopique et bactériologique des glandes de Bartbolin enlevées ne laissait aucun doute sur la nature tuberculeuse de la lésion de ces

Ces faits sont une contribution intéressante à l’élude de la tuberculose de la vulve; peut-être, dans plus d’un cas, est-ce la glande de Bai'lholin qui est le siège primitif de l’infection tuberculeuse plus que probablement venue par la voie sanguine; l’ulcération secondaire des petites et grandes lèvres donne ensuite le tableau clinique de la tuberculose vulvaire, qui a etc longtemps noyeo dans le cadre confus de l’esthiomène de la vulve.

Adéno-myomes de la portion inguinale du ligament rond. Annales de gynécologie, décembre 1909.

Elude (le cette variété rare de tumeurs du ligament rond, basée sur un cas personnel, avec examen microscopique détaillé. En reprenant les cas publiés antérieurement et en les comparant au mien, je suis ai’rivé à cette conclusion que les adéno-myomes du ligament rond étaient des tumeurs d’origine Wolffienne et non, comme le soutient Cullen, des tumeurs d’origine Mullérienne, car il est impossible de rattacher embryologiquement le ligament rond au canal de Müller.

Deux cas rares de grossesse ectopique. Annales de gynécologie, juillet 1910.

Dans ce mémoire, j'ai rapporté deux observations intéressantes de grossesse extra-utérine : dans l’un, il s’agissait d’une grossesse tubaire exircmcmeni jeunequi avait délerminé, sans rupture de la trompe, une très abondante hémorragie intrapéritonéale; dans le second cas, il s’agissait d’une grossesse ectopique très jeune développée non pas dans la trompe elle-même, mais dans un diverticule de la trompe qui était atteinte de salpingite nodulaire. Ce dernier fait est particulièrement intéressant, car la connaissance de ces grossesses ectopiques se développant dans un diverticule de la trompe permet d’expliquer certains faits bizarres d’hématocèle sous-péritonéale, intra-ligamentaire, sans rupture de la trompe elle-même.

Remarques sur la technique de la colpohystérectomie pour cancer du col utérin. Journal de chirurgie, 1910. Tome IV, p. 1.

Dans cet article, basé sur une étude anatomique précise des rapports de l’uretère et des vaisseaux de la base du ligament large, j’ai montré comment on pouvait arriver a enlever très largement la totalité de l’utérus en continuité avec le paramèlrc et le vagin, sans blesser ni même disséquer de trop près les uretères. La technique opératoire très détaillée et illustrée de nombreuses figures, que j’ai décrite dans ce travail, a été depuis adoptée, en France, par de nombreux chirurgiens, en particulier par mon maître J.-L. Faure. Cette technique permet, sans hcr les artères hypogastriques, d’obtenir une hémostase complète du paramètre, grâce à la libératiou progressive des différents plans anatomiques de la région ; l'isolement des artères utérines en dehors des uretères, puis la ligature étagée des ligaments utéro-sacrcs et des artères vaginales propres sont les temiis essentiels de cette opération. Je pense avoir contribué beaucoup, par la publication de ce mémoire, à la diffusion, en France, de la colpo-hyslérectoraie abdominale appliquée au traitement du cancer du col.

Nécrobiose, suppuration et gangrène des fibromes utérins. Annales de gynécologie, août 1911.

Dans ce mémoire, j’ai étudié, sur des documents personnels, la question de la nécrobiose, de la suppuration banale et de la suppuration avec gangrène des fibromes utérins. L’étude anatomo-pathologique détaillée de sept cas personnels de ces

différentes complications des fibromes m’a permis d’apporter quelque clarté, je crois, dans ce sujet qui est, en général, assez mal exposé dans les livres classiques.

La nécrobiose (fibrome lie de vin, chair musculaire) est due à des troubles circulatoires, provoquant une mortification aseptique des tissus, comme le prouve la stérilité des prélèvements faits au centre même de la tumeur : au contraire, la suppuration et la gangrène des fibromes sont des complications infectieuses, septiques, dues à l’arrivée dans un fibrome déjà altéré ou non, de microbes pyogènes ou d’anaérobies. L’examen microscopique des lésions permet d'en suivre sur les pièces les différents stades et d’en interpréter la pathogénie précise.

Un cas exceptionnel de chorio-épithéliome malin primitil du ligament large. Annales de gynécologie, septembre 1911.

Dans ce travail, j’ai étudié un cas tout à fait exceptionnel de chorio-épithéliome malinqne j’avais observé dans le service de mon maître le professeur Terrier. Il s’agit, dans ce cas, d’un chorio-épithéliome développé primitivement dans les veines de la base du ligament large, la tumeur avait déjà envahi largement tout le système veineux de la moitié gauche du bassin : en aucun point de l’utérus, des annexes ou du vagin, je n’ai pu trouver de lésion primitive permettant d’interpréter le large envahissement des veines utérines, comme une propagation de la tumeur. Ce que nous savons aujourd’hui, de la migration possible des cellules provenant des villosités choriales dam le système veineux, permet de ne pas repousser comme impossible, le développement d’une tumeur maligne d’origine ecto-placentaire dans les veines péri-utérines.

Prophylaxie de l'inlection opératoire en gynécologie. Bapport au Congrès . International de gynécologie, septembre 1913, in Annales Je gynécologie, novembre 1915.

Dans ce rapport, qui est avant tout basé sur Tétude de la statistique de mon maître Hartmann (934 opérations gynécologiques abdominales avec 25 morts, soit 2,6 p. 100), je crois avoir réussi à montrer que la meilleure façon de traiter la plaie péritonéale créée par le chirurgien, pour en éviter l’infection, c’est d’agir à la fois aseptiquement et physiologiguemenl : 1“ aseptiquement, c'est-à-dire en réduisant, pendant 1 intervention, Y infection exogène à un minimum, aussi voisin que possible de zéro et en s’efforçant de diminuer par tous les moyens l’infection endogène, toujoursbien plus difficileà combattreavecefficacité ; physiologiquement, c’est-à-dire en respectant les défenses naturelles du péritoine et en rétablissant à

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