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III. — ENDOCRINOLOGIE

Contribution à l’étude de l’épreuve de l’adrénaline et de l’hypophyae dans les syndromes endocriniens et en particulier dans les syndromes basedowiens (2).

extraits d’hypophyse que CLAUDE et PORAK signalaient incidemment un certain degré de ralentissement du pouls chez un malade atteint de goitre exophtalmique, à la suite d’une injection d’extrait hypophysaire. Ils eurent ensuite l’occasion d’étudier ce phénomène chez 13 basedowiens et de décrire une épreuve de l’hypophyse, dans la maladie de Basedow, épreuve se basant sur deux faits! la glycosurie hypophysaire et le

Chez le sujet normal après l’injection d’extrait de lobe postérieur, on observe : accélération du pouls, pâleur des tuguments, glycosurie après repas d’épreuve, hypertension immédiate suivie d’hypotension.

Chez le basedowien, on observe: pâleur, glucosurie plus abondante, ralentissement du pouls et mêmes variations de la tension. L’injection d’adrénaline chez ces derniers a déterminé de l’hypertension et de l’augmentation du pouls. Ces mêmes auteurs considèrent l’abaissement du nombre des pulsations sous l’influence de l’hypophyse comme suffisamment constante pour constituer un nouveau signe du goitre exophtalmique, qu’on pourrait appeler le signe de l’hypophyse.

D’autre part GcETSCH a démontré chez les Basedowiens

insuffisantes pour déterminer chez des sujets normaux une réaction quelconque.

Il expose ainsi le résultat de ses épreuves: dans les états d’hyperthyroïdisme il y a sensibilité constitutionnelle très accrue à l’adrénaline. Dans les états d’hypothyroidisme au contraire il y a une tolérance accrue pour ce produit administré par la voie hypodermique.

On constate dans le premier cas, une réaction positive; c’est-à-dire : hausse rapide de la maxima et chute de la minima et le plus souvent une accélération du pouls.

malade hypothyroïdi

Technique (Claude et Porak)

1 " Injection de 1 mmgr. d’adrénaline intra-fessière après absorption de 100 gr, de sucre.

2“ Injection de 1 centicube d’extrait de lobe postérieur d’hypophyse après repas de Porak (100 gr. de pain, 75 cen-

Pouls. — L’augmentation du pouls a été constante, entre 10 et 34 pulsations. Quelquefois le pouls fut instable et irrégulier avec palpitations.

Glycosurie. — Elle ne fut rencontrée que deux fois sur Epreuve de l'hypophyse

Pression. — Dans les cinq cas la pression surtout la Mx > ”ubi une baisse manifeste.

Pouls. — Chez nos cinq malades, nous avons enregistré ! diminution du pouls, quelquefois considérable.

25 pulsations dans un cas et n’a jamais été inférieure à 4. Glycosurie. — Elle ne fut constatée qu’une seule fois; nos -ultats sont donc comparables en tous points, avec ceux de AUDE et Porak.

Epreuve de l’adrénaline

Pression. 1

Pouls. ! aucune modification notable.

Glycosurie. \

Pouls: diminue d’abord de 25 pulsations puis augmente ensuite de 10 pulsations.

Glycosurie: positive à la fin de l’épreuve.

Epreuve de l’hypophys

Il s’agit d’une observation fort intéressante par ses particularités.

M'" D..., 37 ans, voit ses règles se supprimer en 1914, puis ses pieds grossissent. Sa mâchoire inférieure se défonne progressive-

cheveux sont cassants et tombent. Le système pileux se développe anormalement (moustache, barbe, poils de la poitrine et du pubis). Les seins diminuent, le thorax se bombe. Le poids augmente. L’habitus extérieur se modifie et entraîne des ennuis. La malade est prise à plusieurs reprises pour un homme déguisé et arrêtée comme espionne. Peu à peu l’appétit et la soif augmentent. On trouve du

La radiographie montre mm élargissement de la selle turcique et la reviviscence du thymus. On note dans les urines des taux de sucre variant de 211 gr. à 372 gr. par vingt-quatre heures.

La constante d’Ambard : 0,105. L’urée sanguine : 0,63. La tension est 17/12. L’injection d’adrénaline donne un signe de Gœtsch positif.

A plusieurs reprises, l'administration d'extrait pancréatique a déterminé une diminution considérable du sucre urinaire.

L’intérêt de cette observation réside dans sa complexité endocrinienne puisque nous trouvons:

1" Une lésion hypophysaire: acromégalie.

2” Des troubles ovariens: au début, suppression de règles,

3“ La reviviscence du thymus.

4° L’augmentation de volume du corps thyroïde et le signe de Gœtsch positif: hyperthyroïdie.

