SYPHILIS
lument valables au point de vue de la fréquence de la maladie dans l’ensemble de la population. Les chiffres ainsi obtenus ne sont pas cependant à cet égard sans intérêt et surtout ils peuvent utilement servir de points de comparaison, et permettre de soupçonner le rôle de la syphilis dans l’étiologie de certaines maladies.
De l’ensemble de nos recherches, nous sommes arrivé» aux conclusions suivantes :
Chez les malades hommes qui ont été l’objet de notre enquête, tant en ville qu’à l’hôpital, le nombre des syphilitiques était d’environ 16 à 20 p. 100. Pour l’ensemble de la population masculine de l’aggloméraion parisienne, la fréquence globale de la syphilis paraît donc inférieure à un cinquième, sans qu’il soit possible d’apporter plus de précision à cette estimation.
D’autre part, en comparant la fréquence des antécédents syphilitiques dans un certain nombre de maladies chroniques, nous avons pu faire certaines constatations. Nous avons vérifié la constance presque absolue de la syphilis dans les antécédents des malades atteints de tabès, et d’anévrisme de l’aorte, sa très grande fréquence chez ceux atteints d’affections aortiques, d’hémiplégie, d’albuminurie, d’adénopathies périphériques, nous avons noté un chiffre supérieur à la normale dans l’artériosclérose, l’asthme, le rhumatisme chronique.
Les conditions dans lesquelles nous nous sommes placés ne permettent pas d’attribuer à ces chiffres une valeur absolue; mais ils ont une valeur docu-
Deux cas de phlébite des membres, observée à la période secondaire de la syphilis (3).
Dans ces deux observations, j’insiste sur quelques caractères particuliers, et en