5“ La glycosurie, dont les variations thérapeutiques montrent la probabilité de l’intervention du pancréas: nous nous limiterons à l’étude de cette glycosurie dont nous résumerons les traits principaux.

Glycosurie abondante (372 gr. en 24 heures), polyurie (350 cc.), polydipsie, polyphagie.

Dans la pathogénie de cette glycosurie on peut invoquer:

1° L’intervention hypophysaire, adénome du lobe anté- . rieur gagnant le lobe postérieur, stimulant et exagérant son

1 “ Cerveau altéré dans sa structure.

2” Cerveau entravé dans son fonctionnement par viciation du milieu liquide interstiel (cyto-toxines-toxi-infections, intoxications, troubles du métabolisme).

3" Cerveau non altéré, milieu non toxique mais ondes psychiques viciées ou arrivant viciées par altération des organes splanchniques, des sens, des glandes internes, du sympathique.

Bien entendu ces distinctions trop tranchées ne sont pas

tion des troubles psychiques.

On peut concevoir leur rôle de la façon suivante:

1° Par dystrophie nerveuse cérébrale isolée ou parallèle aux dystrophies physiques: en somme dégénérescence mentale coexistant avec la dégénérescence physique ou existant seule, comme l'avaient envisagé les anciens psychiâtres.

2” Altération du milieu humoral par viciation des hormones régulatrices.

3« Déséquilibre, dystonie, neuro-végétative.

un enfant ou un adolescent dont la seu^e tare apparente est une psychopathie. Indépendamment de la recherche des petits signes cliniques, il faudra mettre en œuvre les procédés qui permettent d’explorer le fonctionnement endocrinovégétatif: métabolisme basal, tests glandulaires, R. O. C. effets pharmacodynamiques de l’adrénaline, de l’atropine, enfin traitement opothérapique d’épreuve.

Ayant eu l’occasion d’examiner 111 psychopathes infan-

s’il s'agissait de cette diée par Pélissier d syphilis (comme nous

thyroïde, il sont plus à h

en particulier, présente un certain intérêt puisqu'il permet d’apprécier le dysfonctionnement de la glande soit en hypo, soit en hyperthyroïdie.

Diabète insipide. — En plus de ces syndromes glandulaires, il nous a été donné de rencontrer un cas de diabète . insipide chez un adolescent épileptique délinquant, dont l’observation fera l’objet d’une étude spéciale.

En résumé chez 70 malades sur les 93 examinés on pou-

male qui présente tant de stigmates de dégénérescence phisique, puisque sur 111, 16 seulement n’avaient aucune dystrophie, il faut s'attendre à rencontrer fréquemment des troubles de ces glandes si indispensables au développement

fois considérable. Et en tous cas elles obligent, quand on a à traiter un syphilitique héréditaire, à ne pas songer qu'aux lésions de nature spécifique, mais aussi à celles qui sont « d'origine syphilitique ».

Endocrinides cutanées (sclérodermie, épidermolyse bulleuse) chez un myxedémateux (48).

A l'origine de certaines lésions cutanées, les auteurs invoquent souvent la lésion endocrinienne ; le trouble glandulaire n'est pas toujours facile à mettre en évidence cliniquement. Il est quelquefois indispensable d'avoir recours à la méthode des tests ou à la recherche du métabolisme basal. L'observation suivante est un exemple frappant des relations qui unissent parfois la dermatose au dysfonctionnement endo-

Amb... Aug., 15 ans, présente des lésions cutan&s évoluant de-

bles, mais en général très grosses, au niveau des genoux, des coudes, de la nuque. Ces lésions évoluaient en une douzaine de jours environ. Depuis ces deux ans, les poussées se sont succédées sans interruption avec extension aux poignets, fesses, face interne des cuisses. En août 1926, on notait des grosses lésions bulleuses en voie de cicatrisation sur les deux fesses. Au niveau des coudes, des genoux, la peau était fine, érythémateuse, plissée, squameuse, en pelure d’oignon. C’était, d’après la mère, le reliquat des poussées.

ment, on notait deux placards longs de 20 cm. sur ro cm. de large, de couleur lilas, gonflés, infiltrés, pâteux à la pression, peu mobiles sur les plans profonds, en un mot des lésions de sclérodermie non précédées de bulles. Les mains étaient cyanosées, à peau épaissie, X plans profonds, impossible à plisser, pro-

IX grêles contrastaient avec un abdomen it durs, empâtés, résis- !a pression. La face était large, en lune, les paupières bouffies, s blafardes, l’épiderme pigmenté par places. Les cheveux petits, rares, grêles, tombant facilement. Presque pas de

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